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Impact du COVID-19 sur les services de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et les systèmes de santé

13 avril 2021

Aperçu de la situation dans 502 établissements de santé en Afrique et en Asie

Un nouveau rapport du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fournit un aperçu dépeignant l’impact du COVID-19 sur la prestation de services de santé dans le cadre de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme dans 32 pays en Afrique et en Asie. Il met en lumière les mesures d’adaptation prises par les établissements de santé pour contrer l’interruption de leurs services engendrée par la pandémie.

L’année 2020 a été marquée par le COVID-19. Le virus a obligé les pays à instaurer des confinements, a fait des ravages économiques, a plongé des millions de personnes dans une pauvreté extrême et a augmenté les cas de violence fondée sur le genre. À ce jour, plus de 135 millions de personnes ont été infectées par le COVID-19 et plus de 2,9 millions de personnes en sont mortes. Cependant, l’impact de la pandémie va bien au-delà du nombre d’infections et de décès. Le COVID-19 a bouleversé les systèmes de santé et a entraîné des répercussions désastreuses sur certaines des maladies les plus meurtrières au monde, y compris le VIH, la tuberculose et le paludisme.

La présente enquête procure un instantané des impacts du COVID-19 sur les programmes vitaux de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et la continuité des services de santé dans 32 pays à revenu faible et intermédiaire en 2020, ainsi que de l’ampleur de ces effets perturbateurs.

L’interruption de ces services de santé signifie que les personnes ne sont pas testées, diagnostiquées ni traitées à grande échelle pour le VIH, la tuberculose et le paludisme. Cela menace les gains durement acquis à ce jour par le Fonds mondial dans la lutte contre ces trois maladies. De plus, la disponibilité des produits nécessaires à la lutte contre le COVID-19, comme les équipements de protection individuelle (EPI) et les tests de diagnostic, est beaucoup trop faible.

Il y a malgré tout une lueur d’espoir. Les mesures adaptatives mises en œuvre pour contrer les impacts du COVID-19 sur la continuité des services de santé fonctionnent. Le Fonds mondial a besoin de plus d’argent pour porter à grande échelle ces mesures innovantes, pour protéger les agents de santé de première ligne et pour assurer la continuité des services de santé vitaux de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme dans le monde entier.