Femmes et jeunes filles

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  • Les inégalités de genre continuent d’augmenter les risques de santé pour les femmes et les jeunes filles. Le VIH est la première cause de décès de femmes en âge de procréer dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Dans les pays les plus durement frappés, les jeunes filles représentent plus de 80 pour cent de toutes les nouvelles infections chez les adolescents. À l’échelle mondiale, les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont les plus vulnérables au VIH, avec des taux d’infection deux fois plus élevés que chez les jeunes hommes.

  • Les interventions biomédicales destinées à éviter l’infection chez les femmes ne les rendent pas moins vulnérables face au virus. Il faut des transformations structurelles – sociales, politiques et culturelles – pour enrayer la propagation du VIH.

    Le partenariat du Fonds mondial entend œuvrer davantage encore à l’amélioration de la santé des femmes et des jeunes filles en se concentrant sur la santé maternelle, néonatale et infantile, avec des interventions dans le domaine des soins prénatals, de l’accouchement, de la planification familiale et d’une prise en charge globale pour les femmes qui ont été victimes de violence sexiste. La mortalité maternelle recule dans bien des pays, mais pas assez vite. Ainsi, en Éthiopie, où le Fonds mondial compte parmi les nombreux partenaires du gouvernement pour les programmes de santé, le taux de mortalité maternelle a baissé de 6,4 pour cent entre 2000 et 2013.

    Il reste encore beaucoup à faire. Le plan d’action pour la stratégie en matière d’égalité de genre du Fonds mondial établit une feuille de route pour parvenir à des investissements stratégiques à fort impact et transformateurs de genre permettant d’éviter de nouvelles infections et de sauver davantage de vies.

    En 2015, le Fonds mondial a rédigé un document sur cette question éminemment importante :

    • Maximizing Impact through Strategic Investments
      Improving the Health of Women and Girls

  • Modèle de financement

    Le modèle de financement est conçu pour optimiser les investissements dans des programmes qui mettent les services essentiels à la portée des femmes et des jeunes filles, assurant notamment des liens plus forts avec la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente à travers un meilleur accès aux procédures de financement. S’appuyant sur les estimations de partenaires et sur ses données d’investissement, le Fonds mondial estime qu’entre 55 et 60 pour cent de ses dépenses bénéficient aux femmes et aux jeunes filles, ce qui a un impact positif sur la santé reproductive.

    Le Fonds mondial soutient résolument les efforts visant à éliminer les inégalités de genre et à renforcer les systèmes communautaires au service des femmes et des jeunes filles. Dans le cadre des réformes visant à renforcer l’inclusion des femmes, l’analyse du rôle du genre est désormais un volet obligatoire du processus d’élaboration des notes conceptuelles. Celles qui ont été soumises au cours de l’année écoulée ont montré une nette amélioration de la façon dont les pays abordaient la dynamique de genre de leurs épidémies. Les instances de coordination nationale ont désormais des directives pour renforcer leurs compétences en matière de genre et œuvrer à une représentation égale des hommes et des femmes dans les prises de décisions liées au Fonds mondial. En 2015, 39,2 pour cent des membres d’instance de coordination nationale dans les pays maîtres d’œuvre sont des femmes, pourcentage en hausse par rapport aux 33,9 pour cent de 2010.

    Les interventions de soutien à l’accès aux services de santé pour les adolescentes et les femmes varient d'un pays à l'autre. En Afghanistan, par exemple, le Fonds mondial investit dans le personnel infirmier communautaire féminin, offrant son soutien pour qu’elles puissent fournir des services de prévention et de soins de la tuberculose aux femmes des communautés isolées qui, sans cela, ne peuvent pas se rendre dans les établissements de santé sans être accompagnées d’un homme de leur famille. Au Lesotho, le Fonds mondial a investi dans l’élaboration de directives nationales sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, ainsi que dans l’intégration de la santé sexuelle et reproductive dans les services liés au VIH, afin que les femmes puissent accéder à ces deux types de services en un même lieu.

    Pour obtenir un impact pérenne, le partenariat du Fonds mondial envisage des investissements visant à maintenir les adolescentes et les jeunes femmes scolarisées et à les préserver du VIH. Ces démarches ont le potentiel d’engendrer un nombre significatif de femmes en bonne santé, éduquées et financièrement indépendantes, qui se marient plus tard, ont des enfants quand elles le choisissent et les gardent en bonne santé.