# Un impact régional : la coordination transfrontalière réduit l’incidence du paludisme en Afrique australe

Depuis son lancement en 2018, l’initiative MOSASWA a démontré que les collaborations régionales entre les secteurs public et privé peuvent accélérer l’élimination du paludisme.

Réunissant les gouvernements de l’Afrique du Sud, de l’Eswatini et du Mozambique, avec le soutien du Fonds mondial, de la Fondation Gates et de Goodbye Malaria, MOSASWA coordonne la surveillance, la lutte antivectorielle, le partage de données et les actions de sensibilisation communautaire par-delà les frontières, dans le but de cibler les foyers palustres et les populations mobiles exposées à des risques accrus de paludisme.

Depuis le lancement de l’initiative, le nombre de cas de paludisme a considérablement diminué dans le sud du Mozambique, où plus de 1 million de personnes ont été protégées grâce à des programmes de pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide à effet rémanent. En Afrique du Sud et en Eswatini, le nombre de cas de paludisme importé a diminué de près de 50 %. Ainsi, ces deux pays se sont rapprochés de leurs objectifs d’élimination de la maladie.

Cependant, les phénomènes météorologiques extrêmes posent de nouveaux problèmes. En raison d’inondations et de cyclones de plus en plus fréquents, les territoires les plus exposés au paludisme s’agrandissent, un phénomène qui menace les gains durement acquis dans toute la région. Le Fonds mondial a réagi en annonçant un financement d’urgence supplémentaire en réponse au climat, en plus d’une nouvelle phase de l’initiative MOSASWA, qui prévoit un soutien spécial du Fonds catalytique Climat et Santé, reconnaissant le lien de causalité grandissant entre les conditions météorologiques extrêmes et la transmission du paludisme.

Le financement d’urgence est un élément essentiel de la riposte aux flambées épidémiques liées aux phénomènes météorologiques extrêmes, tandis que le financement catalytique joue un rôle clé dans la préparation des communautés, avant que les crises ne surviennent. On investira dans les systèmes d’alerte rapide, la surveillance, la capacité d’intervention rapide, la lutte antivectorielle et les agentes et agents de santé communautaires, afin que les risques de paludisme consécutifs à des phénomènes météorologiques extrêmes soient mieux anticipés et atténués.

Alors que les pays s’efforcent de mettre fin au paludisme, MOSASWA montre de façon convaincante que les partenariats régionaux peuvent avoir un impact tangible. Pour protéger les acquis dans toute la région, il est essentiel de maintenir les investissements, tant dans la collaboration transfrontalière que dans des programmes de lutte contre le paludisme résilients face au climat.
