Flash Info du Fonds mondial : numéro 6

Publié le: 18 juillet 2012 |

Pour vous abonner à notre lettre d’information, cliquer ici


Les circonscriptions africaines adoptent un nouveau système de sélection de leurs membres

Lors d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Johannesburg, les responsables de 30 pays africains, dont cinq ministres de la Santé, ont décidé de changer le mode de sélection de leurs représentants au Conseil d’administration et aux comités du Fonds mondial. Dorénavant, ils recourront à un système de sélection fondé sur les compétences et non plus à l’actuel roulement par ordre alphabétique des noms de pays. Cette réforme du mode de sélection a été l’une des principales décisions prises. Convoquée du 9 au 11 juillet par Mme Mphu Ramatlapeng, Vice-présidente du Conseil d’administration, cette rencontre a réuni les deux circonscriptions africaines représentées au Conseil : l’Afrique occidentale et centrale et l’Afrique orientale et australe. « Ce fut une excellente réunion qui a vu, pour la première fois, les deux circonscriptions africaines se réunir pour discuter de leur représentation au sein des structures de gouvernance du Fonds mondial », a déclaré Mme Mphu, ancienne ministre de la Santé du Lesotho. « Je crois qu’elles ont pris plusieurs décisions majeures à cet égard. Le groupe de travail qui a planifié cette réunion a accompli une tâche admirable en veillant à ce que les débats se concentrent sur des thèmes centraux, comme les procédures de sélection des représentants, leur préparation en vue des réunions du Conseil d’administration et des comités, ou encore la communication au sein des circonscriptions ». À l’avenir, un comité de présélection dressera une liste des meilleurs candidats retenus. Les membres de la circonscription choisiront alors le représentant dans cette liste par scrutin. Du reste, des mandats seront définis pour les membres suppléants du Conseil d’administration, ainsi que pour les membres des comités et des délégations. Comme cela se fait pour les membres du Conseil d’administration, tous les représentants des circonscriptions feront l’objet d’une évaluation fondée sur des indicateurs de résultats. Les pays définiront leur position au travers de vastes consultations organisées avant chaque réunion du Conseil et des comités. Parmi les 78 participants présents à la réunion de Johannesburg, figuraient les ministres de la Santé d’Érythrée, du Ghana, de Maurice, du Swaziland et du Soudan, ainsi que des secrétaires d’État à la santé et des présidents d’instances de coordination nationales. Des partenaires de la région, de même que des représentants d’autres circonscriptions du Conseil d’administration, notamment celles des pays en développement et des communautés, ont également assisté à la réunion.


L’esprit d’entreprendre zambien

Nous sommes constamment en quête d’idées et d’exemples en matière de financement novateur. D’aucuns pourraient croire que derrière cette expression se cachent des opérations complexes menées par des banquiers et des analystes financiers. Pourtant, à l’heure où les ressources se font plus rares, cette notion peut également vouloir dire qu’il faut trouver des solutions simples pour collecter de l’argent à l’échelon local en complément des financements existants. Nous avons été les témoins d’une démarche de ce genre lors d’un voyage en Zambie, la semaine dernière. L’hospice Notre-Dame de Kalingalinga est soutenu par l’Association sanitaire des Églises de Zambie, l’un des récipiendaires principaux du Fonds mondial. L’hospice dispose d’une consultation de soins antirétroviraux, d’un programme de sensibilisation des communautés au VIH et à la tuberculose, ainsi que d’une capacité de 30 lits pour hospitaliser et soigner comme il se doit les patients souffrant d’infections qui profitent de la faiblesse de leur système immunitaire. L’hospice se situe dans un quartier densément peuplé de Lusaka et couvre une population de 200 000 personnes. Haripriya Eswaran, qui fait du bénévolat à la consultation, nous a dit que l’hospice trouve des solutions pour dégager des recettes supplémentaires afin de continuer à offrir ses services : ouverture payante des salles de gymnastique au public, location des salles de réunion, voire location de salles plus petites aux bénévoles qui travaillent à l’hospice. Le Dr Clement Chela, directeur général du Conseil national VIH/sida/IST/tuberculose, nous a dit être rentré en Zambie il y a quatre mois, après avoir vécu au Royaume-Uni, en Inde et au Botswana. Son esprit d’entreprise fonctionne désormais à plein pour dégager des moyens supplémentaires à l’appui des interventions de prévention contre les maladies que le conseil cible. « Nous cesserons de progresser si nous ne trouvons pas un financement pérenne, indique le Dr Chela. Nous devons développer nos propres ressources et être en mesure de créer davantage de partenariats entre le public et le privé. » Il a cité des partenariats avec des sociétés de téléphonie mobile, la mise à profit de l’industrie du tourisme, ou encore le recours aux stratégies de lutte contre le VIH sur les lieux de travail pour générer des subventions pour les femmes. Les travailleurs et les administrateurs du secteur de la santé sont nombreux, en Zambie, à trouver des solutions pour compléter le financement international alors même que le pays est tout près de garantir un accès universel aux traitements contre le sida, la tuberculose et le paludisme.


