Modifier les données

Le Rapport 2026 sur les résultats fait état d’un tournant dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

L’année 2025 a été marquée par de profonds bouleversements dans le paysage de la santé mondiale. Des coupures abruptes et de grande ampleur du financement international se sont conjuguées à d’autres crises pour exercer une immense pression sur les programmes et les systèmes de santé à travers le monde, menaçant des décennies de progrès contre certaines des maladies infectieuses les plus meurtrières. Les pays, les communautés et les partenaires ont rivalisé de détermination, de résilience et d’innovation pour réagir à la situation.

Le partenariat du Fonds mondial a été au cœur de cette réaction. Nous avons travaillé main dans la main avec les pays pour protéger les services essentiels, accélérer l’accès aux nouvelles technologies et concentrer les ressources là où elles pouvaient sauver le plus de vies. Nous avons aidé les programmes nationaux de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme à adopter de nouvelles approches, à renforcer l’intégration et à prioriser les personnes et les communautés les plus à risque.

Les résultats présentés dans ce rapport montrent tout ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les pays prennent l’initiative, les communautés jouent un rôle central dans la prise de décision et le partenariat demeure axé sur l’impact. Ils mettent également en évidence une réalité fondamentale : les progrès ne peuvent jamais être tenus pour acquis. Pour maintenir et accélérer les progrès contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, il faut encore des investissements soutenus, des innovations et une action collective.

Résultats clés et vies sauvées

Les programmes de santé soutenus par le partenariat du Fonds mondial ont sauvé 72 millions de vies depuis 2002, année de création du Fonds mondial.

Résultats clés 

Résultats programmatiques obtenus en 2025 dans les pays et les régions où le Fonds mondial investit. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Depuis 2002, la couverture des interventions clés contre le VIH, la tuberculose et le paludisme a remarquablement augmenté dans les pays où le Fonds mondial investit. En 2025, 80 % des personnes vivant avec le VIH étaient sous thérapie antirétrovirale, contre 22 % en 2010. La couverture du traitement de la tuberculose a atteint 79 % en 2024, contre 44 % en 2010. L’accès aux moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée a également augmenté, 55 % de la population y ayant accès en 2024, contre 29 % en 2010.

Les progrès de la prévention, du dépistage, du traitement et de la prise en charge ont contribué à des réductions importantes de la mortalité des trois maladies. La poursuite de ces progrès demeure essentielle à l’atteinte des cibles de la santé mondiale. En dépit de graves contraintes financières et d’autres crises, les pays et les partenaires ont travaillé dur pour protéger les services essentiels et ont préservé un bon nombre de ces gains durement acquis, démontrant la résilience du partenariat du Fonds mondial. Les résultats en témoignent : l’investissement dans le Fonds mondial demeure l’un des moyens les plus efficaces de sauver des vies, d’améliorer les résultats en matière de santé dans les communautés les plus vulnérables et de renforcer la sécurité sanitaire mondiale.

Dans le même temps, les perturbations qui ont marqué l’année 2025 ont révélé au grand jour la fragilité des progrès contre les trois maladies. La poursuite de ces progrès reposera sur la protection de l’accès aux services essentiels, et sur la capacité des pays à financer et à assurer durablement cet accès sans soutien externe dans l’avenir.

Nos résultats reflètent les contributions d’un large éventail d’acteurs à travers le partenariat du Fonds mondial : les gouvernements, les partenaires multilatéraux, régionaux et bilatéraux, le secteur privé, les organisations de la société civile, ainsi que les personnes et les communautés touchées par les trois maladies.

