Points saillants de l’année 2016

dans Opinions le 21 décembre 2016

Des collaborateurs du Fonds mondial offrent leurs réflexions personnelles sur quelques-uns des points saillants de l’année 2016.

« Pour moi, le point fort de 2016 est la recommandation par l’OMS d’un schéma thérapeutique plus court pour la tuberculose multirésistante. Le Fonds mondial a soutenu des projets pilotes destinés à valider l’efficacité de ce nouveau schéma thérapeutique, en particulier en Afrique occidentale et centrale. Non seulement la durée du traitement est réduite de moitié pour de nombreux patients, mais les coûts sont eux aussi diminués d’au moins 50 pour cent, voire davantage. Cela ne présente que des avantages, en somme, d’une part des coûts réduits et de l’autre de meilleurs résultats du fait que moins de patients interrompent leur traitement ou sont perdus de vue. »
Eliud Wandwalo, coordonnateur principal de la lutte contre la tuberculose.
Photo: The Global Fund / Nana Kofi Acquah

« En 2016, nous avons mis la dernière main à une stratégie et à un système d’allocation de crédits du Fonds mondial qui auront un impact réel pour ceux qui en ont le plus besoin. La stratégie cible les besoins des populations clés, la menace grandissante de la tuberculose multirésistante et les pays où la charge de morbidité du paludisme est la plus élevée. Nous nous attachons également au maintien de programmes efficaces tandis que les pays s’affranchissent de l’appui du Fonds mondial, et au soutien de services de santé vitaux dans des régions affligées par des conflits et des situations d’urgence. De quoi nous maintenir occupés en 2017 ! »
Harley Feldbaum, directeur du pôle de la politique et de la stratégie
Photo: The Global Fund / John Rae

Marijke Wijnroks, directrice de cabinet du Fonds mondial, n’oubliera jamais son voyage au Swaziland en 2016. « Nous avons eu des discussions passionnantes avec des jeunes femmes âgées de 17 à 24 ans – l’âge de mes propres filles – qui ont parlé ouvertement du VIH, de la sexualité, de l’autonomisation, de la pauvreté, de la pression des pairs et de leurs rêves. Pour reprendre les paroles d’une de ces jeunes femmes : « Nous venons peut-être d’un milieu défavorisé, mais cela ne veut pas dire que nous avons un avenir défavorisé. » Ce fut une de ces occasions où je me sens extrêmement privilégiée de faire le travail que je fais, entourée d’une équipe aussi fantastique. »
Photo: The Global Fund / Juda Ngwenya

« Un point fort de 2016 a été ma participation à une session de la Conférence internationale sur le sida de Durban axée sur l’histoire du militantisme contre le sida. Des militants de toutes les générations ont apporté leurs témoignages, des années 1980 à ce jour, et fait le point sur les progrès accomplis depuis ces premières années grâce à la passion, à la ténacité, à la créativité et à l’engagement de notre famille internationale et diversifiée. Mais cette session fut également un rappel important de tout ce qu’il nous reste à accomplir et des nouveaux défis à relever – tant face au VIH que dans le cadre du combat plus large en faveur de la santé et de la justice à l’échelle internationale à l’approche de 2017. »
Kate Thomson, directrice du département en charge des questions liées aux communautés, aux droits de l’Homme et au genre
Photo: AIDS2016.org

« La Conférence internationale sur le sida de Durban a été le point fort de mon année. Il en est ressorti clairement que pour générer un impact dans la riposte au VIH, nous devons nous concentrer sur la qualité des programmes. Il ne s’agit pas simplement de ce que nous faisons, mais également de la manière de le faire. Un autre message bien clair de la conférence est le fait que le traitement seul ne suffira pas à nous débarrasser des épidémies de VIH – la prévention est elle aussi essentielle. L’accent a également fortement été mis sur la nécessité de s’attaquer à l’épidémie de VIH parmi les femmes et les filles. Nous devons nous y prendre comme si nous préparions un gâteau : chaque ingrédient est essentiel. Il faut maintenir les filles et les jeunes femmes scolarisées, il faut trouver des manières de lutter contre les inégalités entre les genres, il faut offrir des préservatifs et d’autres services préventifs, il faut fournir des traitements. »
Ade Fakoya, coordonnateur principal de la lutte contre le VIH.
Photo: AIDS2016.org

Linda Mafu, directrice du Département du plaidoyer politique et de la société civile, a elle aussi évoqué la Conférence sur le sida. « En juillet, nous sommes retournés à Durban pour porter un regard empli de fierté sur un magnifique contraste. Il y a seize ans, les organisations de la société civile et les familles défilaient désespérément pour revendiquer le droit à la vie. En 2016, nous défilons aux côtés de ces mêmes manifestants pour célébrer la vie de millions de personnes vivant avec le VIH, qui ont de l’espoir et peuvent désormais faire des projets d’avenir. Nous avons parcouru un long chemin, et nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant. Nous sommes déterminés à mettre fin aux inégalités en matière de soins de santé – il ne s’agit pas seulement du VIH, mais de notre démarche entière en matière de santé internationale. »
Photo: The Global Fund / Ernest Waititu

« 2016 a été l’année la plus remarquable en termes de levée de fonds privés. Non seulement les contributions du secteur privé ont doublé, mais plusieurs chefs d’entreprise ont également pris la parole pour mobiliser leurs pairs en faveur de la vision du Fonds mondial. 2016 a aussi vu émerger de nouveaux philanthropes se dressant en porte-drapeau de la santé internationale, ainsi qu’une hausse des investissements d’organisations confessionnelles destinés à en finir pour de bon avec ces épidémies. »
Patrik Silborn, directeur du Département de participation du secteur privé
Photo: World Economic Forum / Moritz Hager

« Le Sri Lanka a été déclaré exempt de paludisme en 2016, ce qui représente une victoire non seulement pour ce pays, mais également pour la lutte contre cette maladie à l’échelle mondiale. Le Fonds mondial investit considérablement dans le but de faire reculer le paludisme et de réduire les marges géographiques actuelles de la maladie. L’an dernier, dix pays et territoires ont signalé moins de 150 cas autochtones de paludisme, ce qui veut dire que nous faisons de réels progrès par rapport à la cible mondiale d’élimination du paludisme dans dix pays au moins d’ici 2020. »
Scott Filler, coordonnateur principal de la lutte contre le paludisme
Photo: The Global Fund / Kuni Takahashi