# Protéger les plus vulnérables en Amérique latine et dans les Caraïbes pendant la pandémie de COVID-19 - Articles - Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

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# Protéger les plus vulnérables en Amérique latine et dans les Caraïbes pendant la pandémie de COVID-19

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Publié le : 10 février 2021

L’Amérique latine et les Caraïbes ont considérablement progressé dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme au cours des dernières décennies. La pandémie de COVID-19 a toutefois durement frappé la région et ses effets indirects pourraient permettre aux maladies infectieuses de resurgir.

La région représente moins de 10 % de la population mondiale, mais elle comptait, en date d’octobre 2020, 28 % de tous les cas de COVID-19 et 34 % des décès liées au virus à l’échelle mondiale. Depuis le début de la pandémie, le partenariat du Fonds mondial s’est engagé à soutenir les gouvernements et les organisations communautaires de la région afin de protéger les gains durement acquis dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi qu’à aider les pays à lutter contre le COVID-19.

Avec l’aide des communautés, qui jouent un rôle de premier plan, le Fonds mondial soutient la recherche de solutions et d’outils novateurs pour faire face à la crise du COVID-19, tels que des formulaires numériques pour demander des tests de dépistage du VIH, des appels vidéo pour surveiller l’observance du traitement des patients tuberculeux, l'extension des diagnostics moléculaires et de la surveillance en laboratoire, et la fourniture d’équipements de protection aux agents de santé qui distribuent des moustiquaires à domicile. Cette crise a également été l’occasion pour la région d’adopter des pratiques plus efficaces, telles que la délivrance d’antirétroviraux sur plusieurs mois ou le développement de l’autodépistage, des avancées qui seront maintenues dans les programmes à long terme. Le Fonds mondial est toutefois à court de ressources pour financer la lutte contre le COVID-19 et a besoin de toute urgence de mobiliser des fonds supplémentaires. Les bouleversements économiques accentuent les inégalités et plongent les plus vulnérables dans la pauvreté. Il est donc plus important que jamais de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte.

![Lorsque le COVID-19 est apparu au <strong>Guatemala</strong>, le centre de santé communautaire dans lequel Bryanna et ses collègues travailleurs et travailleuses du sexe se faisaient dépister pour le VIH a fermé ses portes. Avec le soutien du Fonds mondial, un projet de kits d’autodépistage a été mis en place afin d’aider les personnes comme Bryanna à accéder aux services de prévention et de dépistage du VIH en période de COVID-19. Ces kits d’autodépistage sont livrés par voie postale et contiennent des tests d’autodépistage, des préservatifs, du lubrifiant et des brochures contenant des conseils pour rester en bonne santé. « Le kit est très facile à utiliser, et je peux faire les tests à la maison, ce qui me permet de me dépister régulièrement », affirme Bryanna.](/media/10590/01.jpg)

![En Amérique latine, 3 personnes sur 10 vivant avec le VIH ont cessé d’avoir recours aux services de lutte contre le VIH pendant la pandémie de COVID-19. Au <strong>Panama</strong>, les organisations communautaires utilisent les réseaux sociaux pour atteindre les populations clés, telles que les travailleurs et les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports avec des hommes et les personnes transgenres. « Avant, nous allions dans les lieux publics, comme les parcs, les arrêts de bus ou les boîtes de nuit, là où les jeunes se retrouvaient. On pouvait se réunir avec eux, leur parler et leur distribuer des préservatifs. Mais avec la pandémie, nous avons dû changer nos méthodes, » explique Fredy,  travailleur communautaire pour l’Asociación de Hombres y Mujeres Nuevos de Panamá. Depuis avril 2020, des groupes d’entraide et des sociétés de transport au <strong>Panama</strong> distribuent des traitements antirétroviraux aux personnes vivant avec le VIH dans le pays.](/media/10591/02.jpg)