Couverture du traitement et interventions de prévention 

VIH – % de personnes vivant avec le VIH sous thérapie antirétrovirale
Tuberculose – % de la couverture du traitement pour la tuberculose
Paludisme – % de la population ayant accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide

Les calculs de la couverture du paludisme sont basés sur 38 pays africains où le Fonds mondial investit et pour lesquels on dispose de données provenant des estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Malaria Atlas Project. Les estimations du VIH et de la tuberculose sont basées sur les pays qui ont récemment reçu un financement du Fonds mondial et qui ont présenté des résultats programmatiques au cours des deux derniers cycles. Sources des données : OMS (2025 pour la tuberculose et le paludisme) ; ONUSIDA (2026 pour le VIH). Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Anastacio Dermmot, sous traitement pour la tuberculose pharmacorésistante, tient dans ses bras son fils Isaias, qui vient de terminer une année de traitement préventif pour la tuberculose, après qu’une radiographie a révélé une tache au poumon. Malgré des effets secondaires, comme des troubles gastriques et un assombrissement de la peau, Isaias a suivi son traitement jusqu’au bout et n’a pas développé la tuberculose. Département de San Pedro, Paraguay. Le Fonds mondial / Johis Alarcón / Panos
L’année 2025 nous a rappelé que les progrès contre les maladies infectieuses les plus meurtrières au monde ne peuvent jamais être tenus pour acquis. Mais elle a aussi montré que lorsque nous agissons collectivement en faisant preuve de détermination et d’innovation, nous pouvons relever les plus grands défis.
Rapport 2026 sur les résultats

VIH : état des lieux

Résultats clés de l’année 2025 dans les pays où le Fonds mondial investit :

Résultats programmatiques obtenus en 2025 dans les pays et les régions où le Fonds mondial investit. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Hauwa Ahmed, agente de santé et personne référente en thérapie antirétrovirale au centre de soins de santé primaires Ungwan Rimi de l’État de Kaduna, au Nigéria. © UNICEF / UNI677100 / Adesegun

En 2025, la lutte contre le VIH a été brusquement freinée dans son élan pour plonger dans l’incertitude. Une crise du financement a affecté les programmes de prévention, les services dirigés par les communautés et les activités de proximité dans de nombreux pays. Dans certains contextes, les services de dépistage et de prévention ont marqué un recul qui multiplie les risques pour les populations se heurtant déjà aux plus grands obstacles à l’accès aux soins.

Face à ces difficultés, les pays et les communautés sont intervenus rapidement pour protéger les services de traitement du VIH et maintenir l’accès aux soins. Le partenariat du Fonds mondial a travaillé en étroite collaboration avec les pays pour redéfinir les priorités d’investissement, assurer la continuité des programmes à fort impact et veiller à ce que les personnes vivant avec le VIH continuent de recevoir le traitement qui les garde en vie.

Le Fonds mondial a aidé les pays à sauvegarder les services de prévention et de dépistage du VIH, en accordant la priorité aux personnes et aux communautés courant les plus grands risques d’infection à VIH. Nos investissements ont élargi l’éventail d’options de prévention, notamment les préservatifs et une variété d’outils de prophylaxie préexposition (PrEP), en plus de faciliter le premier déploiement du lénacapavir, un médicament de prévention révolutionnaire, dans un groupe de pays précurseurs. Les pays ont étendu la portée du dépistage communautaire du VIH, intégré le dépistage dans les soins de santé primaires et encouragé l’utilisation des autotests de dépistage du VIH pour atteindre un plus grand nombre de personnes. Ensemble, ces efforts ont contribué à maintenir la cadence du dépistage malgré les coupures du financement : 12,1 millions de personnes appartenant à des populations clés et prioritaires ont été testées pour le VIH en 2025 dans les pays où le Fonds mondial investit.

Personnes vivant avec le VIH connaissant leur statut sérologique

Personnes vivant avec le VIH sous antirétroviraux

Personnes vivant avec le VIH ayant une charge virale indétectable

Couverture de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant

Données tirées des estimations de l'ONUSIDA (2026). Les chiffres sur les décaissements du Fonds mondial sont disponibles sur l’Explorateur de données du Fonds mondial. Le dénominateur pour les trois « 95 » est le nombre de personnes vivant avec le VIH. Les données de l’ONUSIDA nécessaires à l’estimation de la charge de morbidité et de la couverture des services sont celles disponibles au moment de la publication. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Une patiente reçoit ses médicaments antirétroviraux au Centre d’Écoute, de Soins, d’Animations et de Conseils (CESAC) de Bamako, au Mali. Depuis plus de 20 ans, le Fonds mondial finance l’intégralité des thérapies antirétrovirales dans le pays. Le Fonds mondial / Vincent Becker

La continuité de l’accès au traitement est demeurée une priorité absolue. En 2025, 26,9 millions de personnes étaient sous thérapie antirétrovirale vitale pour le VIH dans les pays où le Fonds mondial investit. Le Fonds mondial a également contribué à l’amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de maladie à VIH à un stade avancé et accéléré le déploiement de traitements pédiatriques optimisés.

