Présentation du Fonds mondial

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Le Fonds mondial est une organisation du 21e siècle fondée sur le partenariat, conçue pour accélérer la fin des épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme.

Créé en 2002, il constitue un partenariat entre les autorités publiques, la société civile, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies. Le Fonds mondial collecte et investit près de quatre milliards de dollars US par an à l’appui de programmes dirigés par des spécialistes locaux dans les pays et les communautés qui en ont le plus besoin.

Un travail en commun a permis de sauver des millions de vies et de fournir des services de prévention, de traitement et de prise en charge à des centaines de millions de personnes. Cela a contribué à redynamiser des communautés entières, à renforcer les systèmes de santé locaux et à redresser les économies.

Un investissement intelligent

En 2000, il semblait que rien ne pouvait arrêter le sida, la tuberculose et le paludisme. Dans beaucoup de pays, le sida avait dévasté une génération entière, laissant derrière lui d’innombrables orphelins et des communautés anéanties. Le paludisme a tué de jeunes enfants et des femmes enceintes incapables de se protéger des moustiques ou privés d’accès à des médicaments essentiels. La tuberculose, quant à elle, a injustement frappé les plus démunis, comme elle le fait depuis des millénaires.

La communauté internationale a réagi. En tant que partenariat entre les autorités publiques, le secteur privé, la société civile et les personnes touchées par la maladie, le Fonds mondial canalise les ressources de la planète pour investir stratégiquement dans des programmes visant à en finir avec les épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme.

« Le Fonds mondial est l’une des plus belles choses que les gens aient jamais faites les uns pour les autres. C’est un vecteur fantastique de diffusion des traitements et des outils de prévention dont nous disposons aujourd’hui. Il nous permet de nous assurer que les investissements profitent à ceux qui en ont le plus besoin. »
Bill Gates, cérémonie d’ouverture de la seizième Conférence internationale sur le sida

Un partenariat du 21e siècle

Le modèle de partenariat du Fonds mondial a été conçu pour promouvoir des solutions innovantes répondant aux défis de la santé mondiale. Des pays décident où et comment combattre au mieux le sida, la tuberculose et le paludisme. Collectivement, le Fonds mondial tire parti des meilleurs atouts des secteurs public et privé, en termes d’expérience, de connaissances et d’innovation, afin de combattre les maladies et de construire des systèmes résistants et pérennes pour la santé.

Des résultats qui comptent

Grâce à des investissements intelligents et efficaces dans le domaine de la santé par l’intermédiaire du Fonds mondial, 22 millions de vies ont été sauvées, ce qui a permis d’élargir les possibilités et de renforcer la justice sociale pour des familles et des communautés du monde entier.

Les progrès de la science, des idées novatrices et le savoir-faire du secteur privé sont autant de clés qui permettent d’améliorer la prévention, le traitement et la prise en charge des maladies. Des millions de personnes bénéficient aujourd’hui d’un traitement antirétroviral et échappent à la mort à laquelle le VIH les condamnait jadis. Les décès imputables au paludisme, qui touchaient essentiellement de jeunes enfants, ont diminué de moitié. De nouveaux systèmes de diagnostic accélèrent le dépistage et le traitement des personnes atteintes de tuberculose.

En savoir plus

Où se trouvent les programmes

Consultez notre portefeuille des subventions pour en savoir plus sur les programmes soutenus par notre partenariat et sur l’impact par pays ou par région.

Principes

Partenariat

Le seul moyen de mettre un terme aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme est de travailler ensemble : les autorités publiques, la société civile, les communautés touchées par la maladie, les partenaires techniques, le secteur privé, les organisations confessionnelles et les autres bailleurs de fonds. Tous les acteurs investis dans la riposte aux maladies doivent participer aux processus décisionnels.

Appropriation par le pays

Ceux qui mettent en œuvre les programmes sur le terrain savent mieux que personne comment lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme en fonction de leur contexte local. L’appropriation par le pays signifie que les personnes établissent leurs propres solutions de lutte contre les trois maladies et en assument l’entière responsabilité. Chaque pays adapte sa riposte en fonction du contexte politique, culturel et épidémiologique.

Financement en fonction des résultats

La continuité des financements dépend de résultats avérés, efficaces et assortis d’échéances. Les agents locaux du Fonds suivent et vérifient minutieusement les résultats du programme.

