VIH et SIDA

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The Global Fund / Alexia Webster

Le Fonds mondial et la communauté de la santé mondiale – gouvernements, groupes de la société civile et personnes vivant avec le VIH, agents de santé et organisations locales et internationales – ont mené à bien ce que l’on jugeait autrefois impossible. Depuis le pic de la crise du VIH à la fin des années 1990 et au début des années 2000, nous avons réduit de près de la moitié le nombre de décès annuels liés au sida et de 39 pour cent les nouvelles infections.

Sur 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH, presque 21 millions bénéficient d’un traitement antirétroviral – 11 millions grâce aux programmes financés par le Fonds mondial.

Toutefois, après plus de 15 ans de progrès incroyables, nous sommes maintenant entrés dans une nouvelle phase de la lutte contre le VIH. Au fur et à mesure que l’épidémie évolue, nos réponses doivent évoluer aussi.

The Global Fund / John Rae

Aujourd’hui, si elle peut bénéficier d’un traitement, une personne séropositive au VIH peut avoir la même espérance de vie qu’une personne séronégative.

Ce traitement essentiel repose sur le recours aux antirétroviraux. Bien que le traitement antirétroviral ne guérisse pas le VIH, il réduit de 97 pour cent la probabilité qu’une personne séropositive transmette le virus à quelqu’un d’autre.

Les partenaires du Fonds mondial s’emploient à combattre le rejet social et la discrimination qui découragent souvent les gens d’avoir recours à ce traitement essentiel. Pour en savoir plus.

Nombre de personnes bénéficiant d’un traitement antirétroviral grâce aux programmes financés par le Fonds mondial

Une stratégie cruciale dans la lutte contre le VIH consiste à prévenir la transmission de la mère au nouveau-né. Plus de 75 pour cent des mères séropositives reçoivent un traitement pour empêcher le virus d’infecter leur bébé. Les programmes financés par le Fonds mondial ont permis de fournir ces traitements à 4,2 millions de femmes.

À Sambo Creek, au Honduras, Patricia Moreira, qui vit avec le VIH, est convaincue que le diagnostic de la maladie pour Eduardo, son fils âgé de six mois, sera négatif après le traitement qu’elle a reçue pour prévenir la transmission du virus.

The Global Fund / John Rae
The Global Fund / John Rae

L’élargissement du traitement revêt une importance vitale, mais il doit aller de pair avec des efforts de prévention novateurs et pertinents. Cela se vérifie tout particulièrement pour les adolescentes et les jeunes femmes, qui continuent d’être touchées de manière disproportionnée par l’épidémie. En Afrique subsaharienne, par exemple, 67 pour cent des nouvelles infections par le VIH chez les jeunes concernent des femmes âgées de 15 à 24 ans. La population des jeunes devrait doubler au cours de la prochaine décennie en Afrique subsaharienne, si bien qu’il est essentiel de s’attaquer à l’incidence alarmante du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes pour prévenir une épidémie catastrophique. Pour en savoir plus (en anglais).

Garder les jeunes filles à l’école pour mettre un terme au VIH

En Afrique du Sud, plus de 40 000 filles âgées de 10 à 19 ans ont été infectées par le VIH en 2016. Pour une adolescente, l’arrêt de la scolarité accroît considérablement le risque d’être infectée par le virus.

Un travailleur du sexe de 21 ans vivant avec le VIH observe des gens qui jouent au football sur une plage de Casablanca, au Maroc. Du fait du rejet social, il cache son statut sérologique à la plupart de ses amis.

Photo courtesy of Mark Minton

Populations-clés pour le VIH

« Populations-clés » est un terme général désignant des groupes spécifiques de personnes qui sont plus vulnérables au VIH, à la tuberculose ou au paludisme. Le mot « clé » dans populations-clés reflète le fait qu’il est essentiel d’atteindre ces groupes par la prévention, le dépistage, le traitement et les soins et de les aider à surmonter les obstacles aux services pour mettre fin aux épidémies.

Les populations-clés pour le VIH comprennent les personnes homosexuelles, bisexuelles et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables, les travailleurs/ses du sexe et les personnes transgenres, qui sont marginalisés, souvent criminalisés et confrontés à diverses atteintes aux droits de l’Homme qui les rendent plus vulnérables au VIH. Les personnes vivant avec le VIH sont également considérées comme une population-clé. Pour en savoir plus.

The Global Fund / John Rae

En plein air

Le VIH met la société au défi de faire face à des sujets intimes, souvent tabous, d’une manière ouverte et honnête. Grâce à des militants audacieux et engagés, des organisateurs communautaires et des professionnels de la santé, les murs s’effondrent peu à peu.

Pour atteindre toutes les personnes qui ont des besoins en matière de prévention, de prise en charge et de traitement, le Fonds mondial et ses partenaires adoptent une démarche de soins différenciée, qui rend les services plus accessibles et adaptés aux populations à risque et aux personnes vivant avec le VIH.

The Global Fund / Jonas Gratzer
The Global Fund / Sam Wolson

La circoncision masculine médicale prévient 60 pour cent des infections au VIH qui surviendraient si elle n’était pas pratiquée. Cependant, ce n’est pas une pratique courante dans de nombreuses communautés durement touchées par le VIH. Le Fonds mondial soutient des programmes qui encouragent cette stratégie de prévention sous-utilisée mais efficace. Pour en savoir plus.

La marginalisation sociale et économique des femmes les rend plus vulnérables au VIH. Les partenaires du Fonds mondial reconnaissent que dans de telles circonstances, il ne suffit pas d’aborder le VIH sous un angle biomédical. Nous devons nous attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité. Pour en savoir plus.

The Global Fund / John Rae
The Global Fund / John Rae

Les travailleurs/ses du sexe vivent souvent dans l’ombre, en marge de la société. Ils peuvent faire face au harcèlement, à des poursuites et à la violence et peuvent être incapables de négocier l’utilisation de préservatifs pour prévenir le VIH. Dans de tels cas, les personnes qui ont le plus besoin de prévention, de conseils, de dépistage et de traitement sont souvent les moins susceptibles de recevoir ces services. Les partenaires du Fonds mondial offrent des programmes novateurs de prestation de services accessibles et sans discrimination. Pour en savoir plus.

« Nous devons continuer à parler ouvertement du sida. Ce n’est pas en adoptant une attitude frileuse, en refusant de regarder en face des faits désagréables ou en préjugeant de nos semblables que nous progresserons. Dans l’univers impitoyable du sida, il n’y a pas de distinction entre nous et eux… Et dans cet univers, le silence équivaut à la mort. »
Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU

Publié 01 décembre 2017