Tuberculose

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The Global Fund / Tanya Habjouqa

La tuberculose est la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. En 2017, elle a tué 1,6 million de personnes, dont 300 000 étaient porteuses du VIH, ce qui fait d’elle l’une des dix principales causes de décès dans le monde.

La tuberculose se transmet d’une personne à l’autre par la toux et les éternuements. Une personne atteinte de tuberculose évolutive non traitée peut contaminer jusqu’à quinze autres personnes en un an. Cela rend la recherche des « cas manquant à l’appel » – les personnes qui ne sont pas actuellement diagnostiquées, traitées ou déclarées – d’autant plus urgente. Avec environ 10 millions de nouveaux cas de tuberculose chaque année, nous devons progresser plus rapidement.

Environ 36 pour cent des personnes développant une tuberculose évolutive passent inaperçues chaque année. Tant que des millions de personnes vivront avec la maladie sans être traitées et continueront de transmettre l’infection aux autres, le monde ne se débarrassera pas de l’épidémie de tuberculose. C’est pourquoi le Fonds mondial soutient des programmes qui sont destinés à lever les obstacles empêchant de trouver les cas de tuberculose manquant à l'appel et à développer les outils et les stratégies les plus efficaces. Cela signifie, entre autres, ajouter le dépistage de la tuberculose aux autres examens médicaux ordinaires.

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The Global Fund / John Rae

Effectuer un dépistage systématique de la tuberculose peut aider à réduire le rejet social associé à la maladie. La peur du rejet social pousse souvent les gens à ne demander de l’aide que lorsqu’ils sont déjà gravement malades. Or, non seulement ces personnes risquent d’infecter leur entourage, mais le traitement est plus long et moins efficace lorsqu’il n’est entamé que dans les stades avancés de la maladie.

Populations-clés touchées par la tuberculose

Les prisonniers, les personnes vivant avec une co-infection tuberculose et VIH, les migrants, les réfugiés et les populations autochtones sont très vulnérables à la tuberculose et connaissent un rejet social considérable, un accès à des services de qualité restreint et sont victimes d’atteintes aux droits de l’Homme. Toutes les personnes atteintes de tuberculose ou ayant survécu à cette maladie sont considérées comme une population-clé.

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The Global Fund / Tanya Habjouqa
The Global Fund / Nichole Sobecki

« Chasseurs » de tuberculose

La tuberculose a poursuivi le genre humain pendant des millénaires. Pour inverser les rôles, nous devons nous tourner vers des mesures originales. En Tanzanie, les partenaires de la santé ont recruté une équipe improbable de « chasseurs » de tuberculose : des guérisseurs traditionnels, des consommateurs de drogues en voie de guérison et des agents de santé bénévoles qui passent les quartiers des régions les plus reculées du pays au peigne fin, à la recherche de cas de la maladie. Découvrez les personnes en première ligne de la lutte contre la tuberculose.

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Tuberculose pharmacorésistante

Dans la plupart des cas, la tuberculose se traite et se soigne. Cependant, le traitement classique contre la tuberculose peut nécessiter jusqu’à six mois de médication ce qui peut causer des nausées, des vomissements et des douleurs à l’estomac. La durée et les effets secondaires poussent certaines personnes à abandonner leur traitement, ce qui conduit à la pharmacorésistance – lorsque la bactérie de la tuberculose est résistante au moins à un des médicaments contre la maladie. En 2017, il y avait 558 000 nouveaux cas de résistance au plus efficace des médicaments de première intention, parmi lesquels 82 pour cent avaient une forme de tuberculose multirésistante.

La tuberculose pharmacorésistante fait partie du défi grandissant des superbactéries résistantes aux antimicrobiens, qui ne réagissent pas aux médicaments existants, ce qui réduit les options de traitement et entraîne une augmentation du taux de mortalité pour des maladies qui sont habituellement guérissables – y compris la tuberculose. Les partenaires du développement vont devoir intensifier rapidement leur action pour contenir cette menace de résistance aux antimicrobiens, avant que celle-ci ne fasse des millions de morts dans le monde entier.

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Tuberculose et VIH

Dans la population mondiale, un quart des personnes environ sont porteuses de la tuberculose, mais seuls 5 à 15 pour cent d’entre elles développent les symptômes de la maladie. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les personnes mal nourries, diabétiques, porteuses du VIH ou les fumeurs, ont davantage de risques de développer une tuberculose évolutive.

Le VIH et la tuberculose forment une combinaison mortelle, chacun stimulant la progression de l’autre chez les patients infectés. La tuberculose est la première cause de décès de personnes vivant avec le VIH, puisqu’elle est responsable d’environ 40 pour cent des décès. De plus, les personnes infectées par le VIH ont jusqu’à 30 fois plus de risques de développer une tuberculose évolutive que les personnes séronégatives. C’est pourquoi il est absolument vital que les services de lutte contre le VIH et contre la tuberculose soient intégrés. Toute personne séropositive au VIH devrait faire l’objet d’un test de dépistage et d’un suivi de la tuberculose, et toute personne chez qui la tuberculose a été diagnostiquée doit à son tour passer un test de dépistage du VIH.

Avancées de la riposte à la tuberculose

Des progrès sont accomplis. Le taux de mortalité de la tuberculose a reculé de 42 pour cent de 2000 à 2017. Le Fonds mondial assure plus de 65 pour cent du financement international des programmes ciblant la tuberculose. Nous avions décaissé plus de 5,9 milliards de dollars US fin 2017.

La conception de nouveaux outils de diagnostic comme les machines GeneXpert [ télécharger en English ] a considérablement fait avancer la riposte à la tuberculose multirésistante. En 2017, plus de 105 000 personnes étaient traitées pour des formes de tuberculose pharmacorésistante grâce à des programmes soutenus par le Fonds mondial, une augmentation considérable par rapport aux dix dernières années. Ils pourraient alléger le fardeau que la maladie fait peser à la fois sur les budgets nationaux de santé et sur les patients – mais les projets de recherche et développement sont peu nombreux.

Sénégal: pister la tuberculose

En 2016, 10,4 millions de personnes dans le monde sont tombées malades de la tuberculose. Quarante pour cent d’entre elles n’ont jamais été déclarées, diagnostiquées ou traitées – ce sont les « perdus de vue ». Cette vidéo met en évidence la montée en puissance d’organisations communautaires aux avant-postes de la recherche de ces perdus de vue au Sénégal. Des milliers de bénévoles passent au peigne fin les quartiers les plus durement frappés pour y trouver d’éventuels malades. Leur mission est vitale : faute d’un traitement, les personnes souffrant d’une tuberculose active ne survivent pas et risquent d’en infecter d’autres.

Publié 20 septembre 2018