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HIV and AIDS

Le défi

Depuis la création du Fonds mondial il y a plus de 20 ans, notre partenariat a réussi ce que l’on croyait auparavant impossible. Les efforts des communautés, des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des partenaires de la santé mondiale ont permis de réaliser des avancées extraordinaires dans la lutte contre le VIH. À l'échelle mondiale, le nombre de nouvelles infections à VIH est passé de 2,2 millions en 2010 à 1,5 million en 2021, et l'expansion du traitement a permis de réduire de 50 % les décès liés au sida au cours de cette période. Mais la pandémie de COVID-19 nous a fait dévier de notre trajectoire.

En 2020, le monde a raté tous les objectifs mondiaux en matière de VIH et à la fin de 2021, nous n'avions pas encore atteint tous les objectifs de 2020. Les groupes vulnérables, en particulier les enfants, et les adolescentes et les jeunes femmes, continuent d’être laissés pour compte. En 2021, seuls 52 % des enfants infectés par le VIH dans le monde recevaient le traitement vital dont ils avaient besoin. En Afrique subsaharienne, le risque de contracter le VIH est trois fois supérieur pour les adolescentes et les jeunes femmes que pour les adolescents et les jeunes hommes.

Cette année, à l’occasion de la septième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, le monde aura l’occasion d’investir davantage pour protéger les gains que nous avons durement acquis et soutenir les pays dans les efforts qu’ils déploient pour redynamiser et maintenir la lutte contre le VIH et le sida.

Tendances des nouvelles infections à VIH
dans les pays où le Fonds mondial investit

Le VIH et le sida en chiffres

Financement

  • Le Fonds mondial assure 30 % du financement international des programmes de lutte contre le VIH.
  • Nos investissements dans les programmes de prévention et de traitement du VIH et du sida totalisaient 24,2 milliards de dollars US en date de juin 2022.
  • Nous avons investi 5 milliards de dollars US dans des programmes conjoints de lutte contre la tuberculose et le VIH en date de juin 2022.

Prévention

  • 12,5 millions de personnes ont bénéficié de services de prévention du VIH en 2021.
  • Près de 670 000 mères séropositives au VIH ont reçu un traitement pour rester en vie et pour prévenir la transmission du virus à leurs bébés en 2021.

Dépistage et traitement

  • 23,3 millions de personnes placées sous traitement antirétroviral contre le VIH en 2021.
  • 70,8 millions de tests de dépistage du VIH ont été effectués en 2021 dans les pays où le Fonds mondial investit.
    • 12,6 millions de ces tests de dépistage du VIH ont été effectués auprès de populations clés et prioritaires, notamment les nourrissons, les adolescentes et les jeunes femmes, les adolescents et les jeunes hommes, les hommes homosexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les travailleuses et travailleurs du sexe, les personnes transgenres, les personnes consommant des drogues injectables, les personnes incarcérées et les autres populations vulnérables.

En savoir plus sur le VIH en consultant notre Rapport sur les résultats

Consulter l'Explorateur de données pour obtenir davantage de données sur le VIH (en anglais)

Notre riposte

En date de juin 2022, le Fonds mondial assurait 30 % du financement international des programmes de lutte contre le VIH et avait investi 24,2 milliards de dollars US dans des programmes de prévention et de traitement du VIH et du sida, ainsi que 5 milliards de dollars US dans des programmes conjoints de lutte contre la tuberculose et le VIH. Depuis 2020, nous avons également intensifié notre soutien aux pays pour atténuer l’impact du COVID-19 sur la riposte au VIH.

Nos investissements dans la lutte contre le VIH ont un impact. Dans les pays où le Fonds mondial investit, les décès liés au sida ont diminué de 70 % et les nouvelles infections de 54 % depuis 2002. Le taux de mortalité lié au sida, c’est-à-dire la proportion de décès par rapport à la population, a diminué de 74 % entre 2002 et 2020.