En plus de protéger les services essentiels, le Fonds mondial a continué à renforcer la pérennisation des programmes de lutte contre le VIH. Pour améliorer l’accès aux soins, les pays ont intégré les services de lutte contre le VIH dans les systèmes de santé élargis et étendu la portée des services dirigés par les communautés. Grâce à des schémas thérapeutiques optimisés et à des approches innovantes d’orientation des marchés, les pays obtiennent plus d’impact avec moins de ressources.

L’éventail d’innovations en cours de développement pour la lutte contre le VIH s’élargit rapidement. La prochaine génération d’outils multipliera les choix, simplifiera la prestation des services et favorisera la pérennisation de la prévention, du dépistage et du traitement. En 2025, le Fonds mondial a contribué à accélérer le déploiement du lénacapavir, la première innovation de prévention du VIH à être introduite la même année dans les pays à revenu élevé et dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. En travaillant main dans la main avec les pays, les communautés, les fabricants et les partenaires pour rendre cette innovation plus abordable et renforcer les systèmes de distribution, notre partenariat s’assure qu’elle atteindra les personnes qui en ont le plus besoin.

L’accès pour toutes et tous

En 2025, les services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH destinés aux populations clés et vulnérables ont été perturbés dans plusieurs pays où le Fonds mondial investit, tandis que certains pays ont adopté des législations et des politiques qui entravent encore davantage l’accès aux soins. Dans ce contexte, le Fonds mondial a continué d’investir dans les ripostes dirigées par les communautés qui facilitent l’accès aux services de lutte contre le VIH et s’attaquent à la stigmatisation, à la discrimination et aux violations des droits humains qui minent les progrès.

Dans le cadre de l’initiative Lever les obstacles, les investissements dans le suivi dirigé par la communauté ont permis de relever des obstacles liés aux droits humains dans les structures de santé, ainsi que de mettre en place des orientations vers des services juridiques et d’autres interventions en faveur d’une certaine ouverture au sein des structures de santé et des communautés. Le Fonds mondial a également appuyé des actions de plaidoyer visant à améliorer les lois, les réglementations et les politiques relatives à la santé et à renforcer l’accès à la prise en charge du VIH. Dans le même temps, les efforts de prévention du VIH sont demeurés ciblés sur les personnes les plus à risque de contracter le virus, notamment les populations clés et les adolescentes et jeunes femmes. À ce titre, les ripostes dirigées par les communautés jouent un rôle critique en atteignant et en soutenant ces groupes cibles.

Réduction du taux d’incidence du VIH chez les femmes de 15 à 24 ans

Variation (en %) dans 12 pays prioritaires, 2010-2025
La taille des bulles est proportionnelle au nombre de nouvelles infections à VIH en 2025

Estimations de la charge de morbidité du VIH par l’ONUSIDA (2026).

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Tendances de la charge de morbidité du VIH

Dans les pays où le Fonds mondial investit, le nombre de décès liés au sida a diminué de 77 % et le nombre de nouvelles infections à VIH de 64 % entre 2002 et 2025. Sans prévention ni traitement, les infections auraient augmenté de 77 % et les décès de 98 % au cours de la même période. Le taux de mortalité liée au sida a baissé de 84 % et le taux d’incidence de 75 % au cours de la même période. Pourtant, il faut encore accélérer la cadence : au rythme actuel des progrès, nous n’atteindrons pas la cible de réduction de 90 % des nouvelles infections à VIH et des décès liés au sida d’ici 2030.

Avec prévention et antirétroviraux (chiffres réels)
Sans prévention ni antirétroviraux

Tendances des décès liés au sida

Tendances des nouvelles infections à VIH

Estimations de la charge de morbidité du VIH par l’ONUSIDA (2026). Estimation des tendances « sans prévention ni antirétroviraux » à partir des modèles Goals, AEM et AIM, si disponibles. Les estimations de la charge de morbidité de l’ONUSIDA ne sont pas disponibles pour certains pays. « Portefeuille du Fonds mondial » fait référence aux pays qui ont récemment reçu un financement du Fonds mondial pour des programmes de lutte contre le VIH/sida et qui ont présenté des résultats programmatiques au cours des deux derniers cycles. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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John Rey, conseiller spécialiste du VIH, fait passer un test de dépistage rapide du VIH à un patient à la clinique d’hygiène sociale Pasay de Manille, aux Philippines. Le Fonds mondial / Vincent Becker

Investir pour pérenniser l’impact

Le Fonds mondial assure 28 % du financement international des programmes de lutte contre le VIH. Depuis 2002, nous avons investi 28,5 milliards de dollars US dans des programmes de lutte contre le VIH et 9,6 milliards de dollars US dans des programmes conjoints de lutte contre le VIH et la tuberculose (en date du 30 juin 2026). Les investissements du Fonds mondial dans la lutte contre le VIH agissent comme un levier de pérennisation, car ils renforcent les systèmes de santé et communautaires, participent au maintien des services essentiels, protègent des gains durement acquis et contribuent à la préparation aux futures menaces sanitaires.

Progression vers les cibles mondiales

Le Fonds mondial, en collaboration avec ses partenaires, a aidé de nombreux pays à atteindre les cibles 95-95-95 de l’ONUSIDA, soit : 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 95 % de celles qui connaissent leur statut sérologique sont sous traitement et 95 % de celles qui sont sous traitement ont une charge virale indétectable. Huit pays où le Fonds mondial investit ont déjà atteint ces cibles : le Botswana, le Cambodge, l’Eswatini, le Lesotho, la Namibie, le Rwanda, la Zambie et le Zimbabwe. Cependant, les progrès restent fragiles et les profondes lignes de faille dans la riposte au VIH qui sont apparues en 2025 ont mis en péril ces progrès remarquables.

La riposte au VIH arrive à un tournant : des innovations prometteuses pourraient révolutionner la lutte, mais sans action soutenue, des gains durement acquis pourraient être effacés. La poursuite des progrès passe obligatoirement par le maintien des investissements et des engagements, tout comme l’accès équitable aux approches et aux outils innovants et l’accès aux services pour les populations les plus nécessiteuses.

Personnes vivant avec le VIH sous thérapie antirétrovirale
Dans les pays où le Fonds mondial investit

Source : ONUSIDA (2026). Personnes sous thérapie antirétrovirale signalées à l’ONUSIDA dans les pays où le Fonds mondial a investi au cours des deux derniers cycles de financement. Les résultats programmatiques publiés dans les autres sections de ce rapport sont basés principalement sur les données communiquées au Fonds mondial en 2025, selon le cycle de communication de l’information de la subvention.

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Tendance historique
Maintien de la tendance récente
Trajectoire vers la cible mondiale pour 2030
Cible 2030

Décès liés au sida : progression vers la cible de l’ONUSIDA

Nouvelles infections à VIH : progression vers la cible de l’ONUSIDA

La projection « maintien de la tendance récente » est basée sur la tendance des 10 dernières années. La projection « trajectoire vers la cible mondiale pour 2030 » est basée sur les cibles d’élimination du sida pour 2025 (ONUSIDA, mise à jour de 2021). Pays qui ont récemment reçu un financement du Fonds mondial pour des programmes de lutte contre le VIH et le sida et qui ont présenté des résultats programmatiques au cours des deux derniers cycles. Regroupements régionaux du Fonds mondial. D’après les données publiées par l’ONUSIDA (2026). Les chiffres cumulés des portefeuilles et des régions incluent les pays ayant une cible de l’ONUSIDA.

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Tuberculose : état des lieux

Résultats clés de l’année 2025 dans les pays où le Fonds mondial investit :

Résultats programmatiques obtenus en 2025 dans les pays et les régions où le Fonds mondial investit. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Jember, Java oriental, Indonésie. Kahluna, six mois, et ses parents au centre de santé Puskesmas Ajung. Le personnel suspecte que Kahluna est atteinte de la tuberculose : celle-ci est dirigée vers un hôpital à proximité, qui confirmera le diagnostic et amorcera un traitement adéquat le plus rapidement possible. Le Fonds mondial / Vincent Becker

En 2025, les coupures du financement et la multiplication de crises qui s’entrechoquent ont exercé sur les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose une nouvelle pression qui met en péril les progrès réalisés ces dernières années. Tous les domaines d’intervention de ces programmes ont été perturbés, qu’il s’agisse de la prévention, du diagnostic ou du traitement. Les pays et les partenaires ont fait preuve de résilience face à ces difficultés. Le partenariat du Fonds mondial a aidé les pays à protéger les services essentiels de lutte contre la tuberculose, à prioriser les interventions vitales et à adopter des approches de prise en charge plus efficaces, dans le but de préserver les acquis contre la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde.

La prévention demeure l’un des moyens les plus efficaces de réduire l’incidence de la maladie, de sauver des vies et d’atténuer les conséquences économiques à long terme. En 2025, le Fonds mondial a aidé les pays à maintenir et à élargir la prévention de la tuberculose en accordant la priorité aux personnes les plus à risque, à commencer par les personnes vivant avec le VIH et les contacts familiaux des personnes atteintes de la tuberculose, en particulier les enfants de moins de 5 ans. Des investissements dans les traitements préventifs plus courts recommandés par l’OMS, la recherche des contacts et les stratégies intégrées de recherche active de cas ont aidé les pays à atteindre des personnes tout en rendant les services plus efficaces et pérennes.

Le Fonds mondial a également aidé les pays à détecter, à diagnostiquer et à traiter la tuberculose plus tôt au moyen d’approches centrées sur la personne mieux ciblées. Les investissements dans le dépistage communautaire, les diagnostics moléculaires rapides, la radiographie thoracique numérique assistée par l’IA, les schémas thérapeutiques plus courts et la prestation intégrée de services aident les pays à détecter la tuberculose plus rapidement, à améliorer les résultats et à réduire les coûts. En renforçant les systèmes de laboratoire, communautaires et numériques, notre partenariat contribue à mettre en place des programmes de lutte contre la tuberculose plus résilients.

Les enfants et les adolescents portent toujours une part importante du fardeau de la tuberculose dans le monde. Le Fonds mondial aide les pays à élargir l’accès à des services de prévention, de diagnostic et de traitement adaptés aux enfants, en proposant des outils de diagnostic améliorés, des formulations pédiatriques pour certains traitements, des schémas thérapeutiques plus courts et des modèles de soins centrés sur la famille. Grâce à ces investissements, un nombre accru d’enfants reçoit des soins vitaux en temps utile, et les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose sont renforcés.

L’innovation offre de nouvelles occasions d’accélérer les progrès. Le Fonds mondial a élargi le déploiement des appareils de radiographie thoracique numérique assistée par l’IA, qui sont aujourd’hui utilisés dans plus de 20 pays. Nous finançons également les tests moléculaires à proximité du lieu de soins, qui peuvent produire un résultat précis en moins d’une heure. Grâce à cette innovation, il est possible de mettre le patient sous traitement plus rapidement et d’étendre l’accès aux soins jusque dans les communautés isolées et mal desservies. Avec le soutien du Fonds mondial et de ses partenaires, 13 pays mettent en place ces outils de diagnostic de nouvelle génération. L’objectif est de réaliser près de 3 millions de tests d’ici fin 2026. En aidant les pays à adopter rapidement et à déployer à grande échelle de nouvelles technologies, notre partenariat accélère l’accès équitable à l’innovation tout en améliorant l’efficacité et la pérennité des programmes de lutte contre la tuberculose.

Couverture du traitement pour la tuberculose

Taux de réussite du traitement pour la tuberculose

Taux de réussite du traitement pour la tuberculose multirésistante

Patients atteints de la tuberculose et séropositifs au VIH sous antirétroviraux

Données tirées des estimations du Rapport mondial sur la tuberculose en 2025. Les chiffres sur les décaissements du Fonds mondial sont disponibles sur l’Explorateur de données du Fonds mondial. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Tendances de la charge de morbidité de la tuberculose

Grâce à une étroite collaboration avec les gouvernements, les agentes et agents de santé, la société civile, les communautés touchées et le secteur privé, le partenariat du Fonds mondial a contribué à transformer la lutte contre la tuberculose. Entre 2002 et 2024, dans les pays où le Fonds mondial investit, le nombre de décès imputables à la tuberculose a diminué de 43 %. Sans ces efforts, ce nombre aurait augmenté de 121 %, et le nombre de cas de 44 %. Au cours de la même période, dans les pays où le Fonds mondial investit, le taux de mortalité de la tuberculose a diminué de 60 % et le taux d’incidence de 33 %.

Avec lutte contre la tuberculose (chiffres réels)
Sans lutte contre la tuberculose

Tendances des décès imputables à la tuberculose (exclusion faite des personnes séropositives au VIH)

Tendances des nouveaux cas de tuberculose (toutes formes)

Estimations de la charge de morbidité de la tuberculose : Rapport mondial de l’OMS sur la tuberculose en 2025. L’estimation de la tendance des décès imputables à la tuberculose « sans lutte contre la tuberculose » est basée sur les données de l’OMS, tandis que celle des nouveaux cas repose sur l’hypothèse d’une tendance constante de nouveaux cas de tuberculose depuis 2000. Les principaux efforts de lutte contre le paludisme et le VIH ont été déployés en 2000 avec les objectifs du Millénaire pour le développement, mais les initiatives de lutte contre la tuberculose ont commencé bien avant. Ainsi, la divergence entre les résultats réels et les résultats hypothétiques apparaît beaucoup plus tôt dans le cas de la tuberculose, de sorte que le graphique de la tendance de la tuberculose est très différent de celui du VIH ou du paludisme. « Portefeuille du Fonds mondial » fait référence aux pays qui ont récemment reçu un financement du Fonds mondial pour des programmes de lutte contre la tuberculose et qui ont présenté des résultats programmatiques au cours des deux derniers cycles. Regroupements régionaux du Fonds mondial. 

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Investir pour pérenniser l’impact

Le Fonds mondial assure 80 % du financement international des programmes de lutte contre la tuberculose. Depuis 2002, le Fonds mondial a investi 10,9 milliards de dollars US dans des programmes de prévention et de traitement de la tuberculose et 9,6 milliards de dollars US supplémentaires dans des programmes conjoints de lutte contre la tuberculose et le VIH (en date du 30 juin 2026).

Les investissements du Fonds mondial dans la lutte contre la tuberculose contribuent à la mise en place de systèmes de santé plus durables, qu’il s’agisse des laboratoires, des réseaux de diagnostic, des chaînes d’approvisionnement, des agentes et agents de santé ou des structures communautaires qui appuient de multiples priorités en matière de santé. Les années de travail consacrées à intégrer les services de lutte contre la tuberculose et contre le VIH dans les soins de santé primaires et les programmes élargis de lutte contre les maladies ont permis aux pays de réaliser des gains d’efficacité, de bâtir des systèmes plus résilients et de maintenir les services essentiels.

Oybek Davletov (à gauche) suit un nouveau traitement pour la tuberculose pharmacorésistante. Comme ce traitement est plus court, Oybek doit passer moins de temps à l’hôpital. Il est examiné par le Dr Sunnatilla Abulkasimov, au Centre républicain scientifique et médical spécialisé en phtisiologie et pneumologie de Tashkent, en Ouzbékistan. Le Fonds mondial / Vincent Becker

Progression vers les cibles mondiales

Nous disposons déjà de tous les outils nécessaires pour mettre fin à la tuberculose en tant que menace pour la santé publique, mais les progrès doivent accélérer.

Au cours des deux dernières décennies, les pays soutenus par le partenariat du Fonds mondial ont élargi l’accès à la prévention, au diagnostic et au traitement de la tuberculose à une échelle sans précédent. Des millions de personnes ont accédé à des services vitaux, et les pays continuent d’adopter des innovations qui améliorent les résultats et pérennisent les programmes.

