Plan d’urgence pour atténuer l’impact du COVID-19

Hugues Ahounou / Catholic Relief Services

La pandémie de COVID-19 met en péril les avancées extraordinaires réalisées par le partenariat du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme contre ces épidémies. Aujourd’hui, les systèmes de santé sont débordés, les programmes de prévention et de prise en charge sont interrompus, et les ressources sont allouées à d’autres priorités. Ainsi, pour la première fois depuis de nombreuses années, nous nous préparons à constater une hausse du nombre de décès et d’infections pour les trois maladies.

Le Fonds mondial a réagi sans délai en mettant 1 milliard de dollars US à la disposition des pays. En nous appuyant sur les systèmes et les processus existants, nous pourrions dégager 5 milliards de dollars US supplémentaires au cours des 12 prochains mois, de manière responsable et efficace. Des millions de vies pourraient être sauvées de l’impact direct du COVID-19 et des répercussions de la pandémie sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Le COVID-19 met en péril les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme

Les enjeux sont immenses. En 2018, le nombre de décès dus au VIH, à la tuberculose et au paludisme dans le monde a atteint 2,4 millions. Si ce nombre correspond à la moitié du total des décès comptabilisés au moment du pic de ces épidémies, il n’en reste pas moins trop élevé. D’après les estimations de l’OMS, de l’ONUSIDA et du Partenariat Halte à la tuberculose, entre autres, le nombre de décès liés aux trois maladies pourrait presque doubler, balayant ainsi les avancées accomplies au fil des années. C’est pourquoi nous devons agir.

Le rôle joué par le Fonds mondial dans la riposte mondiale

Le Fonds mondial est la principale institution multilatérale à accorder des subventions axées sur la santé mondiale, sur la lutte contre les maladies infectieuses et sur le renforcement des systèmes de santé. Cette position unique lui permet d’être en mesure de soutenir les pays dans leur riposte au COVID-19 et d’atténuer l’impact catastrophique de la pandémie sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Sous la direction de l’OMS et en coordination avec les acteurs de la riposte mondiale au COVID-19, le Fonds mondial a adopté un plan de riposte composé de quatre volets :

  1. Adapter les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme de manière à atténuer l’impact du COVID-19 et préserver les acquis ;
  2. Protéger les professionnels de la santé en première ligne, en fournissant des équipements de protection individuelle (EPI) et en organisant des formations (y compris pour les agents de santé communautaires) ;
  3. Renforcer les systèmes de santé pour éviter leur effondrement, en soutenant les améliorations prioritaires, y compris celles apportées à la chaîne logistique, aux réseaux de laboratoires et à la riposte dirigée par les communautés ;
  4. Faire face au COVID-19 en soutenant les interventions de lutte et d’endiguement de la maladie, notamment le dépistage, le suivi et le soutien relatifs à l’isolement, à la communication et au traitement (une fois celui-ci disponible).

Pour prendre part à la riposte au COVID-19, le Fonds mondial a besoin de 5 milliards de dollars US supplémentaires

The Global Fund / John Rae

Le Fonds mondial a réagi à l’apparition du COVID-19 avec rapidité et détermination, en mettant à la disposition des pays près d’1 milliard de dollars US pour soutenir leur riposte à la pandémie, l’adaptation de leurs programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, et le renforcement de leurs systèmes de santé déjà débordés. Toutefois, il faudra attendre juillet 2020 pour que ces fonds soient pleinement engagés.

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Pour atténuer l’impact du COVID-19 dans les pays les plus touchés le VIH, la tuberculose et le paludisme, sauver des millions de vies et préserver les acquis de la lutte contre les épidémies, le Fonds mondial a besoin de 5 milliards de dollars US supplémentaires pour les 12 mois à venir.

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Rapport sur le COVID-19

Notre rapport explique l’impact du COVID-19 et les ressources nécessaires pour préserver les avancées réalisées dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, des maladies qui tuent encore plus de 2,4 millions de personnes chaque année.

Depuis 2002, le partenariat du Fonds mondial a aidé à sauver plus de 32 millions de vies et à diviser par deux le nombre de décès dus au VIH, à la tuberculose et au paludisme par rapport aux pics de ces épidémies. Aujourd’hui, la pandémie de COVID-19 met en péril les progrès accomplis :

Rapport
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Résumé
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Le Fonds mondial est un modèle éprouvé pour lutter contre les maladies infectieuses et sauver des vies

Alors que le monde fait face au COVID-19, nous devons adapter et exploiter pleinement les atouts du Fonds mondial pour lutter contre le COVID-19 et atténuer son impact sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Les atouts du Fonds mondial sont les suivants :

  • la mise en place de systèmes résistants et pérennes pour la santé ;
  • la participation communautaire ;
  • la lutte contre les obstacles liés aux droits humains et au genre qui entravent l’accès à la santé ;
  • la participation du secteur privé ;
  • des systèmes d’approvisionnement efficaces et des économies d’échelle ;
  • la chaîne d’approvisionnement et la logistique ;
  • un suivi rigoureux et des systèmes bien établis ;
  • un dispositif de riposte spécialement conçu pour faire face au COVID-19.

Accélérateur d’accès aux outils contre le COVID-19

Pour préserver les progrès accomplis dans la lutte contre les trois maladies et faire face à la pandémie de COVID-19, les gouvernements, les partenaires techniques, la société civile, le secteur privé, les organisations confessionnelles et les communautés doivent collaborer étroitement. Le Fonds mondial est un partenaire fondateur du partenariat de l’initiative ACT, qui vise à accélérer le développement, la production et l’accès équitable au dépistage, au traitement et aux vaccins du COVID-19.

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Ensemble dans la lutte

Pour atténuer l’impact du COVID-19 dans les pays les plus touchés par le VIH, la tuberculose et le paludisme, il nous faut prendre rapidement des mesures, atteindre des niveaux extraordinaires de responsabilité et de collaboration, et disposer de beaucoup plus de ressources. Nous devons comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’une lutte contre un virus, mais également d’une lutte pour sauver des vies de multiples maladies infectieuses. Nous devons mener ce combat inédit tout en poursuivant la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Nous ne voulons pas sauver la vie de personnes exposées à une maladie infectieuse pour les laisser mourir d’une autre. Nous voulons atténuer l’impact du COVID-19, en nous attaquant à ses conséquences directes ainsi qu’à ses répercussions catastrophiques sur les autres maladies. Dans la lutte contre les maladies infectieuses, personne n’est en sécurité tant que nous ne sommes pas tous en sécurité. Qui plus est, à l’instar de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, la lutte contre le COVID-19 ne doit laisser personne de côté.

The Global Fund / Karin Schermbrucker

Ensemble dans la lutte

Partout dans le monde, on s’unit pour lutter contre la maladie. Les professionnels de la santé, les gouvernements, les entreprises, les organismes techniques, les défenseurs de la lutte contre les maladies et les individus travaillent ensemble pour poursuivre la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, pour faire face au COVID-19 et pour sauver des vies.

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« Les répercussions du COVID-19 sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi que d’autres maladies infectieuses, pourraient être catastrophiques. Pour atténuer l’impact de la pandémie, il nous faut prendre rapidement des mesures, atteindre des niveaux extraordinaires de responsabilité et de collaboration, et disposer de beaucoup plus de ressources. Par-dessus tout, nous ne devons laisser personne de côté. »
Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial