Flash Info du Fonds mondial : numéro 9

Publié le: 27 septembre 2012 | Flash info

Pour vous abonner à notre lettre d’information, cliquer ici


Le « Big Push »

Le Big Push (que l’on pourrait traduire par l’« effort massif »), une campagne destinée à mobiliser l’opinion autour des objectifs de santé internationale qui ont besoin de fonds supplémentaires, a été lancée cette semaine. Celles et ceux parmi nous qui travaillent dans ce domaine connaissent bien ce besoin aigu d’aide financière pour pouvoir prévenir et soigner les maladies. Or, il nous faut parfois rappeler cette réalité aux autres. Le rassemblement des dirigeants de la planète à New York, cette semaine, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, nous a semblé être un bon moment pour faire entendre notre voix, et le faire avec véhémence. Pour mieux faire passer ce message à un large public, le Fonds mondial a noué un partenariat avec le Huffington Post, l’un des grands portails d’informations et d’opinion, sur lequel une rubrique spécifique, intitulée « Big Push », permet de rassembler et de diffuser des articles de presse, des billets de blogs et des liens vers des informations en rapport avec les questions de santé internationale. Cet espace offre désormais une plateforme aux défenseurs de la santé internationale du monde entier pour qu’ils puissent faire connaître des progrès, des enjeux, des besoins et des perspectives qui les concernent. Gabriel Jaramillo, le Directeur général du Fonds mondial, a annoncé la mise en place de cette plateforme numérique lors du Sommet pour le bien social, une conférence de blogueurs et de chefs de file du Web qui souhaitent utiliser les médias sociaux pour le bien de la société. Si l’opinion publique sait que les efforts menés pour prévenir et soigner les maladies ont des résultats concrets dès lors qu’ils sont correctement financés et bien coordonnés, elle est davantage susceptible de les appuyer. Ensemble, nous avons accompli des progrès spectaculaires dans le domaine de la santé internationale en réduisant considérablement la propagation du paludisme dans bien des pays et la transmission du VIH des mères à leurs enfants. Nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant. Nous avons besoin d’un effort massif (d’un « big push » !) pour obtenir les crédits dont nous avons besoin pour rayer le sida, la tuberculose et le paludisme de la liste des problèmes sanitaires majeurs. Le financement est primordial et nous avons besoin de l’aide de chacun.


Chaque femme, chaque enfant

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a pris la tête d’un mouvement en faveur de la santé intitulé « Chaque femme, chaque enfant », dont l’objectif est d’attirer l’attention sur deux catégories de populations particulièrement vulnérables : les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de cinq ans. Le 25 septembre, le Secrétaire général a convié des chefs d’État, des premiers ministres et d’autres dirigeants de premier plan à un dîner de gala au musée d’art moderne de New York. Ils y ont marqué leur soutien au thème de la soirée, le Big Push. Prenant la parole devant un parterre d’invités, M. Ban en a appelé aux dirigeants politiques afin qu’ils prennent l’engagement nécessaire pour faire progresser la santé maternelle et infantile. « C’est le meilleur investissement que nous puissions faire », a-t-il ainsi déclaré. Ray Chambers, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le paludisme et membre du Groupe de mobilisation pour les objectifs du Millénaire pour le développement, a officié en qualité de maître de cérémonie pour la soirée et n’a cessé de lever haut le poing à chaque fois qu’il martelait « Big Push ». Il a indiqué qu’à trois ans à peine de l’échéance de 2015 pour les objectifs du Millénaire pour le développement, il fallait absolument un engagement et des crédits pour y parvenir. Ngozi Okonjo-Iweala, la ministre des Finances du Nigeria, a exposé la campagne menée dans son pays sous le thème « Sauver un million de vies ». Elle a évoqué avec éloquence la réalisation d’objectifs très ambitieux, non sans rappeler que chaque cas est une histoire personnelle « car, pour chaque enfant qui perd un parent, ou chaque parent qui perd un enfant, aucune statistique de mortalité n’est acceptable, ni justifiée ». Margaret Chan, la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé, s’est littéralement sentie portée par Shaquille O’Neal, un joueur de basketball américain qui, placé à côté d’elle sur l’estrade, donnait l’impression d’avoir près de deux fois sa taille … avant de la porter dans ses bras. De retour sur ses deux pieds, Mme Chan n’a pas perdu son sens de l’humour en déclarant qu’il y avait des avantages à être petit.  


Nos résultats

Cette semaine, le Fonds mondial a publié son rapport sur les résultats 2012 où l’on peut lire que, depuis la création de l’organisation en 2002, les programmes qu’elle soutient ont sauvé 8,7 millions de vies. Intitulé « Des investissements stratégique pour garantir l’impact : Résultats 2012 du Fonds mondial », il intègre des informations allant jusqu’à juin 2012. Il montre que les taux d’incidence et de mortalité du sida, de la tuberculose et du paludisme sont en net recul partout dans le monde. On y retrouve des données concrètes à propos de la portée des activités du Fonds mondial, comme la distribution de plus de 110 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide sur une période de 18 mois s’achevant à la fin du premier semestre de 2012, un résultat exceptionnel qui représente une hausse de 73 pour cent depuis la fin de 2010. Le rapport explique les résultats spécifiques et décrit également l’impact plus général des interventions soutenues par le Fonds mondial. Il présente de surcroît plusieurs exemples de pays en décrivant les situations propres aux maladies en Namibie, au Cambodge, en Tanzanie, en Ukraine ou en Éthiopie, entre autres. Nous espérons que ce rapport, disponible par ce lien, servira de référence solide pour de nombreuses personnes intéressées.


Le Fonds mondial et Coca-Cola

Cette semaine, le Fonds mondial et la société Coca-Cola ont rendu publics les résultats d’un partenariat qui a débuté voilà deux ans dans le but d’aider le réseau tanzanien de distribution de médicaments à mettre en place une filière d’approvisionnement plus efficace grâce aux modèles logistiques dont l’entreprise se sert pour fournir ses produits jusque dans les villages les plus reculés et les plus difficiles à atteindre. Ce projet s’intitule « le dernier mile », car tous les spécialistes de la logistique savent bien qu’en matière de livraison de marchandises, les obstacles les plus difficiles à surmonter surgissent souvent à la fin du trajet. Coca-Cola est connue pour être capable de livrer des boissons presque n’importe où dans le monde. En transmettant ses compétences dans ce domaine, l’entreprise a pu aider des agents sanitaires à améliorer considérablement les délais de livraison de médicaments. Les résultats n’ont pas déçu. Le délai moyen de livraison des médicaments est passé de 30 à 5 jours et le nombre d’entrepôts pour les livraisons a décuplé, passant de 500 à 5000. La disponibilité des médicaments essentiels a progressé de 20 à 30 pour cent dans les établissements de santé. Voilà des chiffres qui nous plaisent. Le Directeur général, Gabriel Jaramillo, a expliqué que ce partenariat rassemble la société civile et le secteur privé pour travailler avec des organismes de santé publique. C’est innovant et ça donne de vrais résultats. « Peu importe la quantité de médicaments que vous fournissez s’ils ne vont pas vraiment aux personnes qui en ont besoin, a commenté M. Jaramillo. Dans le secteur privé, on parle de "délai de mise sur le marché". Ici, nous parlons de "délai pour sauver des vies", de sorte que des améliorations de ce genre font toute la différence. » Forte de cette réussite, l’entreprise Coca-Cola a annoncé qu’elle étendait ce projet à deux autres pays, le Ghana et le Mozambique.


Pour vous abonner à notre lettre d’information, cliquer ici

Partager cette page


Articles récents