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Le Fonds mondial affirme son engagement en faveur de systèmes de santé résistants

01 avril 2015

GENÈVE – Les membres du Conseil d’administration du Fonds mondial ont appelé à une accélération des efforts visant à construire des systèmes de santé résistants susceptibles d’aider à mettre fin aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme.

À l’occasion d’une réunion du Conseil d’administration, plusieurs membres ont fait valoir la nécessité de soutenir les pays pour qu’ils renforcent leurs systèmes de santé, à l’échelle nationale, mais aussi communautaire. Dans cette optique, l’ensemble du partenariat du Fonds mondial doit œuvrer de conserve pour parvenir à des systèmes santé qui soient résistants et pérennes.

La délégation allemande a mis en avant l’importance capitale d’investissements plus larges dans les systèmes de santé si l’on veut répondre aux préoccupations sanitaires des communautés en s’attaquant au VIH, à la tuberculose et au paludisme.

Takeshi Osuga, le Directeur général adjoint pour la coopération internationale et les questions internationales au Ministère japonais des Affaires étrangères, a précisé que des systèmes de santé résistants pouvaient mobiliser l’action autour de nombreux enjeux sanitaires. En adoptant des politiques qui soutiennent une couverture universelle en soins de santé, les partenaires de la santé internationale peuvent soutenir les efforts déployés en faveur de systèmes de santé capables de changer la donne.

D’une façon générale, les avis concordent pour dire que la crise liée à Ébola en Afrique de l’Ouest a mis en évidence l’importance des systèmes de santé.

Ainsi, le professeur Onyebuchi Chukwu, ancien ministre de la Santé du Nigeria, a expliqué comment, dans la lutte menée contre Ébola, son pays a pu s’appuyer avec beaucoup de succès sur des systèmes de santé mis en place pour riposter à la polio. Il a, du reste, insisté sur l’importance d’un engagement et d’une participation des communautés.

Le Fonds mondial a toujours investi dans les systèmes de santé, tant au travers de subventions propres à une maladie en particulier que d’autres axées exclusivement sur le renforcement de ces systèmes.

Mark Dybul, le Directeur exécutif du Fonds mondial, a déclaré que plus d’un tiers des investissements de l’organisation allaient au renforcement des systèmes de santé dans les pays et les communautés où des programmes offrent des soins, une prévention et une prise en charge pour les personnes touchées par le VIH, la tuberculose et le paludisme. M. Dybul a précisé que le meilleur moyen de pérenniser et de renforcer les systèmes de santé consistait à faire en sorte que les investissements soient profondément ancrés au sein des communautés.

Lors d’une réunion de deux jours qui s’est achevée aujourd’hui, le Conseil d’administration a également approuvé un cadre de financement des co-infections et des comorbidités liées au VIH, à la tuberculose et au paludisme.

Arrivant au terme d’un mandat de deux ans à la présidence du Conseil d’administration, Mme Nafsiah Mboi a déclaré que les systèmes de santé ont vocation à permettre aux communautés de répondre à leurs besoins variés et uniques en matière de santé, un rôle qui n’a jamais été plus essentiel qu’aujourd’hui.

« Le Fonds mondial est résolu à assumer un rôle majeur dans le renforcement des systèmes de santé dans la période qui suivra les objectifs de développement de 2015 », a-t-elle précisé.

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