![En <strong>Haïti</strong>, le COVID-19 menaçait de réduire à néant les efforts de prévention du paludisme réalisés jusque-là, ce qui aurait pu avoir des conséquences fatales pour le pays le plus pauvre de l’hémisphère Ouest. Avec le soutien du Fonds mondial et de ses autres partenaires, <strong>Haïti</strong> a mené, en 2020, une campagne de distribution à grande échelle de moustiquaires, adaptée au contexte de la pandémie de COVID-19. L’achat d’équipements de protection individuelle, tels que des gants et des masques, a permis aux agents de santé de première ligne de respecter les mesures de distanciation pour distribuer des moustiquaires à domicile, et ainsi éviter que les membres des communautés ne se retrouvent dans un point central pour récupérer des moustiquaires. Entre 2010 et 2018, <strong>Haïti</strong> a réduit de moitié le nombre de cas de paludisme grâce à la mise en place d’une stratégie communautaire et d’un système de surveillance dans les zones difficiles d’accès. Haïti a ainsi pu mettre en pratique les enseignements tirés de son expérience réussie en matière de lutte contre le paludisme dans la nouvelle lutte contre le COVID-19 pour protéger les communautés.](/media/10592/03.jpg)

![Depuis le début de la pandémie de COVID-19, Kenny Espinosa, militant anti-VIH et agent de santé communautaire de Bogota, la capitale de la <strong>Colombie</strong>, fait tout pour s’assurer que les personnes les plus vulnérables ne sont pas oubliées. Kenny, qui travaille pour le Colombian Network for Diversity Support, organise des séances de counseling et des ateliers sur la santé et le VIH à l’intention des populations clés, comme les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transgenres, les travailleurs du sexe et les migrants venant du pays voisin, le Venezuela. La Colombie est l’un des pays d’Amérique latine qui a été le plus frappé par le COVID-19. Les restrictions relatives à la quarantaine ont exposé des communautés déjà marginalisées à une stigmatisation et une discrimination encore plus fortes. « La plupart des membres de la communauté LGBT sont actifs sur les médias sociaux. L’application TeCuidamos.com nous a donc vraiment aidés à éliminer les obstacles, explique le jeune homme de 25 ans. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Des solutions existent pour lutter contre la discrimination et aider les populations les plus vulnérables. »](/media/10708/04-02.jpg)

![En <strong>Colombie</strong>, étant donné que de nombreux établissements de santé ont fermé leurs portes ou ont été transformés en centres de lutte contre le COVID-19, les personnes vivant avec le VIH ont éprouvé des difficultés à accéder à des services essentiels. Avec le soutien du Fonds mondial, l’application TeCuidamos.com a été mise en place pour proposer un accès rapide à des tests de dépistage du VIH. Celle-ci permet également de fournir des services de prévention et de conseil aux hommes ayant des rapports avec des hommes, aux personnes transgenres et aux travailleurs et travailleuses du sexe. Conçu par la Empresa Nacional Promotora del Desarrollo Territorial (ENTerritorio), le projet est mené à bien à Bogota et Medellin et dans cinq autres villes colombiennes.](/media/10593/04.jpg)

![Malgré les progrès réalisés en matière de prévention et de contrôle de la tuberculose, cette maladie demeure un problème de santé publique majeur en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le confinement et la distanciation sociale imposés par le COVID-19 ont entraîné une interruption des services de traitement et de prévention de la tuberculose, ce qui pourrait avoir pour conséquence une augmentation des cas et des décès. En <strong>République dominicaine</strong>, les prestataires de santé ont recours aux appels vidéo pour ausculter à distance les patients tuberculeux et veiller à ce qu’ils suivent leur traitement. Les agents de santé peuvent ainsi effectuer un suivi des traitements par appel vidéo.](/media/10594/05.jpg)

![La pandémie de COVID-19 fait payer un lourd tribut aux populations vulnérables, telles que la communauté LGBT, les autochtones, les détenus et les migrants, qui sont déjà victimes de stigmatisation et de discrimination. Le Fonds mondial aide les pays à renforcer la protection des droits de l’homme pendant la pandémie de COVID-19. Au <strong>Honduras</strong>, le Fonds mondial fournit un soutien aux activités en ligne d’aide psychosociale et de défense des droits de l’homme pour faire en sorte que les personnes vivant avec le VIH aient accès aux médicaments nécessaires.](/media/10595/06.jpg)

![La lutte contre le paludisme se poursuit de village en village dans les coins les plus reculés de la région. En 2018, le <strong>Paraguay</strong> est devenu le premier pays d’Amérique à être certifié exempt de paludisme, pour la première fois en plus de quarante ans. En dépit des guerres et des séismes qui frappent le pays, la petite nation d’<strong>El Salvador</strong> rejoindra cette année le Paraguay pour réaliser l'exploit herculéen de mettre fin au paludisme. Dans la plupart des pays endémiques d'Amérique latine, les progrès réalisés en matière de lutte contre cette maladie transmise par les moustiques ont été extraordinaires, avec une baisse de 62 % des cas entre 2000 et 2015. Avant l’apparition du COVID-19, cependant, certains pays avaient signalé une augmentation des cas. Cette situation est particulièrement préoccupante lorsque des communautés autochtones vivent dans des villes dans les régions de l’Amazone et du Pacifique.](/media/10596/07.jpg)

