Tuberculose

La tuberculose est l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières à l’échelle mondiale et touche les populations pauvres et marginalisées. On estime que pour la seule année 2019, 10 millions de personnes ont contracté la maladie et 1,4 million de personnes en sont mortes. Dans les pays où le Fonds mondial investit, le nombre de décès dus à la tuberculose (hors personnes séropositives au VIH) a diminué de 28 % depuis la création de l’organisation en 2002. Cependant, la pandémie de COVID-19 menace ces gains durement acquis.

Nous devons être #Unisdanslalutte contre les deux maladies.

La riposte

La tuberculose se transmet d’une personne à une autre par la toux et les éternuements. Une personne atteinte de tuberculose active non traitée peut infecter jusqu’à 15 autres personnes en un an. Cela rend la chasse aux « cas manquant à l’appel » – les personnes qui ne sont pour l’instant ni diagnostiquées, ni traitées ou déclarées – d’autant plus urgente.

En partenariat, nous réalisons des avancées pour mettre un terme à la forme épidémique de la maladie. Le nombre de personnes ayant reçu un traitement contre la tuberculose s’est étendu à plus de 14 millions en 2018 et 2019. Le nombre de personnes recevant un traitement préventif contre la tuberculose a aussi quadruplé depuis 2015, passant d’un million en 2015 à plus de quatre millions en 2019.

Le COVID-19 et la tuberculose

La tuberculose est l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières à l’échelle mondiale et touche les populations pauvres et marginalisées. On estime que pour la seule année 2019, 10 millions de personnes ont contracté la maladie et 1,4 million de personnes en sont mortes. Dans les pays où le Fonds mondial investit, le nombre de décès dus à la tuberculose (hors personnes séropositives au VIH) a diminué de 28 % depuis la création de l’organisation en 2002. Cependant, la pandémie de COVID-19 menace ces gains durement acquis.

La pandémie a donné lieu à une réduction considérable du dépistage de la tuberculose, qui vient annuler des années de progrès dans l’identification des personnes tuberculeuses « manquant à l’appel » – personnes qui ne sont ni détectées, ni traitées, ni déclarées. Le COVID-19 est par ailleurs particulièrement dangereux pour les personnes atteintes de la tuberculose, car celles-ci ont souvent les poumons abîmés, ce qui les rend plus vulnérables à la détresse respiratoire que peut causer le coronavirus. Le COVID-19 pourrait avoir un effet dévastateur sur les cas de tuberculose et les décès connexes au cours des années à venir.

Il y a néanmoins de l’espoir. Le financement d’urgence du Fonds mondial aide les pays à lutter contre les deux maladies. On enregistre une hausse des investissements dans les outils, ainsi que dans les agents et les systèmes de santé, nécessaires à la lutte contre la tuberculose et le COVID-19 et à la préparation aux prochaines pandémies transmissibles par voie aérienne. Afin de prévenir tout impact dévastateur à long terme sur le combat contre la tuberculose et pour éviter la propagation de la tuberculose multirésistante, nous devons intensifier sur-le-champ nos efforts d’adaptation et d’atténuation pour rattraper le retard que nous avons pris. Consultez les informations les plus récentes sur la riposte du Fonds mondial au COVID-19.

La tuberculose pharmacorésistante

Dans la plupart des cas, il est possible de traiter la tuberculose et d’en guérir. Cependant, le traitement antituberculeux standard nécessite jusqu’à six mois de médicaments qui peuvent causer des nausées, des vomissements et des douleurs d’estomac. La durée du traitement et ses effets secondaires poussent certaines personnes à y renoncer, ce qui peut entraîner une résistance aux médicaments – lorsque la bactérie responsable de la tuberculose est résistante à au moins un des principaux médicaments contre la tuberculose. En 2018, quelque 500 000 personnes ont contracté une tuberculose résistante aux médicaments et seuls 56 % d’entre elles sont allées au bout du traitement et en ont guéri.

La tuberculose pharmacorésistance est un aspect du défi grandissant posé par les superbactéries résistantes aux antimicrobiens qui ne réagissent pas aux médicaments actuels, ce qui limite les options de traitement et fait augmenter les taux de mortalité de maladies qui pourraient normalement être traitées – y compris la tuberculose. La tuberculose multirésistante compte désormais pour un tiers de tous les décès, dans le monde, dus à une résistance aux antimicrobiens.

