Les vingt ans du Fonds mondial : Changer le cours des choses

Il y a vingt ans, rien ne semblait pouvoir arrêter le sida, la tuberculose et le paludisme. Année après année, les épidémies les plus meurtrières au monde prenaient des millions de vies, entraînant des conséquences dévastatrices pour les familles et les communautés du monde entier, en particulier dans les pays pauvres.

En 2001, la naissance d’un nouveau partenariat audacieux a changé le cours de la santé mondiale, unissant les dirigeants, les communautés, la société civile, les agents de santé et le secteur privé à travers le monde pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Au cours des vingt dernières années, les trois maladies ont été stoppées dans leur élan.

Cette année, le Fonds mondial célèbre vingt ans passés à réaliser l’impossible.

Vingt ans – Comment nous avons changé le cours des choses

Le film de célébration de notre 20e anniversaire raconte l’histoire des héros et héroïnes qui ont refusé d’accepter le statu quo et qui ont courageusement commencé à lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Messages de soutien

Les amis et les sympathisants du Fonds mondial nous racontent des moments charnières des vingt premières années de notre partenariat innovant.

En savoir plus

Le Fonds mondial est né du refus d’accepter la perte de millions de vies chaque année, prises par des maladies qu’il est possible de prévenir et de traiter. C’est l’histoire d’une volonté de demander justice qui a uni les partenaires autour d’une même table pour démontrer que même les menaces sanitaires les plus graves pouvaient être vaincues.

L’histoire du Fonds mondial a débuté à la fin des années 1990, lorsque le sida, la tuberculose et le paludisme tuaient à eux trois plus de six millions de personnes chaque année.

À l’époque, seulement 0,05 % des personnes vivant avec le VIH en Afrique bénéficiaient d’un traitement antirétroviral – des médicaments qui étaient déjà largement répandus dans les pays à revenu élevé. Un million d’enfants mouraient du paludisme chaque année, et des millions de cas de tuberculose n’étaient ni détectés, ni traités.

Des militants, en particulier en Afrique australe, ont demandé le même accès au traitement pour tous. Née dans l’urgence, cette demande de justice a pris de plus en plus d’ampleur, unissant ses défenseurs autour d’un seul objectif : sauver des vies et en finir avec les épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme.

Le même droit à la parole pour tous

L’ampleur de l’urgence a nécessité une riposte flexible et rapide, différente de tout ce qui avait été proposé auparavant. Avec l’appui des politiciens, des militants et des spécialistes du développement, l’idée d’un fonds unique pour combattre le sida, la tuberculose et le paludisme a commencé à prendre forme. Kofi Annan, qui était alors Secrétaire général des Nations Unies, fut notre premier donateur. M. Annan était tellement convaincu par cette nouvelle approche qu’il a personnellement engagé 100 000 dollars US – la récompense qu’il avait reçue en remportant la Philadelphia Liberty Medal.

La première réunion du Conseil d’administration du Fonds mondial a eu lieu en 2002. Pour la première fois dans l’histoire de la santé mondiale, chaque personne ayant un rôle dans la lutte contre les épidémies occupait la même place et avait le même droit à la parole – des travailleurs et travailleuses du sexe et entreprises du secteur privé, aux ministres des pays donateurs et maîtres d’œuvre.

Un impact sans précédent

Le partenariat innovant du Fonds mondial a repoussé les limites et changé la manière dont le monde luttait contre les maladies, dont les pays contribuaient, dont les communautés s’unissaient et dont les partenaires collaboraient pour surmonter des obstacles qui semblaient infranchissables.

En s’aventurant sur un territoire inconnu, nous avons changé la donne. En vingt ans, on estime que 38 millions de vies ont été sauvées – en diminuant de près de la moitié le nombre de décès dus au sida, au paludisme et à la tuberculose. D’ici la fin de la décennie, nous prévoyons avoir aidé au moins 35 pays à éliminer le paludisme.

Perspectives

Aujourd’hui, le partenariat du Fonds mondial est plus fort que jamais, mais l’histoire est loin d’être terminée. La pandémie de COVID-19 fait peser une menace sans précédent sur les progrès réalisés dans la lutte contre les trois maladies pendant vingt ans. Il manque des ressources essentielles à la riposte au COVID-19.

Nous poursuivons nos efforts sans relâche pour protéger les programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, tout en fournissant du matériel essentiel à la riposte au COVID-19 afin de soutenir les systèmes de santé et les réseaux de santé communautaires débordés. Si ces systèmes s’effondrent et si les services de santé sont interrompus, le nombre de décès liés au sida, à la tuberculose et au paludisme en découlant augmenterait et l’emporterait probablement massivement sur l’impact direct du COVID-19 dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Vingt ans après notre création, le monde fait face à un défi sanitaire monumental, et d’autres s’en suivront inévitablement. Encore une fois, notre force réside dans notre partenariat. Nous avons changé le cours des choses dans le passé. Ensemble, nous devons intensifier nos efforts et écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de la lutte contre les maladies infectieuses mortelles.

« Avant le Fonds mondial, parce qu’il n’y avait pas de traitement, lorsqu’une personne avait le VIH, elle perdait peu à peu ses forces et finissait par mourir. Mais depuis le Fonds mondial, les choses ont changé. »
Maurine Murenga,
Lean on Me Foundation, Kenya
« Nous prenons le temps de rendre hommage au rôle des militants qui, avec colère, principes et détermination, ont lutté pour la disponibilité et l’accessibilité du traitement… Pour des millions de personnes pauvres, leur colère a engendré le don de la vie. »
Judge Edwin Cameron,
Afrique du Sud
« Nous ne sommes pas simplement des statistiques, nous sommes là. Nous ne réclamons rien de plus que le respect de nos droits. Tout simplement, le droit de vivre et d’espérer un avenir. »
Amanda Dushime,
Réseau Grandir Ensemble, Burundi
« Le Fonds mondial ne m’a pas seulement sauvé la vie – il m’a donné la force de me battre pour les droits de toutes les femmes dont on n’écoute pas la voix. »
Erika Castellanos,
Global Action for Trans Equality, Belize

En vingt ans, une collaboration internationale sans précédent s’est soldée par une réduction de

En savoir plus sur l’impact du soutien apporté par le Fonds mondial.

Impact

Publié 08 juin 2021