Bureau de l’Inspecteur général

© UNDP Guinea-Bissau / Gwenn Dubourthoumieu

Lutter contre la vente illicite de ‘ticafrani’ en Côte d’Ivoire

18 avril 2016

Le Bureau de l'Inspecteur général du Fonds mondial, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, lance aujourd’hui en Côte d'Ivoire une campagne anti-corruption intitulée « J'en parle maintenant ! ».

La campagne vise à sensibiliser les populations sur les dangers de prendre des médicaments achetés sur les marchés en dehors d’un traitement médical encadré. La campagne ciblera le détournement de RHZE, souvent appelé le ‘ticafrani’, des antibiotiques puissantes et essentielles dans le traitement de la tuberculose. Cette pratique engendre non seulement une perte financière pour le Fonds mondial, mais représente également un risque majeur de santé publique puisque elle renforce la prévalence des formes multirésistantes de la tuberculose.

Au moyen de messages d’intérêt public sur les radios nationales et dans les médias, la campagne s’appuie sur le travail de la Fondation Chirac, la fondation caritative de l’ancien président français, en réutilisant notamment son slogan « Le médicament de la rue tue ! ».

« Nous soutenons cette campagne qui a pour objectif de protéger la santé des populations vivant en Côte d’Ivoire, » a déclaré la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Raymonde Goudou Coffie. « Tout comme le Fonds Mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire est fortement engagé dans la lutte contre les médicaments de la rue. Toute action qui va dans le sens d’éradiquer et de lutter contre la prolifération des médicaments illicites et contrefaits, est soutenue par le Gouvernement ivoirien. »

« Le Fonds mondial ne tolère aucune forme de corruption », a affirmé Mouhamadou Diagne, l'Inspecteur général du Fond mondial. «Nous veillons à ce que ses investissements servent les populations de la façon la plus efficace qui soit. Tous nos rapports sont publiés dans leur intégralité dans un souci de transparence et de responsabilité.»

«Il est essentiel de renforcer la chaîne d'approvisionnement des médicaments financés par le Fonds mondial», a déclaré Sonia Florisse, gestionnaire de portefeuille du Fonds mondial chargée de la Côte d'Ivoire. « Grâce à notre collaboration avec le Ministère de la Santé et nos partenaires dans le pays, cette campagne renforcera les mesures prises pour que les programmes que nous finançons aient l'impact le plus marqué possible pour améliorer la santé des populations ivoiriennes. »

Le Fonds mondial a décaissé 336 millions de dollars US (196 milliards Fcfa) en Côte d'Ivoire à ce jour. En association avec ses partenaires, les programmes financés par le Fonds mondial apportent des résultats : plus de 140 000 personnes vivant avec le VIH sont sous traitement antirétroviral ; 83 000 cas de tuberculose ont été détectés et traités et 25,8 millions de moustiquaires ont été distribués pour lutter contre le paludisme.

La campagne « J'en parle maintenant ! » est sur le web à l’adresse www.ispeakoutnow.org

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Pour plus d’information:

Thomas Fitzsimons
Courriel:
Portable: + 41 (0)79 412 14 61

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Le Bureau de l'Inspecteur général protège les actifs, les investissements, la réputation et la viabilité du Fonds mondial en veillant à ce qu'il prenne les bonnes mesures pour mettre un terme aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme. Au travers d'audits, d'enquêtes et d'activités de conseils, il encourage les bonnes pratiques, limite les risques et fait état des actes répréhensibles dans un souci de transparence et d'exhaustivité.

Créé en 2005, le Bureau de l'Inspecteur général est une unité indépendante du Fonds mondial, mais qui en fait néanmoins partie intégrante. Il rend compte au Conseil d'administration par l'intermédiaire de son Comité d'audit et d'éthique, et sert les intérêts de toutes les parties prenantes du Fonds mondial. Il exerce ses activités conformément aux Normes internationales pour la pratique professionnelle de l'audit interne et aux Lignes directrices uniformes en matière d'enquête de la Conférence des enquêteurs internationaux.

Le Fonds mondial est d'avis que chaque dollar compte et mène une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la fraude, de la corruption et du gaspillage. Au travers de ses mécanismes de signalement des actes répréhensibles, le Bureau de l'Inspecteur général encourage chacun à faire connaître les cas de fraude, d'abus ou d'atteintes aux droits de l'Homme empêchant les ressources du Fonds mondial de parvenir à ceux qui en ont besoin.