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De meilleures subventions pour des résultats renforcés
Au cœur de la transformation engagée cette année au Fonds mondial réside une réforme de notre système de gestion des subventions et donc, de notre activité de base. La gestion des subventions est, par essence, une démarche complexe qui suppose que chacun consacre du temps et des efforts considérables pour obtenir l’appui plus que nécessaire sur le terrain à la prévention et au traitement de maladies potentiellement mortelles. L’année dernière, le Conseil d’administration du Fonds mondial est arrivé à la conclusion que ce système pouvait être fondamentalement amélioré. Cette semaine, au terme d’une réorganisation de la Division de la gestion des subventions et des autres départements, le Fonds mondial met sur pied un projet intitulé « De meilleures subventions pour des résultats renforcés ». À la réunion inaugurale du comité de pilotage de ce projet, Gabriel Jaramillo, le Directeur général, l’a décrit comme une révision générale qui permettra au Fonds mondial et aux maîtres d’œuvre de veiller à ce que les ressources soient investies pour obtenir de meilleurs résultats. La toute première tâche, qui est également la plus urgente, consistera à imaginer des solutions réalistes pour un nouveau modèle de financement appelé à remplacer l’ancien système des « séries », puis de les présenter à la prochaine réunion du Conseil d’administration, en septembre. L’objectif est de modifier la façon dont les pays sollicitent des subventions, d’assouplir le calendrier de la procédure, de permettre un retour rapide sur information – ce qui devrait accroître les taux de réussite – et enfin, de réduire les délais entre la candidature et les décaissements. Le groupe de coordination chargé de ce projet est placé sous la houlette de Cees Klumper, directeur de la gestion des risques, de Ruwan De Mel, chef du Département de la stratégie et de l’accès au financement, et d’Oren Ginzburg, chef du Département d’appui à la gestion des subventions. M. Jaramillo préside le comité de pilotage. En matière de gestion des subventions, l’objectif est double : d’une part, veiller à ce que l’aide parvienne autant que possible là où elle est nécessaire, et, d’autre part, garantir une gestion sûre et efficace des ressources. C’est un peu comme rouler à vélo. Il faut trouver le bon équilibre, mais lorsque c’est le cas, rien n’empêche d’accélérer.
Madagascar – Beauté fragile, équilibre fragile
Le paludisme est endémique à Madagascar, où plus de 30 pour cent des 20 millions d’habitants de l’île courent un risque élevé d’infection. Un cyclone a frappé plusieurs régions du nord de l’île en février, ce qui a eu des conséquences désastreuses pour plus de 250 000 personnes et a entraîné une montée en flèche du nombre de cas de paludisme. Avec l’appui du Fonds mondial, plus de 9 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées, mais il reste encore beaucoup à faire. Sur place, les difficultés peuvent sembler insurmontables. Malgré une nature exubérante, Madagascar reste désespérément pauvre, avec des salaires moyens de l’ordre de 50 dollars US par mois. La crise politique que connaît le pays n’est venue qu’ajouter au marasme économique. La semaine dernière, le Dr Philémon Bernard Tafangy, secrétaire-général du Ministère de la Santé publique, a décrit la situation à des journalistes qui visitaient l’île à l’occasion d’un voyage organisé par le Fonds mondial. Le Dr Tafangy a indiqué que, depuis 2009, la crise politique que traverse Madagascar a poussé de nombreux bailleurs de fonds internationaux à suspendre leur aide. En près de dix ans, le Fonds mondial a approuvé des subventions en faveur de Madagascar à hauteur de 243 millions de dollars US et nous avons continué de les financer, fidèles à notre politique de soutien à l’appropriation par les pays en matière de programmes sanitaires, quel que soit le climat politique du moment. « Si le Fonds mondial avait décidé de se retirer, cela aurait eu des répercussions dramatiques, une véritable catastrophe pour la population de Madagascar », a déclaré le Dr Tafangy à nos visiteurs, au rang desquels figurait également Mireille Guigaz, Ambassadrice française chargée de la lutte contre le VIH/sida et les maladies transmissibles (qui siège par ailleurs au Conseil d’administration du Fonds mondial). « Les programmes financés par le Fonds mondial ont eu une telle incidence qu’il est impossible de revenir en arrière ». De nombreux professionnels de la santé n’ont pas touché de salaire depuis quelque temps et une infirmière a déclaré à nos visiteurs qu’elle était en grève, mais uniquement « dans sa tête », parce qu’elle ne pouvait supporter l’idée d’abandonner des patients qui reçoivent chaque jour un traitement DOTS contre la tuberculose. « Si nous ne sommes pas là, leur vie est menacée. »
(RED) lance la campagne (RED) RUSH TO ZERO
« Le début de la fin du sida commence avec vous » : tel est le slogan de (RED), notre partenaire de longue date, pour une nouvelle campagne que nous soutenons. Intitulée (RED) RUSH TO ZERO (que l’on pourrait traduire par « (RED), la course vers zéro »), cette campagne se déroule à l’échelle mondiale du 1er au 10 juin. Elle se caractérise par le recours novateurs à trois grands éléments : un tournoi mondial de jeu vidéo, un programme musical qui permet aux fans d’acheter des tickets pour voir des artistes de premier plan mettre leur spectacle aux couleurs de (RED), et enfin, un tour d’Europe en voiture dans le but de collecter des fonds. Toutes ces activités tendent aussi bien à récolter de l’argent qu’à sensibiliser la population afin d’avancer vers une génération libérée du sida. De quelle course parle-t-on ? Il s’agit d’une course vers zéro. Cette année, 1 000 enfants naissent chaque jour porteurs du VIH et nombre d’entre nous, dont (RED) et le Fonds mondial, sont résolus à ramener ce chiffre aux alentours de zéro d’ici 2015. « Le monde est à un tournant de son histoire dans la lutte contre le VIH et le sida et a, aujourd’hui, la possibilité de mettre fin à la transmission du virus de la mère à l’enfant, a déclaré Deborah Dugan, directrice de (RED). Pour maintenir l’effort jusqu’à la ligne d’arrivée, il nous faudra créer de nouvelles possibilités de financement et de nouvelles façon de préserver l’engagement et le dynamisme des gens. La campagne (RED) RUSH est une démarche unique visant à redonner de l’élan aux progrès incroyables accomplis ces dix dernières années et à faire en sorte qu’ils se poursuivent. » À ce jour, (RED) a récolté plus de 190 millions de dollars US à l’appui des programmes de lutte contre le VIH et le sida que le Fonds mondial finance dans six pays africains, où ils touchent plus de 14 millions de personnes. La campagne (RED) RUSH rassemble amateurs de jeux vidéo, fans de musique et entreprises partenaires autour d’une cause commune.
