# VIH et sida


## Le défi

Après plus de deux décennies de progrès, nous pouvons entrevoir un avenir sans sida. Les efforts des
                    communautés, des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des partenaires de la
                    santé mondiale ont permis de réaliser des avancées extraordinaires dans la lutte contre le VIH. À
                    l’échelle mondiale, le nombre de nouvelles infections à VIH a diminué de 42 %, passant de
                    2,1 millions en 2010 à 1,2 million en 2025.

Mais le VIH demeure l’une des principales maladies infectieuses et une menace importante pour la
                    sécurité sanitaire mondiale. En 2025, on a enregistré 1,2 million de nouvelles infections à VIH
                    dans le monde, et 570 000 décès liés au sida – des décès évitables pour la plupart.

Les adolescentes et les jeunes femmes (15 à 24 ans) continuent de courir un risque
                    disproportionné d’être infectées par le VIH en Afrique de l’Est et australe, et sont bien plus
                    susceptibles de contracter le VIH que les adolescents et les jeunes hommes.

Les populations clés – notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les
                    personnes transgenres et de diverses identités de genre, les travailleuses et travailleurs du sexe,
                    les personnes qui consomment et/ou s’injectent des drogues et les personnes dans les prisons et
                    autres milieux fermés, ainsi que leurs partenaires sexuels – comptaient, en 2024, pour environ
                    les deux tiers des nouvelles infections à VIH en dehors de l’Afrique subsaharienne et pour environ
                    26 % de ces infections en Afrique subsaharienne.

En 2025, on comptait 93 000 nouvelles infections parmi les enfants à l’échelle mondiale, et
                    sur 1,3 million d’enfants vivant avec le VIH, seulement 55 % étaient sous traitement – un
                    taux de couverture bien inférieur à celui des adultes.

Les coupures du financement, les crises humanitaires et les obstacles à l’accès aux soins de santé
                    ont ralenti les progrès et aggravé les risques pour les personnes les plus vulnérables. Les progrès
                    à l’échelle mondiale reposent sur des investissements audacieux, le leadership des gouvernements, du
                    secteur privé, de la société civile et des communautés, et sur un engagement collectif en faveur
                    d’un impact durable.

### Le VIH et le sida dans les pays où le Fonds mondial investit

#### **Financement**

- Le Fonds mondial assure 28 % du financement international des programmes de
                                        lutte contre le VIH.
- En date de juin 2026, nos investissements dans les programmes de prévention
                                        et de traitement du VIH et du sida totalisaient 28,5 milliards de
                                        dollars US.
- En date de juin 2026, nos investissements dans les programmes conjoints de
                                        lutte contre la tuberculose et le VIH totalisaient 9,6 milliards de
                                        dollars US.

#### **Prévention**

- En 2025, 10 millions de personnes ont été touchées par les services de
                                        prévention du VIH.
- En 2025, 623 000 femmes enceintes vivant avec le VIH ont reçu un traitement
                                        pour les maintenir en vie et éviter la transmission du VIH à leurs bébés.

#### **Dépistage et traitement**

- En 2025, 87 % des personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut
                                        sérologique, 80 % des personnes connaissant leur statut étaient sous
                                        traitement
                                        et 74 % des personnes traitées avaient une charge virale indétectable.
- En 2025, 26,9 millions de personnes étaient sous thérapie antirétrovirale
                                        pour
                                        le VIH.
- 12,1 millions de tests de dépistage du VIH ont été effectués parmi les
                                        populations clés et prioritaires.

* * *

[En savoir plus sur le VIH en consultant notre
                                        Rapport sur les résultats](/fr/results/ "Results")

[Consulter
                                        l'Explorateur de données pour obtenir davantage de données sur le VIH (en
                                        anglais)](https://data.theglobalfund.org/annual-results)

## Notre riposte

Le Fonds mondial assure 28 % du financement international des programmes de lutte contre le VIH. En date
            de juin 2026, nous avions investi 28,5 milliards de dollars US dans des programmes de
            prévention et de traitement du VIH et du sida, en plus de 9,6 milliards de dollars US dans des
            programmes conjoints de lutte contre la tuberculose et le VIH.