Tendances des décès liés au sida
dans les pays où le Fonds mondial investit

Traitement, soins et prise en charge

En collaboration avec le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR) et d’autres partenaires, nous réalisons des progrès significatifs vers la mise en pratique de la directive de « traitement pour tous » de l’OMS et de la stratégie « 95-95-95 » de l’ONUSIDA. Ces efforts ont considérablement augmenté le nombre de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique VIH, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral et le nombre de personnes sous traitement antirétroviral dont la charge virale est indétectable (lorsque la quantité de VIH dans le sang d’une personne devient si faible qu’elle est indétectable). En 2021, le nombre de personnes sous médicaments antirétroviraux dans les pays soutenus par le Fonds mondial a augmenté à 75 %, et 69 % des personnes vivant avec le VIH avaient une charge virale indétectable.

Nous soutenons également la distribution sur plusieurs mois de produits de prévention, de soins et de traitement (plus de trois mois de médicaments à la fois), ainsi que des programmes communautaires pour l’administration d’antirétroviraux, le soutien à l'observance, le leadership communautaire, la participation et l’éducation au traitement.

Prévention

Le Fonds mondial a continuellement augmenté ses investissements dans la prévention du VIH, qui sont passés de 752 millions de dollars US pour la période 2018-2020 à plus de 1 milliard de dollars US pour la période 2021-2023. Nous investissons également davantage dans des mesures de prévention à fort impact comme l'autodépistage du VIH, les préservatifs et la prophylaxie préexposition (PrEP). Entre 2021 et 2023, le Fonds mondial investit plus de 140 millions de dollars US dans des programmes de distribution de préservatifs, ce qui représente 17 % du budget de prévention du VIH.

En plus de ces investissements, nous aidons les pays à concentrer leurs efforts là où le VIH est le plus répandu et en faveur des personnes ayant les plus grands besoins en matière de prévention du VIH – les populations clés et les adolescentes et les jeunes femmes, ainsi que leurs partenaires sexuels – afin que celles-ci disposent des outils, des connaissances et des capacités nécessaires pour se protéger et ne pas contracter le VIH. Nous travaillons également avec des partenaires pour rendre les options de prévention du VIH plus accessibles aux endroits où les personnes ont besoin d'y accéder rapidement. En investissant dans le suivi dirigé par la communauté, nous aidons les communautés touchées par le VIH à surveiller l'accessibilité, la qualité, l'acceptabilité et l'abordabilité des services de santé, de sorte que ces services soient intégrés et centrés autour des personnes qui y ont recours.

Le VIH continue de frapper les adolescentes et les jeunes femmes de manière disproportionnée. Nous avons augmenté considérablement nos investissements destinés à ce groupe de la population, en commençant par les 13 pays prioritaires où la charge de morbidité du VIH est la plus élevée. En 2021, 4,4 millions d'adolescentes et de jeunes femmes ont bénéficié de programmes de prévention du VIH dans ces 13 pays – une augmentation de 133 % par rapport à 2020.

Une stratégie cruciale dans la lutte contre le VIH consiste à prévenir la transmission de la mère au bébé. Dans les pays où le Fonds mondial investit, en 2021, environ 81 % des mères vivant avec le VIH ont reçu un traitement pour se maintenir en bonne santé et empêcher le virus d'infecter leur(s) bébé(s), contre seulement 45 % en 2010.

La stratégie du Fonds mondial en matière de façonnage des marchés a entraîné d’importantes économies sur les antirétroviraux, ce qui a permis aux pays de traiter encore plus de personnes.

  • En 2000, un traitement antirétroviral d’un an coûtait plus de 10 000 dollars US ; il en coûte à peine 66 dollars US aujourd’hui (selon les données à la mi-2020).
  • En 2020, 7,7 millions de personnes recevaient des antirétroviraux mensuellement par l’intermédiaire du mécanisme d’achat groupé. Grâce aux économies d’échelle, à la collaboration avec les partenaires et à la négociation directe avec les fabricants, le coût des antirétroviraux a chuté de 50 % entre 2014 et 2020.

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Publié : 12 septembre 2022