En savoir plus sur la tuberculose pharmacorésistante [ télécharger en English | 日本語 ]

Faire face au rejet social

Faire du dépistage de la tuberculose une tâche quotidienne peut aider à réduire le rejet social associé à la maladie. La peur d’être stigmatisé pousse souvent les personnes à ne demander de l’aide que lorsqu’elles sont déjà gravement malades. Or, non seulement ces personnes risquent d’infecter leur entourage, mais le traitement est plus long et il est moins efficace lorsqu’il n’est entamé que dans les stades avancés de la maladie.

Les populations-clés en matière de tuberculose

Les prisonniers, les personnes co-infectées par la tuberculose et le VIH, les migrants, les réfugiés et les populations autochtones sont très vulnérables à la tuberculose et fortement marginalisés. Leur accès à des services de qualité sont limités et leurs droits humains sont bafoués. Toutes les personnes atteintes de tuberculose ou ayant survécu à cette maladie forment une population-clé.

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Les « chasseurs » de tuberculose

La tuberculose poursuit l’humanité depuis des millénaires. Pour renverser la balance, nous devons nous tourner vers des mesures inhabituelles. Les partenaires de la santé en Tanzanie ont recruté une équipe de chasseurs de tuberculose pour le moins inattendue : des guérisseurs traditionnels, d’anciens toxicomanes et des agents de santé bénévoles qui, dans les régions les plus reculées du pays, passent les quartiers au peigne fin pour débusquer la maladie. Allez à la rencontre des personnes en première ligne de la lutte.

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La tuberculose et le VIH

Environ un quart de la population mondiale est porteuse de la tuberculose, mais seulement 5 à 15 % développent les symptômes de la maladie. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les personnes mal nourries, diabétiques, porteuses du VIH ou les fumeurs, ont davantage de risques de développer une tuberculose active.

Le VIH et la tuberculose accélèrent mutuellement leur progression et forment un duo meurtrier. La tuberculose est la première cause de mortalité pour les personnes vivant avec le VIH, chez lesquelles elle est responsable de 40 % des décès. De plus, les personnes infectées par le VIH ont jusqu’à 30 fois plus de risques de développer une tuberculose active que les personnes séronégatives. C’est pourquoi il est absolument vital que les services de lutte contre le VIH et contre la tuberculose soient intégrés, notamment dans les pays où la charge de morbidité de la tuberculose est élevée. Toute personne séropositive au VIH devrait faire l’objet d’un test de dépistage et d’un suivi de la tuberculose, et toute personne chez qui la tuberculose a été diagnostiquée doit à son tour passer un test de dépistage du VIH.

Accélérer la lutte

Le Fonds mondial fournit 77 % du financement international de la lutte contre la tuberculose, et ses investissements dans les programmes de prévention et de traitement de la maladie totalisaient 7,8 milliards de dollars US en juin 2021. Une coalition de partenaires mondiaux de la santé – dont fait partie le Fonds mondial – multiplie les efforts pour identifier un plus grand nombre de personnes atteintes de tuberculose parmi les millions qui échappent aux systèmes de santé.

Environ 30 % des investissements du Fonds mondial alloués à la lutte contre la tuberculose soutiennent les interventions de prise en charge et de prévention de la maladie, particulièrement auprès des enfants et des groupes vulnérables, comme les personnes vivant avec le VIH. Le Fonds mondial soutient des pays pour qu’ils suppriment les obstacles liés aux droits humains et au genre qui entravent l’accès aux services de santé et qui ont depuis longtemps bloqué les ripostes nationales à la tuberculose. Dans les pays où le Fonds mondial investit, les décès liés à la tuberculose (sans compter les personnes vivant avec le VIH) ont été réduits de 25 %.

Nous devons être unis dans la lutte contre la tuberculose et le COVID-19

L’Inde compte 27 % de tous les nouveaux cas de tuberculose à l’échelle mondiale. Jusqu’à l’émergence du COVID-19, le pays progressait à pas constants face à cette maladie. Survivant de la tuberculose, Aftab Ansari est devenu militant. Il intensifie la lutte dans l’ombre de la pandémie.

Consulter le Rapport 2021 sur les résultats

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Publié 08 septembre 2021