L’initiative RAI, pourquoi ? Investir pour éliminer le paludisme dans la région du Mékong

dans Vidéo le 26 septembre 2017

Il y a de bonnes raisons de se montrer optimistes à propos de la lutte contre le paludisme. Ainsi, à l’échelle de la planète, le nombre de décès causés par la maladie a reculé de 50 pour cent entre 2000 et 2015 – ce qui se traduit, selon les estimations, par 6,8 millions de décès évités. Le nombre de cas de paludisme ont, eux aussi, enregistré une baisse rapide, ce qui a permis d’en éviter 1,3 milliard.

Pourtant, ces succès interviennent alors même que le paludisme pharmacorésistant fait planer une menace de plus en plus sombre dans toute la région du Grand Mékong. Cette résistance aux médicaments met grandement en péril la sécurité sanitaire mondiale. C’est pour cette raison que l’Initiative régionale de lutte contre la résistance à l’artémisinine (RAI) mise en place par le Fonds mondial investit pour atteindre un objectif incroyable : éliminer la forme la plus dangereuse du paludisme dans cinq pays d’ici 2025.

Le Dr Dondorp, professeur de médecine tropicale à Oxford et directeur adjoint de l’unité de recherche clinique Mahidol/Oxford en Thaïlande, préside le comité de pilotage de l’Initiative RAI. Il indique que malgré une tendance générale à la baisse pour le paludisme, la résistance aux antipaludéens s’aggrave rapidement et des souches du paludisme plus virulentes se propagent « tel un feu de forêt ». À mesure que les pays réduisent la taille des zones et des populations touchées par le paludisme, seuls les parasites les plus forts peuvent s’en sortir. Si l’on n’élimine pas rapidement le paludisme, ces souches résistantes, difficiles à traiter, pourraient entraîner une recrudescence de la maladie.

Au travers de l’Initiative RAI, le Fonds mondial appuie un partenariat international dont la mission est de sauver des vies et de préserver la santé mondiale en éliminant un tueur d’un autre âge.