![Le Fonds mondial aide la <strong>Bolivie</strong> à lutter contre la pandémie de COVID-19 et à atténuer les répercussions de celle-ci sur les programmes de lutte contre VIH, la tuberculose et le paludisme. Le soutien du Fonds mondial a permis d’utiliser des machines GeneXpert, habituellement utilisées pour le dépistage de la tuberculose, pour effectuer également des tests de dépistage du COVID-19, ainsi que de renforcer la surveillance épidémiologique du COVID-19 auprès des personnes vivant avec le VIH.](/media/10597/08.jpg)

![En Amérique latine, la formation en ligne du personnel de santé est devenue essentielle pour renforcer la riposte contre des maladies comme le VIH et la tuberculose pendant la pandémie de COVID-19. En <strong>République dominicaine</strong>, les investissements du Fonds mondial appuient un système unifié pour le transport d’échantillons biologiques et le retour des résultats des tests de dépistage du VIH et de la tuberculose. Or, les confinements et autres restrictions liés à la pandémie de COVID-19 entravent la formation du personnel de laboratoire chargé de la collecte des échantillons, notamment les techniciens, les équipes administratives et les chauffeurs. Pour lutter contre cette situation, le Fonds mondial a soutenu l’offre d’un cours d’autoformation en ligne certifié par le service national de santé et le ministère de la Santé. À la mi-mars, plus de 1 000 étudiants s’étaient inscrits au cours, et 767 l’avaient terminé. L’un des participants, technicien en analyses biomédicales, donne son avis : « Il s’agit d’une excellente formation, qui nous permet d’apprendre et d’approfondir nos connaissances sans sortir de chez nous. » Le système unifié pour le transport d’échantillons renforce l’efficacité opérationnelle et accélère l’obtention des résultats, ce qui entraîne une amélioration de la qualité et de la pérennité des services.](/media/10709/09.jpg)

![Le Fonds mondial a investi 2,4 milliards de dollars US pour aider les pays d’Amérique latine et des Caraïbes à réaliser l’objectif de développement durable visant à mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme à l’horizon 2030 et à construire des systèmes de santé solides. Le COVID-19 entraîne toutefois un sérieux abaissement du niveau de vie dans la région. Dans ses prévisions d'octobre 2020, le FMI prévoyait que les économies d'Amérique latine reculeraient de 8,1 % en 2020. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le Fonds mondial a engagé près de 30 millions de dollars US pour aider la région à atténuer les répercussions de la pandémie sur les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et pour faire face au COVID-19. Ce partenariat est efficace et permet d’élaborer et de proposer des solutions et des outils novateurs. Davantage de fonds sont toutefois nécessaires pour pouvoir continuer à produire des résultats.](/media/10598/10.jpg)

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Lorsque le COVID-19 est apparu au <strong>Guatemala</strong>, le centre de santé communautaire dans lequel Bryanna et ses collègues travailleurs et travailleuses du sexe se faisaient dépister pour le VIH a fermé ses portes. Avec le soutien du Fonds mondial, un projet de kits d’autodépistage a été mis en place afin d’aider les personnes comme Bryanna à accéder aux services de prévention et de dépistage du VIH en période de COVID-19. Ces kits d’autodépistage sont livrés par voie postale et contiennent des tests d’autodépistage, des préservatifs, du lubrifiant et des brochures contenant des conseils pour rester en bonne santé. « Le kit est très facile à utiliser, et je peux faire les tests à la maison, ce qui me permet de me dépister régulièrement », affirme Bryanna. The Global Fund / James Rodriguez / Panos