Événement du secteur privé à Bangkok

Une centaine de personnes représentant des sociétés thaïlandaises ou d’autres entreprises présentes dans la région de l’Asie-Pacifique se sont réunies à l’occasion d’un forum des entreprises du Fonds mondial organisé à Bangkok les 11 et 12 juillet. « Les participants se sont engagés à ce que les entreprises qu’ils représentent s’associent à la lutte contre les trois maladies mortelles en encourageant la prévention et l’éducation parmi leurs salariés et dans les communautés qui leur sont proches », a déclaré Anthony Pramualratana, directeur exécutif de la Coalition des entreprises thaïlandaises contre le sida, coorganisatrice de cet événement. « Certains pourront investir davantage dans leur entreprise pour améliorer la vie des personnes touchées, d’autres devront se contenter de contributions plus modestes. Il n’en demeure pas moins que l’engagement est d’importance et résolu pour chacun d’entre eux. » Christoph Benn, directeur de la mobilisation des ressources et des relations avec les donateurs au Fonds mondial, a expliqué le rôle essentiel qui incombe aux entreprises, aux côtés du Fonds mondial, pour contribuer à sauver des vies et à améliorer l’existence des personnes concernées en aidant à fournir des médicaments et des ressources, ou en mobilisant les marchés. « Il y a dix ans, la communauté internationale a décidé de combattre ensemble ces trois épidémies et a créé le Fonds mondial, a déclaré M. Benn. Grâce au soutien conjoint des secteurs public et privé, mais aussi de la société civile, nous avons obtenu des résultats extraordinaires. Nous devons maintenir cet élan et remporter ce combat et, pour y parvenir, l’engagement du secteur privé, y compris des entreprises asiatiques, est vital. » Parmi les autres orateurs à cet événement figuraient Michael Schreiber, directeur général de GBC Health ; Lyn Kok, président-directeur général de la Standard Chartered Bank Thailand ; Ken Shibusawa, président du Centre d’échanges internationaux du Japon ; Anita Wei, directrice de la communication pour la Chine chez Becton, Dickinson and Company ; et Koichi Kaneda, directeur en chef de la communication d’entreprise chez Takeda Pharmaceutical.


Conférence sur le sida à Washington D.C.

Quiconque a déjà participé à la conférence internationale bisannuelle sur le sida sait à quel point elle constitue un jalon majeur dans le domaine de la santé internationale. Cette année, la conférence se tiendra à Washington D.C. du 22 au 27 juillet (et oui, la semaine prochaine), pour la première fois aux États-Unis depuis 1987. Les organisateurs n’ont, en effet, pu envisager de tenir la conférence sur le sol américain qu’après que le Président Obama a levé l’interdiction de visa pesant sur les délégués séropositifs. Il s’ensuit que plus de 25 000 délégués sont sur le point de se réunir à quelques encablures de la Maison blanche. Aux yeux de ses organisateurs, la conférence, dont le thème officiel est « Inverser le cours de l’épidémie, ensemble », constitue « une chance d’évaluer où nous en sommes, d’examiner les derniers progrès scientifiques et les enseignements à en tirer, et de définir collectivement le cap à suivre ». Un « dialogue structuré » aura lieu sur les grandes questions abordées et, si l’on en juge par les éditions précédentes, le débat moins structuré aura également largement sa place. Il se peut que les avis soient très tranchés à propos du besoin d’action à l’échelle mondiale. Il se peut également que les points de vue soient plus nuancés en ce qui concerne les progrès remarquables qui ont été accomplis, comme la très forte réduction du coût annuel des traitements contre le VIH. Des dirigeants du Fonds mondial animeront plusieurs séances et participeront à d’autres lors de la conférence. Si vous y aller, voici quelques éléments à ne pas manquer :

  • « Le Fonds mondial et le PEPFAR : collaboration stratégique pour un impact renforcé », le dimanche 22 juillet, de 13h30 à 15h30, Mini Room 6
  • « Le Fonds mondial en 2012 : nouvelles directions », le dimanche 22 juillet, de 15h45 à 17h45, Mini Room 4
  • « Bien faire les choses : garantir une démarche axées sur les droits de l’homme dans les programmes soutenus par le Fonds mondial », le lundi 23 juillet, de 14h30 à 16h00, Community Dialogue Space
  • « Les dirigeants rencontrent les dirigeants : les communautés et le Fonds mondial », le mercredi 25 juillet, de 16h30 à 18h00, Community Dialogue Space
  • « Le Fonds mondial : les cinq prochaines années », le jeudi 26 juillet, de 14h30 à 16h00, Session Room 1
  • « La société civile au Fonds mondial : participation totale et investissement dans les interventions à fort impact », le jeudi 26 juillet, de 18h30 à 20h30, Community Dialogue Space
  • « Investissement stratégique : utiliser les ressources efficacement pour obtenir de meilleurs résultats au regard des coûts », le jeudi 26 juillet, de 18h30 à 20h30, Mini Room 4

De plus, le Fonds mondial aura un stand au Centre des expositions (stand 76) et participera à d’autres sessions de haut niveau. Le Global Fund Advocates Network (GFAN) accueille également une zone de réseautage au Village mondial où se tiendront des séances en rapport avec le Fonds mondial, à savoir une session « Rencontrez la direction du Conseil d’administration du Fonds mondial », le jeudi 26 juillet de 11h00 à 12h30, et d’autres séances de questions et réponses quotidiennes avec des membres du personnel du Fonds.  Pour plus de renseignements à propos de ces séances, veuillez consulter la page consacrée à la conférence 2012 sur le site du Fonds mondial.


Pour vous abonner à notre lettre d’information, cliquer ici

Partager cette page


Articles récents