Néanmoins, la tuberculose demeure la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde, et les progrès sont fragiles. Des investissements soutenus, un leadership national fort, la participation communautaire et l’adoption rapide des nouvelles technologies sont les leviers essentiels qui combleront les lacunes et mettront le monde sur la bonne voie pour faire de la tuberculose une menace pour la santé publique du passé.

Personnes traitées pour la tuberculose
Dans les pays où le Fonds mondial investit

La couverture du traitement de la tuberculose peut être approximée comme suit : le nombre de nouveaux cas de tuberculose diagnostiqués et officiellement notifiés une année donnée, divisé par le nombre estimé de personnes ayant contracté la tuberculose (cas incidents) au cours de la même année, exprimé en pourcentage. Données tirées du Rapport mondial de l’OMS sur la tuberculose en 2025, pour les pays où le Fonds mondial a investi au cours des deux derniers cycles de financement. Les résultats programmatiques publiés dans les autres sections de ce rapport sont basés principalement sur les données communiquées au Fonds mondial en 2025.

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Tendance historique
Maintien de la tendance récente
Trajectoire vers la cible mondiale pour 2030
Cible 2030

Décès imputables à la tuberculose : progression vers la cible de l’OMS*

Taux d’incidence de la tuberculose : progression vers la cible de l’OMS

* Les décès imputables à la tuberculose incluent les personnes séropositives au VIH. La projection « maintien de la tendance récente » est basée sur la tendance des 10 dernières années, à l’exclusion de la période de la pandémie de COVID-19. La projection « trajectoire vers la cible mondiale pour 2030 » est basée sur les cibles de la Stratégie de l’OMS pour mettre fin à la tuberculose. Pays qui ont récemment reçu un financement du Fonds mondial pour des programmes de lutte contre la tuberculose et qui ont présenté des résultats programmatiques au cours des deux derniers cycles. Regroupements régionaux du Fonds mondial. D’après les données publiées dans le Rapport mondial sur la tuberculose en 2025.

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Paludisme : état des lieux

Résultats clés de l’année 2025 dans les pays où le Fonds mondial investit :

Résultats programmatiques obtenus en 2025 dans les pays et les régions où le Fonds mondial investit. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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État de Kaduna, Nigéria. Yusuf Yasirat, mère de six enfants, emporte une moustiquaire imprégnée d’insecticide. En 2025, avec le soutien du Fonds mondial, environ 14 000 personnes chargées de la logistique, de la mobilisation communautaire et de la distribution ont mis en œuvre une campagne de quatre semaines dont l’objectif était de distribuer des moustiquaires à 8 millions de personnes et des médicaments de prévention du paludisme à 2,2 millions de jeunes enfants dans l’État de Kaduna. Le Fonds mondial / Andrew Esiebo

En 2025, la lutte contre le paludisme a atteint un degré de précarité jamais vu ces dernières années. La résistance aux médicaments et aux insecticides, les conflits, les déplacements de populations et les chocs climatiques ont multiplié les risques de transmission, tandis que les coupures du financement ont exercé une pression supplémentaire sur des programmes déjà surchargés. De nombreux pays ont signalé des ruptures de stock de médicaments essentiels ainsi que des ratés dans le démarrage d’interventions qui ne tolèrent aucun retard, comme la lutte antivectorielle et les campagnes de chimioprévention du paludisme saisonnier, qui menacent d’effacer des gains durement acquis.

Malgré ces embûches, les pays et les partenaires ont agi promptement pour protéger les interventions à très fort impact. Le Fonds mondial a aidé les pays à revoir leurs priorités d’investissement, à assurer la continuité des services essentiels et à rendre leurs programmes de lutte contre le paludisme plus solides et plus résilients face aux difficultés croissantes. Il s’agissait notamment de guider les décisions stratégiques de financement pour la gestion des cas et la prévention, d’identifier les approches de mise en œuvre les plus efficaces et de prioriser les interventions de prévention visant les populations les plus à risque, en commençant par celles vivant dans des zones difficiles d’accès ou minées par des conflits.

