Le Conseil d’administration du Fonds mondial accélère la mise en œuvre de sa stratégie

11 mai 2012

GENÈVE – Le Conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a conclu sa 26ème réunion aujourd’hui sur un accord global visant à consacrer les fonds disponibles, soit plus de 1,6 milliard de dollars US, à des programmes efficaces qui sauvent des vies, accélérant par-là même la mise en œuvre de la stratégie ambitieuse qui avait été adoptée auparavant.

Sous l’impulsion des comités du Conseil d’administration, le personnel du Fonds mondial commencera à mettre en pratique une nouvelle méthode continue d’évaluation et de décision en ce qui concerne les propositions de subvention. Pour ce faire, il consultera les pays maîtres d’œuvre, comme le prévoit la stratégie du Fonds mondial pour 2012-2016 pour garantir des investissements mieux ciblés et une efficacité maximale.

« Nous sommes enthousiastes à l’idée de pouvoir immédiatement nous atteler à cette tâche », a déclaré Todd Summers, qui préside le Comité de la stratégie, des investissements et de l’impact. « Je rappelle cependant à tout le monde qu’il nous faut beaucoup plus d’argent que ce qui nous a été promis jusqu’à présent pour pouvoir maintenir nos efforts. Nous allons, certes, dans la bonne direction, mais il reste beaucoup à faire pour répondre aux besoins réels. »

Le Conseil d’administration est convenu d’examiner de nouvelles possibilités de financement à sa prochaine réunion, en septembre 2012, de façon à pouvoir prendre les décisions à une date ultérieure.

« Cette réunion du Conseil d’administration a été des plus utiles pour redynamiser le Fonds mondial », a déclaré Masaki Noke, qui représente le Japon, l’un des principaux donateurs. « La réorganisation du Fonds mondial est engagée et sa situation financière s’améliore, quoique modestement. Nous avons hâte d’aller de l’avant. Le Japon a renouvelé son engagement en faveur du Fonds mondial en décidant d’apporter en 2012 la contribution annuelle la plus importante qu’il ait jamais faite, malgré le séisme sans précédent qui a ravagé le pays le 11 mars 2011. »

Des informations précises ont été données au Conseil d’administration quant à la méthodologie qui a permis d’aboutir à la prévision financière pour la période 2012-2014, soit des disponibilités à hauteur de 1,6 milliard de dollars US. Une part importante de cette somme – jusqu’à 616 millions de dollars US – est d’ores et déjà allouée à l’appui des programmes arrivant à échéance qui auront besoin de crédits supplémentaires pour répondre à la demande de services. Ces fonds seront utilisés dans les prochains mois, dès lors que les demandes de subvention auront été validées par le Comité technique d’examen des propositions et approuvées par le Conseil d’administration. 

Globalement, cette nouvelle prévision est le fruit des décisions stratégiques prises par le Conseil d’administration, lequel a adopté un plan de transformation du Fonds mondial qui a considérablement amélioré le contrôle financier et l’efficacité générale. Elle a été rendue possible grâce à de nouvelles contributions, au versement anticipé de contributions prévues et au choix fait par certains pays de renoncer à des financements au profit de pays à plus faible revenu. Le personnel du Fonds mondial a mis en garde contre le fait que cette prévision est susceptible d’évoluer et que cela sera probablement le cas à mesure qu’elle sera confrontée à la réalité dans les mois à venir.

Gabriel Jaramillo, qui a pris les fonctions de Directeur général du Fonds mondial en février 2012, a fait rapport au Conseil d’administration à propos de la réorganisation qui s’est concentrée sur l’activité de base de l’institution – la gestion des subventions – en revoyant nettement à la hausse les effectifs affectés à ces activités, tout en rationalisant le personnel des départements d’appui et en prenant des mesures radicales pour améliorer la direction. 

Le Conseil d’administration a, de surcroît, donné des instructions au personnel du Fonds mondial pour qu’il continue de collaborer étroitement avec la société civile au moment d’examiner les options de mise en œuvre. Selon M. Jaramillo, la société civile conserve un rôle central dans la démarche du Fonds mondial consistant à identifier les régions où les services font le plus cruellement défaut et où la mise en œuvre des subventions aurait un effet maximal.

« La société civile est l’essence même du Fonds mondial, a indiqué M. Jaramillo. Nous ne pouvons pas travailler à l’écart de nos partenaires de la société civile. »

Le Conseil d’administration a également décidé de lancer la procédure de sélection du prochain Directeur exécutif et examinera une liste de quatre candidats au maximum, dont deux au moins seront des femmes.

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