Tuberculose

La tuberculose est l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières à l’échelle mondiale et touche les populations les plus pauvres et les plus marginalisées. Chaque jour, près de 4 000 personnes meurent dans le monde à cause de la tuberculose. On estime qu’en 2019, 10 millions de personnes ont développé des symptômes de cette maladie. La pandémie de COVID-19 a des répercussions dévastatrices sur la lutte contre la tuberculose dans le monde, car une grande partie des ressources nécessaires à la lutte contre cette maladie – laboratoires, appareils de dépistage, agents de santé – ont été réaffectées à la lutte contre le COVID-19. Nous devons être #Unisdanslalutte contre les deux maladies (#UniteToFight).

La riposte

La tuberculose se transmet d’une personne à une autre par la toux et les éternuements. Une personne atteinte de tuberculose active non traitée peut infecter jusqu’à 15 autres personnes en un an. Cela rend la chasse aux « cas manquant à l’appel » – les personnes qui ne sont pour l’instant ni diagnostiquées, ni traitées ou déclarées – d’autant plus urgente.

En partenariat, nous réalisons des avancées pour mettre un terme à la forme épidémique de la maladie. Le nombre de personnes ayant reçu un traitement contre la tuberculose s’est étendu à plus de 14 millions en 2018 et 2019. Le nombre de personnes recevant un traitement préventif contre la tuberculose a aussi quadruplé depuis 2015, passant d’un million en 2015 à plus de quatre millions en 2019.

Le COVID-19 et la tuberculose

Le COVID-19 a conduit à une réduction spectaculaire des tests de dépistage de la tuberculose et est également particulièrement dangereux pour les personnes atteintes de tuberculose en raison de leur fonction pulmonaire compromise. Un rapport du Fonds mondial montre qu'en 2020, le renvoi des cas de tuberculose a diminué de 59 % en Afrique et en Asie en 2020.

Néanmoins, l’espoir subsiste. Du Fonds mondial aide les pays à être #Unisdanslalutte contre les deux maladies. Les investissements dans les outils, les agents de santé et les systèmes pour la santé nécessaires à la lutte contre la tuberculose et le COVID-19 et à la préparation aux prochaines pandémies transmissibles par voie aérienne sont ainsi en train d’augmenter. En savoir plus

La tuberculose pharmacorésistante

Dans la plupart des cas, il est possible de traiter la tuberculose et d’en guérir. Cependant, le traitement antituberculeux standard nécessite jusqu’à six mois de médicaments qui peuvent causer des nausées, des vomissements et des douleurs d’estomac. La durée du traitement et ses effets secondaires poussent certaines personnes à y renoncer, ce qui peut entraîner une résistance aux médicaments – lorsque la bactérie responsable de la tuberculose est résistante à au moins un des principaux médicaments contre la tuberculose. En 2018, quelque 500 000 personnes ont contracté une tuberculose résistante aux médicaments et seuls 56 % d’entre elles sont allées au bout du traitement et en ont guéri.

La tuberculose pharmacorésistance est un aspect du défi grandissant posé par les superbactéries résistantes aux antimicrobiens qui ne réagissent pas aux médicaments actuels, ce qui limite les options de traitement et fait augmenter les taux de mortalité de maladies qui pourraient normalement être traitées – y compris la tuberculose. La tuberculose multirésistante compte désormais pour un tiers de tous les décès, dans le monde, dus à une résistance aux antimicrobiens.

En savoir plus sur la tuberculose pharmacorésistante [ télécharger en English | 日本語 ]

Faire face au rejet social

Faire du dépistage de la tuberculose une tâche quotidienne peut aider à réduire le rejet social associé à la maladie. La peur d’être stigmatisé pousse souvent les personnes à ne demander de l’aide que lorsqu’elles sont déjà gravement malades. Or, non seulement ces personnes risquent d’infecter leur entourage, mais le traitement est plus long et il est moins efficace lorsqu’il n’est entamé que dans les stades avancés de la maladie.

Les populations-clés en matière de tuberculose

Les prisonniers, les personnes co-infectées par la tuberculose et le VIH, les migrants, les réfugiés et les populations autochtones sont très vulnérables à la tuberculose et fortement marginalisés. Leur accès à des services de qualité sont limités et leurs droits humains sont bafoués. Toutes les personnes atteintes de tuberculose ou ayant survécu à cette maladie forment une population-clé.

En savoir plus

Les « chasseurs » de tuberculose

La tuberculose poursuit l’humanité depuis des millénaires. Pour renverser la balance, nous devons nous tourner vers des mesures inhabituelles. Les partenaires de la santé en Tanzanie ont recruté une équipe de chasseurs de tuberculose pour le moins inattendue : des guérisseurs traditionnels, d’anciens toxicomanes et des agents de santé bénévoles qui, dans les régions les plus reculées du pays, passent les quartiers au peigne fin pour débusquer la maladie. Allez à la rencontre des personnes en première ligne de la lutte.

En savoir plus

La tuberculose et le VIH

Environ un quart de la population mondiale est porteuse de la tuberculose, mais seulement 5 à 15 % développent les symptômes de la maladie. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les personnes mal nourries, diabétiques, porteuses du VIH ou les fumeurs, ont davantage de risques de développer une tuberculose active.

Le VIH et la tuberculose accélèrent mutuellement leur progression et forment un duo meurtrier. La tuberculose est la première cause de mortalité pour les personnes vivant avec le VIH, chez lesquelles elle est responsable de 40 % des décès. De plus, les personnes infectées par le VIH ont jusqu’à 30 fois plus de risques de développer une tuberculose active que les personnes séronégatives. C’est pourquoi il est absolument vital que les services de lutte contre le VIH et contre la tuberculose soient intégrés, notamment dans les pays où la charge de morbidité de la tuberculose est élevée. Toute personne séropositive au VIH devrait faire l’objet d’un test de dépistage et d’un suivi de la tuberculose, et toute personne chez qui la tuberculose a été diagnostiquée doit à son tour passer un test de dépistage du VIH.

Accélérer la lutte

En juin 2020, le Fonds mondial assurait 73 % du financement international des programmes de lutte contre la tuberculose et avait investi 7,2 milliards de dollars US dans des programmes de prévention et de traitement de la tuberculose. Une coalition de partenaires de la santé mondiale, dont le Fonds mondial, redoublent d’efforts pour trouver davantage de personnes parmi les millions qui tombent malades de la tuberculose et qui manquent à l’appel des systèmes de santé.

Environ 30 % des investissements du Fonds mondial alloués à la lutte contre la tuberculose soutiennent les interventions de prise en charge et de prévention de la maladie, particulièrement auprès des enfants et des groupes vulnérables, comme les personnes vivant avec le VIH. Le Fonds mondial soutient des pays pour qu’ils suppriment les obstacles liés aux droits humains et au genre qui entravent l’accès aux services de santé et qui ont depuis longtemps bloqué les ripostes nationales à la tuberculose. Dans les pays où le Fonds mondial investit, les décès liés à la tuberculose (sans compter les personnes vivant avec le VIH) ont été réduits de 25 %.

Nous devons être #Unisdanslalutte contre la tuberculose et le COVID-19

L’Inde compte 27 % de tous les nouveaux cas de tuberculose à l’échelle mondiale. Jusqu’à l’émergence du COVID-19, le pays progressait à pas constants face à cette maladie. Survivant de la tuberculose, Aftab Ansari est devenu militant. Il intensifie la lutte dans l’ombre de la pandémie.

La tuberculose et le VIH forment une combinaison mortelle.

En savoir plus sur le VIH/sida

Publié 20 avril 2021