Nos investissements dans la lutte contre le VIH ont un impact. Dans les pays où le Fonds mondial investit,
            les décès liés au sida ont diminué de 77 % et les nouvelles infections de 64 % entre 2002 et
            2025.

### Tendances des décès liés au sida

### Tendances des nouvelles infections à VIH

Avec prévention et antirétroviraux (chiffres réels)

Sans prévention ni antirétroviraux

Estimations de la charge de morbidité du VIH par l’ONUSIDA (2025). Estimation des tendances «
                        sans prévention ni antirétroviraux » à partir des modèles Goals, AEM et AIM, si disponibles. Les
                        estimations de la charge de morbidité de l’ONUSIDA ne sont pas disponibles pour certains pays. «
                        Portefeuille du Fonds mondial » fait référence aux pays qui ont récemment reçu un financement du
                        Fonds mondial pour des programmes de lutte contre le VIH/sida et qui ont présenté des résultats
                        programmatiques au cours des deux derniers cycles. Regroupements
                            régionaux du Fonds mondial.

[Télécharger les données (format CSV)](https://www.theglobalfund.org/media/pykhq5y5/rr-hiv-trends-download.csv)

## Traitement, prise en charge et soutien des personnes vivant avec le VIH

En collaboration avec nos partenaires, nous réalisons des progrès significatifs vers la mise en
                    pratique de la directive de « traitement pour toutes et tous » de l’OMS et des
                    cibles 95-95-95 de l’ONUSIDA. Grâce à ces efforts, le nombre de personnes vivant avec le VIH
                    qui connaissent leur statut sérologique VIH a considérablement augmenté, ainsi que le nombre de
                    personnes qui connaissent leur statut sérologique et sont sous thérapie antirétrovirale et le nombre
                    de personnes qui sont sous thérapie antirétrovirale et dont la charge virale est indétectable
                    (lorsque la quantité de VIH dans le sang d’une personne devient si faible qu’elle est indétectable
                    et que le virus ne se transmet plus).

En 2025, 26,9 millions de personnes étaient sous thérapie antirétrovirale pour le VIH dans les
                    pays où le Fonds mondial investit. Il s’agit d’une hausse considérable comparativement aux
                    17,5 millions de personnes sous traitement en 2017, mais encore loin des 34 millions visés
                    dans les cibles 95-95-95 de l’ONUSIDA pour 2025.

Nous soutenons également la dispensation pour plusieurs mois (trois mois ou plus de médicaments ou de
                    produits de prévention à la fois) et dans la communauté de produits de prévention, de soins et de
                    traitement du VIH, ainsi que des programmes communautaires pour l’administration des thérapies
                    antirétrovirales, le soutien à l’observance, le leadership communautaire, la participation et
                    l’éducation au traitement.

## Prévention

Le Fonds mondial investit davantage dans des interventions de prévention à fort impact contre le VIH,
                    notamment dans les préservatifs et les lubrifiants, la prophylaxie préexposition (PrEP), la
                    prophylaxie postexposition (PEP) et les programmes de réduction des dommages pour les personnes qui
                    consomment des drogues injectables. En 2025, 1,1 million de personnes ont reçu une prophylaxie
                    préexposition antirétrovirale.

En plus de ces investissements, nous aidons les pays à concentrer leurs efforts dans les zones où la
                    transmission du VIH est élevée et en faveur des personnes ayant les plus grands besoins en matière
                    de prévention du VIH – les populations clés et les adolescentes et les jeunes femmes, ainsi que
                    leurs partenaires sexuels – afin que celles-ci disposent des outils, des connaissances et des
                    capacités nécessaires pour éviter de contracter le VIH.

