Communiqués de presse
Une campagne d’urgence pour protéger 1,1 million de personnes contre le paludisme et renforcer la riposte à Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo
Le Fonds mondial, le ministère de la Santé et leurs partenaires lancent une campagne visant à sauver des vies, à alléger la pression sur les structures de santé et à renforcer la lutte contre Ebola.
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GENÈVE / BUNIA – Alors que les agentes et agents de santé ripostent à l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (le Fonds mondial), le ministère de la Santé et leurs partenaires se sont donné pour mission de protéger 1,1 million de personnes contre le paludisme, reconnaissant qu’une riposte efficace contre Ebola passe par le contrôle de la maladie infectieuse la plus meurtrière au pays.
Notfallkampagne zum Schutz von 1,1 Millionen Menschen vor Malaria und zur Stärkung der Ebola-Bekämpfungsmaßnahmen
im Osten der Demokratischen Republik Kongo
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La RDC arrive au deuxième rang mondial parmi les pays touchés par le paludisme, recensant environ 35 millions de cas et 67 700 décès chaque année. Dans la province d’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola, les autorités sanitaires ont signalé environ 1,48 million de cas de paludisme en 2025.
La prévention du paludisme sauvera des vies tout en réduisant le nombre de patients présentant des symptômes semblables à ceux d’Ebola, ce qui allégera la pression sur des structures de santé déjà surchargées, accélérera le diagnostic et le traitement des cas d’Ebola et évitera que des personnes ne soient exposées inutilement au virus Ebola lorsqu’elles se rendent en consultation.
« Lorsqu’Ebola frappe, le paludisme n’arrête pas de sévir pour autant », a déclaré Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial. « En fait, lors d’une épidémie d’Ebola, il arrive souvent que le paludisme fasse plus de victimes que le virus Ebola lui-même. En protégeant les communautés contre le paludisme, nous pouvons sauver des vies, alléger la charge de travail des agentes et agents de santé et maximiser l’efficacité de la lutte contre Ebola. »
Le Fonds mondial collabore avec des organisations non gouvernementales nationales, notamment Soins de Santé primaires en milieu Rural (SANRU), ainsi qu’avec les autorités sanitaires provinciales, pour fournir une protection d’urgence contre le paludisme à environ 1,1 million de personnes vivant dans les quatre districts sanitaires les plus touchés par l’épidémie d’Ebola dans la province d’Ituri : Bunia, Mongbwalu, Nyakunde et Rwampara.
La campagne, d’une durée prévue d’environ deux semaines, associe trois outils complémentaires : les médicaments antipaludiques, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et les diffuseurs spatiaux, un outil innovant qui libère dans l’air intérieur des substances qui éloignent les moustiques. Utilisé en complément des moustiquaires, il réduit les infections par le paludisme d’environ un tiers, selon les études.
C’est la première fois que le Fonds mondial soutient une distribution à grande échelle de diffuseurs spatiaux. Initialement prévue pour début 2027, la distribution a été anticipée dans l’est de la RDC en raison de l’épidémie d’Ebola et de la nécessité urgente de renforcer la protection contre le paludisme.
« Les communautés confrontées à une épidémie d’Ebola ne devraient pas subir de surcroît une hausse de la mortalité évitable due au paludisme », a déclaré la Dre Fernandine Phanzu, directrice du programme de lutte contre le paludisme au SANRU. « En collaboration avec les autorités sanitaires locales et les leaders communautaires, nous apportons une protection directement dans les foyers, afin d’aider les familles à rester en bonne santé pendant que les agentes et agents de santé répondent à l’urgence Ebola. »
« Les premiers symptômes du paludisme et d’Ebola sont les mêmes : fièvre, maux de tête et épuisement ; il est donc difficile de distinguer les deux maladies sans procéder à des tests », a déclaré Susie Nasr, directrice de la lutte contre le paludisme au Fonds mondial. « Lors de précédentes flambées épidémiques d’Ebola, de nombreux centres de santé ont été transformés en centres de traitement d’Ebola. Les parents craignaient souvent d’y emmener leurs enfants fiévreux pour un diagnostic et un traitement, ce qui a contribué à l’augmentation du nombre de décès évitables dus au paludisme. »
La campagne, qui associe trois outils complémentaires de prévention du paludisme, bénéficie d’un financement d’urgence de 4,6 millions de dollars US du Fonds mondial. Elle est menée en partenariat avec le programme national de lutte contre le paludisme de la RDC, SANRU, l’Association pour la protection des enfants au Congo, la Coordination nationale pour le renforcement des systèmes communautaires, le Centre des opérations sanitaires d’urgence de l’Institut national de santé publique, le gouvernement provincial de l’Ituri et les autorités sanitaires.
Les agentes et agents de santé communautaires et les bénévoles de la région organisent des distributions porte-à-porte et des activités de sensibilisation communautaire afin de s’assurer que les familles reçoivent des outils de prévention du paludisme ainsi que des informations exactes.