Pérennité, transition et cofinancement

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The Global Fund / Jonas Gratzer

À mesure que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire se développent sur le plan économique, ils peuvent augmenter leurs dépenses de santé et s’affranchir progressivement du financement des donateurs pour passer à des systèmes de santé financés au niveau national. Cette dynamique mérite d’être encouragée, mais il convient d’aider les pays à aller de l’avant afin d’obtenir un impact durable dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Le Fonds mondial travaille en étroite collaboration avec les pays pour les aider à assurer la viabilité à long terme des programmes de santé, de sorte qu’ils puissent continuer d’avancer et d’étendre les services après le départ du Fonds mondial. En fin de compte, l’éradication des épidémies ne sera possible qu’avec des systèmes de santé pérennes, entièrement financés par les pays eux-mêmes.

Le partenariat du Fonds mondial aborde la question de la pérennité dans sa globalité, tant au niveau programmatique que financier. En association avec nos partenaires, nous collaborons avec tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu et la charge de morbidité des maladies, pour soutenir des transitions bien planifiées et couronnées de succès. En outre, l’expérience montre que la planification de l’affranchissement des aides du Fonds mondial requiert du temps et des moyens.

Nos principaux axes de travail en matière de pérennité, de transition et de cofinancement :

  • appui aux pays pour qu’ils élaborent des stratégies nationales solides en matière de santé et de financement de la santé, ainsi que des plans stratégiques nationaux de lutte contre les maladies
  • encouragement en faveur d’investissements nationaux supplémentaires ; exigence de cofinancement à hauteur d’au moins 15 pour cent pour chaque subvention
  • accélération des efforts visant à préparer la transition, en particulier pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et ceux qui ont une charge de morbidité plus faible
  • recentrage sur les populations-clés et les obstacles structurels à la santé
  • collaboration avec des partenaires pour plaider en faveur de changements programmatiques et financiers
  • meilleure harmonisation entre les subventions du Fonds mondial et les systèmes nationaux
  • appui aux pays pour qu’ils identifient les gains d’efficacité et optimisent les ripostes aux maladies

Stimuler le financement national

L’augmentation des financements nationaux alloués à la santé est essentielle si l’on veut en finir avec la forme épidémique des maladies, mais c’est aussi une solution de pérennisation. À ce jour, les pays ont engagé 6 milliards de dollars US supplémentaires en faveur de leurs programmes de santé pour la période 2015/2017 par rapport au montant investit en 2012/2014, ce qui représente une hausse de 41 pour cent du financement national alloué à la santé.

Planification de la transition

Le Fonds mondial travaille avec les pays à la planification de la transition. L’une des manières d’y parvenir consiste à effectuer des évaluations de l’état de préparation à la transition en association avec les autorités publiques et les partenaires. Des évaluations de ce type tiennent compte de plusieurs facteurs, notamment le contexte épidémiologique du pays, le financement national et les priorités budgétaires, l’environnement politique et juridique, ainsi que le soutien aux droits de l’Homme, à l’égalité de genre et aux populations-clés et vulnérables. Afin de renforcer la planification et de mieux gérer les transitions, le Fonds mondial fournit un financement de transition pour une période pouvant aller jusqu’à trois ans aux programmes de lutte contre les maladies qui ne répondent plus aux conditions pour obtenir une de ses subventions ordinaires.

Populations-clés et droits de l’Homme

Le Fonds mondial est un investisseur majeur dans des programmes destinés aux populations-clés, comme les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, les travailleurs du sexe ou les consommateurs de drogue par injection. Il œuvre aux côtés des pays et des partenaires – en particulier dans les pays à revenu intermédiaire et à revenu intermédiaire de la tranche supérieure – afin de lever les obstacles liés aux droits de l’Homme et à l’égalité de genre pour que personne ne soit laissé pour compte quand notre soutien aura pris fin. Notre politique de cofinancement encourage les gouvernements à concentrer leurs investissements sur les populations-clés et vulnérables.

The Global Fund / John Rae

Financement de la santé et financements innovants

Afin d’obtenir des financements nationaux supplémentaires et de continuer à étendre la prévention, le traitement et la prise en charge pour les personnes touchées par les maladies, le Fonds mondial réfléchit avec les pays et les partenaires de développement à d’éventuels mécanismes de financement novateurs et différents. Nous appuyons également les efforts déployés par les pays pour mettre en œuvre des stratégies financières visant à accroître le financement national dans le but de garantir la pérennité des systèmes de santé et de réduire la dépendance à l’égard des donateurs.

Sécurité sanitaire mondiale

Des systèmes de santé solides et pérennes sont essentiels pour mettre fin aux épidémies et avancer vers une couverture sanitaire universelle. Ils sont également les sentinelles qui font obstacle aux flambées épidémiques régionales ou mondiales menaçant notre sécurité sanitaire mondiale, y compris le risque de plus en plus présent de la résistance aux antimicrobiens. Le Fonds mondial investit dans des domaines cruciaux pour la sécurité sanitaire mondiale, notamment les agents de santé communautaire, les laboratoires, la gestion des données et les chaînes d’approvisionnement. Les agents de santé communautaires sont aux premières lignes d’un système de santé. Ils font le lien entre les communautés et le système national de surveillance des maladies et d’intervention.

The Global Fund / Nichole Sobecki

Les héros de la lutte contre le paludisme dans la région du Mékonghe Mekong

Dans la région du Grand Mékong, l’Initiative régionale de lutte contre la résistance à l’artémisinine du Fonds mondial soutient plus de 20 000 bénévoles actifs dans la lutte contre le paludisme dans cinq pays différents. Ces personnes sont le plus souvent des membres de la communauté qu’elles servent – un voisin ou un collègue – qui ont été formés et qui ont reçu des moyens pour promouvoir des activités de prévention, ainsi que pour faire du dépistage et traiter les cas. Le fait qu’elles soient proches des zones à risque signifie qu’elles découvrent et traitent davantage de cas de paludisme et sauvent ainsi un plus grand nombre de vies.

Publié 04 décembre 2017