Transparence

Le Fonds mondial conduit l’ensemble de ses activités dans un souci de grande transparence, notamment pour les demandes et l’attribution de financements, les résultats des subventions, les résultats institutionnels, la gouvernance et le suivi stratégique. L’ensemble des audits et des enquêtes réalisés par le Bureau de l’Inspecteur général sont rendus publics. De plus, le Fonds mondial adhère pleinement à l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide et y participe.

Structures fondamentales

Conseil d’administration

Notre Conseil d’administration définit les stratégies, gouverne l’institution et approuve l’ensemble des décisions de financement. Il est également chargé d’évaluer les résultats de l’institution, la gestion globale des risques, la participation des partenaires, la mobilisation des ressources et les plaidoyers. Le Conseil d’administration réunit des représentants des gouvernements donateurs et des autorités publiques chargées de la mise en œuvre, d’organisations non gouvernementales, du secteur privé, de fondations privées et des communautés touchées.

Instance de coordination nationale

Chaque pays maître d’œuvre établit un comité national, appelé instance de coordination nationale, chargé de présenter des demandes de financement au nom du pays et d’en superviser la mise en œuvre après que la demande a donné lieu à la signature d’une subvention. Les instances de coordination nationale réunissent des représentants de chaque secteur investi dans la riposte aux maladies.

Personnel

Le personnel du Fonds mondial est chargé des activités quotidiennes de l’institution, principalement de la gestion des subventions. Tous les membres du personnel du Fonds mondial sont basés au Secrétariat à Genève, en Suisse.

Comité technique d’examen des propositions

Le Comité technique d’examen des propositions est une instance indépendante constituée de spécialistes de la santé, du développement et de la finance. Il est chargé d’évaluer le bien-fondé technique de chaque demande de financement.

Agent local du Fonds

Les agents locaux du Fonds sont des consultants indépendants chargés d’évaluer la mise en œuvre et les données des subventions. Comme le Fonds mondial ne possède pas d’antennes dans les pays, les agents locaux sont donc ses yeux et ses oreilles sur le terrain.

Récipiendaire principal

Les récipiendaires principaux sont chargés de mettre en œuvre les subventions, notamment d’assurer la coordination des instances plus petites, appelées sous-récipiendaires. Les récipiendaires principaux assument les responsabilités financières et programmatiques des subventions.

Bureau de l’Inspecteur général

Le Bureau de l’Inspecteur général, une instance indépendante qui rend compte directement au Conseil d’administration, est lui aussi chargé du suivi stratégique et des activités de garantie. Il s’assure que le Fonds mondial investit dans un souci d’efficacité optimale et veille à limiter les risques d’emploi abusif des financements.

Histoire du Fonds mondial

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été créé en 2002 afin de récolter, de gérer et d’investir les fonds de donateurs internationaux pour lutter contre trois des maladies infectieuses les plus mortelles que le monde ait jamais connues. La mission du Fonds mondial est d’investir les fonds de ces donateurs afin de vaincre ces trois maladies.

L’idée du Fonds mondial est le fruit de la rencontre entre un plaidoyer politique émanant de la base et les impératifs des dirigeants mondiaux. Il est possible de prévenir et de traiter le sida, la tuberculose et le paludisme – mais pour y parvenir, la participation des dirigeants et des décisionnaires mondiaux est nécessaire autant que celle des personnes travaillant sur le terrain pour aider les hommes, les femmes et les enfants vivant avec ces maladies.

« La première fois que m’est venue l’idée du Fonds mondial, les gens disaient que je rêvais… Mais j’adore les rêves. Tout commence toujours par un rêve. »
Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies

L’idée a été évoquée lors du Sommet du G8 à Okinawa, au Japon, en 2000. Le véritable engagement a commencé à se concrétiser au Sommet de l’Union africaine en avril 2001, puis s’est prolongé à la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies au mois de juin de la même année, avant que l’idée soit finalement approuvée par le G8 lors de son Sommet à Gênes, en Italie, en juillet 2001. Un groupe de travail transitoire a été créé afin de définir les principes et les modalités de travail de la nouvelle organisation et le Fonds mondial a vu le jour en janvier 2002.

Publié 07 juin 2018