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Le Qatar multiplie par cinq sa contribution au Fonds mondial

03 septembre 2020

GENÈVE – Le Qatar et le Fonds mondial ont signé aujourd’hui un accord de contribution pluriannuel d’un montant de 50 millions de dollars US pour la période 2020-2022, renforçant ainsi leur partenariat en matière de lutte contre les maladies infectieuses et de mise en place de systèmes de santé résistants.

Annoncée lors de la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial en octobre dernier à Lyon (France), cette contribution versée par l’intermédiaire du Fonds qatari pour le développement est cinq fois plus élevée que la dernière contribution versée par le pays lors de la précédente Conférence, qui s’élevait à 10 millions de dollars US, et intervient en outre à une période secouée par une crise sanitaire sans précédent causée par la pandémie de COVID-19.

Cet accord a été signé par M. Khalifa Jassim Al-Kuwari, Directeur général du Fonds qatari pour le développement, et Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial.

« Cette contribution s’inscrit dans la continuité des directives de Son Altesse M. Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Émir de l’État du Qatar, confirmant l’engagement du Qatar à contribuer aux efforts mondiaux visant à mettre fin aux épidémies de SIDA, de tuberculose et de paludisme d’ici à 2030 », a affirmé M. Al-Kuwari.

« Le Fonds qatari pour le développement est fier du partenariat stratégique établi avec le Fonds mondial, car celui-ci permet de soutenir la mise en place de solutions novatrices pour répondre aux défis mondiaux en matière de santé en mobilisant les meilleures compétences, contributions et innovations possibles dans les secteurs public et privé afin de lutter contre les maladies et de mettre en place des systèmes résistants et pérennes pour la santé ».

Sands a remercié le Qatar d’avoir considérablement augmenté sa contribution pluriannuelle au Fonds mondial et de son engagement en faveur du renforcement de la sécurité sanitaire mondiale.

« Nous sommes extrêmement reconnaissants envers le Qatar d’avoir renforcé son engagement en faveur du Fonds mondial, car cela a été essentiel pour atteindre l’objectif de mobiliser 14 milliards de dollars US pour la période 2020-2022 », a affirmé M. Said.

« Les enjeux sont immenses. Notre partenariat a eu un impact considérable sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, mais le COVID-19 menace de réduire à néant des décennies de progrès. Une mobilisation sans précédent est nécessaire pour améliorer la sécurité sanitaire mondiale et protéger les résultats durement acquis en vue de la réalisation des objectifs de développement durable. Si nous n’agissons pas au plus vite, nous risquons de reculer ».

Le Fonds mondial, partenariat mondialement reconnu de lutte contre les principales maladies infectieuses à l’échelle planétaire, a sauvé plus de 32 millions de vies et contribué à réduire de moitié le nombre de décès liés au VIH, à la tuberculose et au paludisme grâce au décaissement de 45 milliards de dollars US dans plus de 100 pays depuis 2002.

Il ressort toutefois d’un exercice de modélisation mené récemment par l’OMS, ONUSIDA et le Partenariat mondial Halte à la tuberculose que les décès liés au VIH, à la tuberculose et au paludisme pourraient quasiment doubler dans l’année à venir en raison de la pandémie de COVID-19. La lutte contre le COVID-19 et la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme sont un seul et même combat.

Le Fonds mondial joue un rôle essentiel dans la riposte contre le COVID-19 dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, tout en luttant contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et en s’efforçant de renforcer les systèmes de santé. Le Fonds a fourni des subventions à hauteur de 1 milliard de dollars US ainsi qu’une souplesse opérationnelle pour aider les pays à lutter contre le COVID-19, protéger les agents de santé et les systèmes de santé et protéger les acquis en matière de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme dans les pays concernés

Au Moyen-Orient, des programmes financés par le Fonds mondial permettent de fournir des services essentiels de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme aux populations clés et aux groupes vulnérables, tels que les réfugiés, les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, les femmes et les enfants ou encore d’autres populations en Iraq, en Jordanie, au Liban, en Palestine, en Syrie et au Yémen.

Le Fonds mondial apporte également son soutien à de nombreux pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) afin de lutter contre le COVID-19 et d’atténuer les effets de la pandémie sur les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, notamment à l’Afghanistan, à l’Algérie, au Bangladesh, au Burkina Faso, à Djibouti, au Maroc, au Pakistan, au Sénégal, au Soudan et au Tchad.

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