En Amérique latine, 3 personnes sur 10 vivant avec le VIH ont cessé d’avoir recours aux services de lutte contre le VIH pendant la pandémie de COVID-19. Au <strong>Panama</strong>, les organisations communautaires utilisent les réseaux sociaux pour atteindre les populations clés, telles que les travailleurs et les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports avec des hommes et les personnes transgenres. « Avant, nous allions dans les lieux publics, comme les parcs, les arrêts de bus ou les boîtes de nuit, là où les jeunes se retrouvaient. On pouvait se réunir avec eux, leur parler et leur distribuer des préservatifs. Mais avec la pandémie, nous avons dû changer nos méthodes, » explique Fredy,  travailleur communautaire pour l’Asociación de Hombres y Mujeres Nuevos de Panamá. Depuis avril 2020, des groupes d’entraide et des sociétés de transport au <strong>Panama</strong> distribuent des traitements antirétroviraux aux personnes vivant avec le VIH dans le pays. UNDP Panama/ Grey Díaz

En <strong>Haïti</strong>, le COVID-19 menaçait de réduire à néant les efforts de prévention du paludisme réalisés jusque-là, ce qui aurait pu avoir des conséquences fatales pour le pays le plus pauvre de l’hémisphère Ouest. Avec le soutien du Fonds mondial et de ses autres partenaires, <strong>Haïti</strong> a mené, en 2020, une campagne de distribution à grande échelle de moustiquaires, adaptée au contexte de la pandémie de COVID-19. L’achat d’équipements de protection individuelle, tels que des gants et des masques, a permis aux agents de santé de première ligne de respecter les mesures de distanciation pour distribuer des moustiquaires à domicile, et ainsi éviter que les membres des communautés ne se retrouvent dans un point central pour récupérer des moustiquaires. Entre 2010 et 2018, <strong>Haïti</strong> a réduit de moitié le nombre de cas de paludisme grâce à la mise en place d’une stratégie communautaire et d’un système de surveillance dans les zones difficiles d’accès. Haïti a ainsi pu mettre en pratique les enseignements tirés de son expérience réussie en matière de lutte contre le paludisme dans la nouvelle lutte contre le COVID-19 pour protéger les communautés. DaliReel Productions / Nothing But Nets

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, Kenny Espinosa, militant anti-VIH et agent de santé communautaire de Bogota, la capitale de la <strong>Colombie</strong>, fait tout pour s’assurer que les personnes les plus vulnérables ne sont pas oubliées. Kenny, qui travaille pour le Colombian Network for Diversity Support, organise des séances de counseling et des ateliers sur la santé et le VIH à l’intention des populations clés, comme les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transgenres, les travailleurs du sexe et les migrants venant du pays voisin, le Venezuela. La Colombie est l’un des pays d’Amérique latine qui a été le plus frappé par le COVID-19. Les restrictions relatives à la quarantaine ont exposé des communautés déjà marginalisées à une stigmatisation et une discrimination encore plus fortes. « La plupart des membres de la communauté LGBT sont actifs sur les médias sociaux. L’application TeCuidamos.com nous a donc vraiment aidés à éliminer les obstacles, explique le jeune homme de 25 ans. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Des solutions existent pour lutter contre la discrimination et aider les populations les plus vulnérables. » The Global Fund / Jose Miguel Gomez

En <strong>Colombie</strong>, étant donné que de nombreux établissements de santé ont fermé leurs portes ou ont été transformés en centres de lutte contre le COVID-19, les personnes vivant avec le VIH ont éprouvé des difficultés à accéder à des services essentiels. Avec le soutien du Fonds mondial, l’application TeCuidamos.com a été mise en place pour proposer un accès rapide à des tests de dépistage du VIH. Celle-ci permet également de fournir des services de prévention et de conseil aux hommes ayant des rapports avec des hommes, aux personnes transgenres et aux travailleurs et travailleuses du sexe. Conçu par la Empresa Nacional Promotora del Desarrollo Territorial (ENTerritorio), le projet est mené à bien à Bogota et Medellin et dans cinq autres villes colombiennes. The Global Fund / Jose Miguel Gomez

Malgré les progrès réalisés en matière de prévention et de contrôle de la tuberculose, cette maladie demeure un problème de santé publique majeur en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le confinement et la distanciation sociale imposés par le COVID-19 ont entraîné une interruption des services de traitement et de prévention de la tuberculose, ce qui pourrait avoir pour conséquence une augmentation des cas et des décès. En <strong>République dominicaine</strong>, les prestataires de santé ont recours aux appels vidéo pour ausculter à distance les patients tuberculeux et veiller à ce qu’ils suivent leur traitement. Les agents de santé peuvent ainsi effectuer un suivi des traitements par appel vidéo. The Global Fund / John Rae