Profil : Gail Steckley, Gestionnaire de portefeuille du Fonds – Indonésie
Quand Gail Steckley débarquera en Indonésie en juillet pour y négocier la deuxième phase de trois subventions relatives au VIH, elle n’arrivera pas en terre inconnue. En effet, Gail a travaillé en Indonésie de 2005 à 2007 en qualité de directrice de pays adjointe, puis de directrice de pays pour CARE, ce qui l’a amenée à sillonner le pays en tous sens. Elle a participé aux efforts de reconstruction à Aceh, dans la foulée du tsunami dévastateur qui a frappé la région en décembre 2004. « Nous avons travaillé d’un bout à l’autre du pays, se rappelle-t-elle. Je me suis rendue dans certaines zones très isolées. » Ce travail lui a donné l’occasion d’apprendre la langue du pays, le bahasa indonesia, qui lui sert dans ses fonctions actuelles de gestionnaire de portefeuille du Fonds chargée de l’Indonésie, un pays pour lequel le Fonds mondial a approuvé 13 subventions pour un montant de plus de 544 millions de dollars US. Gail a presque 20 ans d’expérience du développement international. Elle est arrivée au Fonds mondial en 2010, dans l’équipe chargée de la société civile, avant de rejoindre la Division de la gestion des subventions en janvier. Elle s’est dite impatiente de collaborer à nouveau avec les Indonésiens, en particulier ceux de la société civile. « Les personnes les plus touchées par les trois maladies sont également les plus importantes pour notre riposte, et la société civile indonésienne joue véritablement un rôle de chef de file dans le travail qu’elle réalise avec elles », précise-t-elle. Certaines couches de l’immense population indonésienne sont durement frappées par la tuberculose, le VIH et le paludisme. Du fait de ses taux de morbidité élevés, l’Indonésie a été intégrée au Département des pays à fort impact – Asie, du Fonds mondial. Celui-ci a été créé dans le cadre de la restructuration de l’organisation et vise à concentrer davantage de ressources, notamment en personnel, pour obtenir les meilleurs résultats possible. Les autres pays « à fort impact » de la région sont l’Inde, la Chine, le Myanmar, le Pakistan, le Bangladesh et les Philippines. Gail est titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’université Carleton et d’une autre en gestion obtenue à l’université McGill. Elle aime le vélo, le ski et la plongée sous-marine (qu’elle a apprise alors qu’elle vivait en Indonésie). Elle apprécie également de pouvoir apprendre de nouvelles langues. En tant que Canadienne, elle parle couramment anglais et français et peut tenir une conversation en espagnol, en allemand et en thaï.
Charity Miles – Une autre façon de sauver des vies
Au moment de faire vos exercices cet été (ou cet hiver, selon l’hémisphère où vous vous trouvez), vous pouvez nous aider à sauver des vies kilomètre après kilomètre. Charity Miles propose désormais une nouvelle application pour iPhone et téléphones Android qui permet aux gens de gagner de l’argent pour des œuvres caritatives simplement en marchant, en courant ou en roulant à vélo. Les bailleurs de fonds se sont déjà engagés, dans un premier temps, à hauteur d’un million de dollars US pour parrainer chaque kilomètre (ou plutôt, chaque mile) « gagné » en l’espace d’un an avec l’application Charity Miles. Nous trouvons cette idée très bonne. Il vous suffit de télécharger l’application et de choisir le Fonds mondial – l’une des neuf organisations caritatives retenues – puis de vous mettre en route. Les marcheurs et les coureurs gagnent 25 cents par mile parcouru, les cyclistes 10.
Pour télécharger l’application pour iPhone ou pour un téléphone Android, cliquez ici : http://j.mp/charitymiles
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