Nous travaillons également avec des partenaires pour rendre les options de prévention du VIH plus
                    accessibles aux endroits où les personnes ont besoin d’y accéder rapidement. En investissant dans le
                    suivi dirigé par la communauté, nous aidons les communautés touchées par le VIH à surveiller
                    l’accessibilité, la qualité, l’acceptabilité et l’abordabilité des services de santé, de sorte que
                    ces services soient intégrés et centrés autour des personnes qui y ont recours.

## Orientation des marchés

En collaboration avec ses partenaires, le Fonds mondial accélère l’accès équitable à des produits
                    nouveaux ou améliorés pour la prévention, le dépistage, les soins et le traitement du VIH. Grâce à
                    sa démarche d’orientation des marchés, le Fonds mondial a réalisé d’importantes économies sur les
                    produits de lutte contre le VIH de qualité garantie, notamment les médicaments et les produits
                    destinés à la prévention, au dépistage, aux soins et au traitement.

Pour ce qui est de la prévention du VIH, les démarches d’orientation des marchés comprenaient les
                    préservatifs et les lubrifiants, les produits destinés aux programmes de réduction des dommages et
                    les nouvelles solutions de PrEP, ainsi que les investissements visant à garantir la livraison de ces
                    outils aux personnes qui en ont besoin, jusqu’au dernier kilomètre.

Nous travaillons également à élargir l’accès à des tests de dépistage rapide du VIH à faible coût et
                    de qualité garantie, dont des autotests, et à aider les pays à introduire et à intensifier l’accès
                    aux schémas thérapeutiques les plus efficaces contre le VIH. Nous avons également aidé des pays à
                    mettre à l’échelle des traitements du VIH adaptés aux enfants.

Des progrès considérables ont notamment été accomplis dans le domaine des achats d’antirétroviraux
                    pour le traitement du VIH. En 2000, un an de traitement du VIH pour une personne coûtait plus de
                    10 000 dollars US. En 2018, ce coût avait été réduit à 75 dollars US et
                    aujourd’hui, il n’est plus que de 35 dollars US.

En juillet 2025, le
                    Fonds mondial a [signé
                        un contrat avec Gilead Sciences](/fr/news/2025/2025-07-09-global-fund-secures-access-breakthrough-hiv-prevention-drug-lenacapavir/ "2025-07-09 Global Fund Secures Access Breakthrough HIV Prevention Drug Lenacapavir") pour procurer aux pays à revenu faible
                    ou intermédiaire un médicament injectable à longue durée d’action pour la prévention du VIH, le
                    lénacapavir. C’était la première fois qu’un produit de prévention du VIH était introduit
                    simultanément dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et les pays à revenu élevé – un
                    tournant important pour l’équité en matière de santé mondiale.

Dès juin 2026, l’ensemble des neuf pays pionniers d’Afrique appuyés par le Fonds mondial avaient
                    introduit le lénacapavir. Mi-août 2026, près de 100 000 personnes avaient été
                    traitées avec le lénacapavir. D’ici fin 2026, 24 pays à travers le monde devraient recevoir
                    le lénacapavir, avec le soutien du Fonds mondial, des États-Unis et d’autres partenaires. Conjugué à
                    d’autres outils de prévention innovants en cours de développement, comme l’alimatravir, une PrEP
                    orale à prise mensuelle, le lénacapavir ouvre la perspective d’une réduction considérable du nombre
                    de nouvelles infections à VIH et d’une élimination du sida plus rapide que prévue.

Nous avons continué de prioriser nos investissements pour la prévention du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes, en nous concentrant sur 12 pays prioritaires marqués par une transmission du VIH très élevée parmi les jeunes femmes : Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Ouganda, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

Les investissements dans ces 12 pays ont permis de réduire de 75 % le taux d’incidence du VIH chez les femmes âgées de 15 à 24 ans entre 2010 et 2025.

Une stratégie cruciale dans la lutte contre le VIH consiste à prévenir la transmission des femmes enceintes à leurs bébés. En 2025, dans les pays où le Fonds mondial investit, 90 % des femmes enceintes vivant avec le VIH ont reçu un traitement pour se maintenir en bonne santé et prévenir la transmission à leurs bébés, contre seulement 50 % en 2010.