La pandémie de COVID-19 fait payer un lourd tribut aux populations vulnérables, telles que la communauté LGBT, les autochtones, les détenus et les migrants, qui sont déjà victimes de stigmatisation et de discrimination. Le Fonds mondial aide les pays à renforcer la protection des droits de l’homme pendant la pandémie de COVID-19. Au <strong>Honduras</strong>, le Fonds mondial fournit un soutien aux activités en ligne d’aide psychosociale et de défense des droits de l’homme pour faire en sorte que les personnes vivant avec le VIH aient accès aux médicaments nécessaires. The Global Fund / John Rae

La lutte contre le paludisme se poursuit de village en village dans les coins les plus reculés de la région. En 2018, le <strong>Paraguay</strong> est devenu le premier pays d’Amérique à être certifié exempt de paludisme, pour la première fois en plus de quarante ans. En dépit des guerres et des séismes qui frappent le pays, la petite nation d’<strong>El Salvador</strong> rejoindra cette année le Paraguay pour réaliser l'exploit herculéen de mettre fin au paludisme. Dans la plupart des pays endémiques d'Amérique latine, les progrès réalisés en matière de lutte contre cette maladie transmise par les moustiques ont été extraordinaires, avec une baisse de 62 % des cas entre 2000 et 2015. Avant l’apparition du COVID-19, cependant, certains pays avaient signalé une augmentation des cas. Cette situation est particulièrement préoccupante lorsque des communautés autochtones vivent dans des villes dans les régions de l’Amazone et du Pacifique. The Global Fund / John Rae

Le Fonds mondial aide la <strong>Bolivie</strong> à lutter contre la pandémie de COVID-19 et à atténuer les répercussions de celle-ci sur les programmes de lutte contre VIH, la tuberculose et le paludisme. Le soutien du Fonds mondial a permis d’utiliser des machines GeneXpert, habituellement utilisées pour le dépistage de la tuberculose, pour effectuer également des tests de dépistage du COVID-19, ainsi que de renforcer la surveillance épidémiologique du COVID-19 auprès des personnes vivant avec le VIH. The Global Fund / Vincent Becker

En Amérique latine, la formation en ligne du personnel de santé est devenue essentielle pour renforcer la riposte contre des maladies comme le VIH et la tuberculose pendant la pandémie de COVID-19. En <strong>République dominicaine</strong>, les investissements du Fonds mondial appuient un système unifié pour le transport d’échantillons biologiques et le retour des résultats des tests de dépistage du VIH et de la tuberculose. Or, les confinements et autres restrictions liés à la pandémie de COVID-19 entravent la formation du personnel de laboratoire chargé de la collecte des échantillons, notamment les techniciens, les équipes administratives et les chauffeurs. Pour lutter contre cette situation, le Fonds mondial a soutenu l’offre d’un cours d’autoformation en ligne certifié par le service national de santé et le ministère de la Santé. À la mi-mars, plus de 1 000 étudiants s’étaient inscrits au cours, et 767 l’avaient terminé. L’un des participants, technicien en analyses biomédicales, donne son avis : « Il s’agit d’une excellente formation, qui nous permet d’apprendre et d’approfondir nos connaissances sans sortir de chez nous. » Le système unifié pour le transport d’échantillons renforce l’efficacité opérationnelle et accélère l’obtention des résultats, ce qui entraîne une amélioration de la qualité et de la pérennité des services. Photo: GIS

Le Fonds mondial a investi 2,4 milliards de dollars US pour aider les pays d’Amérique latine et des Caraïbes à réaliser l’objectif de développement durable visant à mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme à l’horizon 2030 et à construire des systèmes de santé solides. Le COVID-19 entraîne toutefois un sérieux abaissement du niveau de vie dans la région. Dans ses prévisions d'octobre 2020, le FMI prévoyait que les économies d'Amérique latine reculeraient de 8,1 % en 2020. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le Fonds mondial a engagé près de 30 millions de dollars US pour aider la région à atténuer les répercussions de la pandémie sur les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et pour faire face au COVID-19. Ce partenariat est efficace et permet d’élaborer et de proposer des solutions et des outils novateurs. Davantage de fonds sont toutefois nécessaires pour pouvoir continuer à produire des résultats. UNDP Bolivia / Miguel Samper

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