Fighting HIV/AIDS
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Published in February 2007 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
TRANSCRIPT: Je m’appelle M. Vital Pene Risasi, j’ai trente-un ans, je suis célibataire mais j’ai des parents, qui ne sont pas avec moi ici à Kisangani pour des raisons de guerre. Je suis coordinateur d’une ONG national en République Démocratique du Congo, dans la prise en charge des personnes vivantes avec le VIH et dans la lutte contre le SIDA. Je suis en même temps président du Réseau Congolais des Personnes Vivantes avec le VIH en province oriental. Le Fonds mondial a appuyé la prise en charge des personnes vivantes avec le VIH, et aussi nous avons bénéficié d’un centre de dépistage communautaire appuyé par le Fonds mondial mais a travers le GTZ. Je suis aussi le coordonateur du centre. Au moment ou nous parlons il y’a près de 291 qui sont déjà sous traitement antirétroviral. J’imagine qu’après les nombreux conflits dans la région, il y’a un manque évident d’infrastructure. Comment, le projet, réussit-il à atteindre un si grand nombre de personnes ?
Par rapport à notre province ici, ce sont les personnes vivantes avec le VIH, avec leur dynamisme, qui ont amené beaucoup plus l’attention de toute la communauté vis-à-vis du SIDA. Lorsque moi j’ai fait mon premier témoignage, par exemple, c’était pratiquement pour la première fois où ça se passe et personne ne croyait, personne ne comprenait… et c’est ce qui a attiré l’attention de la population, de la communauté. Ce sont les personnes vivantes avec le VIH qui se sont appropriées de la lutte (contre le VIH) dans notre province. C’est pourquoi il y’a de bons résultats. Avez-vous autres choses à ajouter ? Je suis vraiment très content de voir l’engagement du Fonds mondial, et j’aimerais que le Fonds mondial garde toujours cette politique de placer des Personnes Vivantes avec le VIH au centre de la lutte dans son programme- puisque les personnes vivantes avec le VIH vivent parmi nous. Donc, on ne sait pas limiter l’environnement de circuit du virus. Est-ce que nous saurons estimer les nouveaux cas d’infection qui se font chaque minute ? C’est difficile ! Donc, nous avons intérêt à protéger les personnes vivantes avec le VIH, pour que ces personnes puissent aussi protéger leur environnement. |
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A Kisangani il n’ y a pas du travail… quand vous prenez par exemple l’âge moyenne de la sexualité de la jeune fille, de 12,9 ans, les jeunes filles sont obligées de descendre sur la rue pour se prostituer parce-que leurs parents n’ont pas du travail, parce-que leurs parents n’ont pas les moyens. Et puis mêmes les villageois n’ont pas d’outils du travail, pour l’agriculture, et puis les routes ne sont pas réhabilitées, et dans les fleuves qui dégagent sur Kinshasa, il n’ya pas assez de bateaux. Tous les jours les blessés de guerre sillonnent dans la ville pour demander de l’argent auprès de la population pour leur survie.