Flash Info du Fonds mondial : numéro 5

Publié le: 03 juillet 2012 | Flash info

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Consultations du Fonds mondial pour un nouveau modèle de financement

Les spécialistes de la planification stratégique du Fonds mondial réfléchissent en ce moment à un nouveau modèle de financement pour lequel ils sollicitent les avis et les observations des membres des comités et de certains partenaires extérieurs. Ce nouveau modèle de financement, dont l’objectif est de changer la façon dont les pays demandent des subventions, est appelé à remplacer l’ancien système des séries par une procédure qui laisse la place au dialogue et à un retour rapide sur information, ce qui devrait renforcer les propositions et accroître globalement leur taux de réussite. Une préparation précoce à la mise en œuvre des subventions – intégrée à la démarche – devrait permettre une accélération du système dans son ensemble. La Conseil d’administration a donné pour instruction d’assouplir le modèle de financement et de le rendre plus efficace. Les cadres de la Division de la stratégie, des investissements et de l’impact du Fonds mondial se sont adressés aux partenaires et aux membres des comités afin de solliciter leurs avis et de rassembler les idées pour concevoir le nouveau modèle de financement. Pour Ruwan de Mel, qui dirige le Département de la stratégie et de l’accès au financement, « il est important pour nous de connaître l’avis des différentes parties prenantes. Nous engagerons de vastes consultations dans les prochaines semaines. » Le Comité de la stratégie, des investissements et de l’impact, qui se réunira à partir du 9 juillet, examinera divers aspects du nouveau modèle de financement dont la conception respectera plusieurs principes, comme un engagement à conserver une orientation générale tout en se concentrant sur les interventions, les pays et les populations qui en ont le plus besoin, ou encore une simplification du processus de subvention tout en préservant des normes strictes d’examen technique. Un calendrier plus souple et un financement disponible plus prévisible comptent parmi les autres améliorations escomptées. Les consultations devraient se poursuivre quelque temps encore, l’objectif étant de déterminer le meilleur moyen de prévoir les besoins ou la demande d’appui au traitement ou à la prévention des maladies et de savoir comment d’autres modèles de financement ou des procédures mises en œuvre par d’autres bailleurs de fonds peuvent améliorer la conception d’une procédure d’attribution des crédits et de candidature.


Un nouveau directeur pour les Amis du Fonds mondial – Japon

Le Centre d’échanges internationaux du Japon a annoncé la semaine dernière que son nouveau président, Ken Shibusawa, prendrait également la direction des Amis du Fonds mondial – Japon. Homme d’affaires de premier plan et défenseur indéfectible de l’engagement social des entreprises et de la coopération internationale, M. Shibusawa prend désormais la tête d’une organisation ayant vocation à encourager le Japon à renforcer son soutien au Fonds mondial et à ses objectifs. Même si le Japon, en tant qu’hôte du Sommet du G8 qui s’est tenu à Okinawa en 2000, est souvent considéré comme le lieu de naissance du Fonds mondial, sa population n’a que peu conscience du rôle que son pays a joué dans la création de cet organisme novateur. Les Amis du Fonds mondial – Japon mènent des actions de sensibilisation à propos du volontarisme dont le pays fait preuve pour aider le Fonds mondial à soutenir des interventions de soins et de prévention. Les contributions du Japon au Fonds mondial ont plus que quadruplé depuis que les Amis du Fonds mondial ont été créés, il y a huit ans. Avec le versement de 340 millions de dollars US cette année, la contribution cumulée du Japon s’élève désormais à 1,6 milliard de dollars US. Malheureusement, Tadashi Yamamoto, fondateur et président du Centre d’échanges internationaux du Japon, qui est également à l’origine des Amis, est décédé le 15 avril dernier, laissant derrière lui un vide béant dans la politique étrangère non gouvernementale du Japon. Avec M. Shibusawa comme successeur, l’esprit de M. Yamamoto continuera de guider l’action des Amis du Fonds mondial. En visite dans le pays du 13 au 15 juin, Gabriel Jaramillo, le Directeur général du Fonds mondial, y a rencontré les partisans de l’institution et a pu discuter de la réforme en cours. À l’occasion de réunions avec des politiciens de haut niveau, des représentants des différents ministères et de la société civile, ainsi qu’avec des chefs d’entreprises, M. Jaramillo a pu réaffirmer les liens solides qui unissent les Amis et le Fonds mondial. Les deux organisations sont en pleine phase de transition, ce qui n’empêche pas de nombreux acteurs influents au Japon d’afficher un engagement sans faille en faveur des efforts que le Fonds mondial déploie pour traiter et prévenir le sida, la tuberculose et le paludisme.


Profil : Ade Fakoya, Conseiller principal pour le VIH et le sida

Ade Fakoya ne montre guère d’indulgence pour ceux qui prétendent que le monde ne parvient pas à prendre le dessus sur la pandémie de sida. « Les gens oublient d’où nous venons, lance Ade. Je me rappelle l’époque où mourir du sida était inéluctable. » Médecin, Ade a travaillé pendant plus de dix ans comme conseiller médical pour des organisations humanitaires au Royaume-Uni, en Asie, en Afrique et en Europe de l’Est, avant de rejoindre le Fonds mondial en 2010. Il se souvient parfaitement d’une visite faite au début des années 1990 à un patient qui se plaignait de douleurs thoraciques et était convaincu d’y voir un symptôme du sida. « Il a eu l’air soulagé d’apprendre qu’il avait fait une crise cardiaque, indique Ade. Beaucoup de gens oublient que, pas plus tard que le milieu des années 1990, l’annonce du sida équivalait à une condamnation à mort. » En tant que spécialiste principal pour le VIH, Ade considère que son rôle est avant tout de veiller à ce que les programmes soutenus par le Fonds mondial soient solides d’un point de vue technique et que les moyens investis le soient de telle sorte que l’impact obtenu sera le plus grand possible. D’ici la fin de cette année, Ade aura fourni des conseils techniques, une orientation et des avis de reprogrammation pour des reconductions de subvention au titre de la phase 2 d’une valeur supérieure à 3 milliards de dollars US. « Il convient d’aligner nos programmes sur les découvertes scientifiques les plus récentes. Ainsi, nous devons nous assurer que nos interventions de prévention ciblent davantage les populations les plus exposées au risque », déclare-t-il. De même, de nouveaux éléments laissent entendre que placer les femmes séropositives sous traitement dès que le diagnostic est posé pourrait être la meilleure solution pour les maintenir en vie, mais également pour éviter la transmission du virus à leurs enfants à naître et à leurs partenaires séronégatifs. Ade, qui est né et a grandi à Londres, a été conseiller médical de l’Alliance contre le sida, récipiendaire principal d’une subvention du Fonds mondial en Ukraine depuis 2004. Ce pays a été l’un des premiers où une organisation de la société civile s’est chargée de la coordination d’un programme national de traitement du VIH. « Si j’ai rejoint le Fonds mondial, c’est en partie parce qu’il soutient la société civile, ajoute Ade. Cette maladie frappe les populations marginalisées et les personnes que nul n’écoute. Je crois en un accès aux services de santé pour tous. » Il est convaincu qu’il est possible de mettre un terme à la pandémie de VIH. Toutefois, l’un des facteurs pour y parvenir consistera à améliorer la capacité du Fonds mondial à soutenir la prévention et le traitement. « Si nous voulons que les pays qui reçoivent de l’argent de nous affichent de meilleurs résultats, nous devrons, nous aussi, nous améliorer. »


Pour le coordonnateur américain chargé du sida, le Fonds mondial est indispensable

Eric Goosby, le coordonnateur pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida, a salué les réformes en cours au Fonds mondial en déclarant qu’elles contribueraient à attirer de nouvelles ressources financières et aideraient à atteindre l’objectif d’une génération débarrassée du sida. Dans une allocution prononcée la semaine dernière à l’Institut Brookings à Washington, où il a donné le ton pour la conférence de la Société internationale sur le sida qui se tiendra dans la capitale américaine à la fin de ce mois-ci, M. Goosby a indiqué que le Fonds mondial avait renouvelé son engagement d’employer ses ressources avec toute l’efficacité et l’efficience voulues. « Gabriel Jaramillo, le Directeur général du Fonds mondial, a complètement revu l’orientation de l’organisation pour en faire un investisseur actif. Pour moi, il ne fait aucun doute que le Fonds mondial aura des résultats à mesure que nous avancerons », a déclaré M. Goosby. Une riposte multilatérale vigoureuse est primordiale pour contribuer à l’objectif d’une génération débarrassée du sida, un objectif de politique sanitaire que la Secrétaire d’État Hilary Clinton avait annoncé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida de 2011. Selon la description qu’en a faite M. Goosby, le Fonds mondial est « un outil indispensable » qui « reste le seul vecteur par lequel d’autres pays qui n’auront jamais de programmes bilatéraux peuvent faire parvenir des ressources aux pays qui en ont besoin ». M. Goosby a déclaré que le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR) et le Fonds mondial menaient ensemble des activités de planification et cofinançaient désormais de nombreux éléments de la riposte dans les pays. Il a ajouté que la santé mondiale était une responsabilité commune des gouvernements, du secteur privé, de la société civile, des organisations confessionnelles et des communautés « qui, ensemble, apportent une contribution financière et autre aux fondements nécessaires à la mise en place de systèmes de santé réactifs et pérennes ». Pour lui, l’appropriation par les pays doit être au cœur des efforts déployés pour atteindre l’objectif d’une génération débarrassée du sida.


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