Couverture des moustiquaires dans la population

Utilisation des moustiquaires dans la population

Cas suspectés de paludisme testés

Données tirées des estimations du Rapport 2025 sur le paludisme dans le monde. Les chiffres sur les décaissements du Fonds mondial sont disponibles sur l’Explorateur de données du Fonds mondial. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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District de Sanxay, République démocratique populaire lao. Des agentes de santé distribuent des médicaments pour la prévention du paludisme. Ces activités bénéficient du soutien de l’Initiative régionale contre la résistance à l’artémisinine, un programme multipays du Fonds mondial dont l’objectif est d’éliminer le paludisme et d’endiguer la pharmacorésistance dans la sous-région du Grand Mékong, en Asie du Sud-Est. OMS / Enric Catala

La prévention demeure le meilleur moyen de réduire l’incidence de la maladie et de sauver des vies. En 2025, le Fonds mondial a aidé les pays à préserver les services de prévention en donnant la priorité à la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, à la chimioprévention du paludisme saisonnier et au traitement préventif des femmes enceintes, tout en renforçant la prestation des soins au niveau communautaire et en intégrant la prévention du paludisme dans les services de soins prénatals et de soins de santé primaires. Alors que la résistance aux insecticides menace toujours les progrès, le Fonds mondial accélère l’accès à des outils de lutte antivectorielle de nouvelle génération, comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide à double principe actif. Pour ce faire, il recourt à des mécanismes de financement innovants afin de rendre ces outils plus abordables et plus accessibles.

Pour sauver des vies et réduire la transmission du paludisme, le diagnostic doit être rapide, et le traitement efficace. Le Fonds mondial a aidé les pays à maintenir l’accès à des diagnostics rapides et à des traitements efficaces, à renforcer la prise en charge des cas basée dans la communauté et à hausser la qualité des soins dans les zones fortement touchées. Parallèlement, nous collaborons avec les pays et les partenaires pour lutter contre la résistance aux médicaments antipaludiques, en élargissant l’accès à de multiples traitements de première intention afin de diversifier les options thérapeutiques face à cette menace grandissante.

Le Fonds mondial aide les pays à se préparer à l’introduction de la prochaine génération d’outils et renforce les systèmes nécessaires à leur déploiement efficace. En mettant en œuvre des initiatives d’orientation des marchés comme le Fonds d’accès, notre partenariat rend les médicaments et les outils innovants plus abordables et accélère leur introduction. Par exemple, nous soutenons l’achat de diffuseurs spatiaux – l’une des premières nouvelles catégories d’outils de lutte antivectorielle à recevoir une recommandation conditionnelle de l’OMS pour la prévention du paludisme depuis 25 ans. Les diffuseurs spatiaux agissent en complément des outils existants, comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide à effet rémanent, pour réduire encore davantage la transmission du paludisme.

Tendances de la charge de morbidité du paludisme

Dans les pays où le Fonds mondial investit, le nombre de décès imputables au paludisme a diminué de 27 % entre 2002 et 2024, même si la population à risque y a augmenté de 48 %. Entre 2002 et 2024, le nombre de cas de paludisme dans les pays soutenus par le Fonds mondial a augmenté de 16 %. En l’absence de mesures de lutte contre le paludisme, le nombre de cas aurait augmenté de 85 % et le nombre de décès de 99 % au cours de la même période, selon les estimations. Entre 2002 et 2024, le taux d’incidence du paludisme dans les pays soutenus par le Fonds mondial a chuté de 22 %, et le taux de mortalité de 51 %.

Avec lutte contre le paludisme (chiffres réels)
Sans lutte contre le paludisme

Tendances des décès imputables au paludisme

Tendances des cas de paludisme

Estimations de la charge de morbidité du paludisme et estimation « sans lutte contre le paludisme » : programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS (2025). « Portefeuille du Fonds mondial » fait référence aux pays où le Fonds mondial investit. Regroupements régionaux du Fonds mondial.

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Investir pour maximiser l’impact

Le partenariat du Fonds mondial assure 57 %1 du financement international des programmes de lutte contre le paludisme. Depuis 2002, il a investi 21,4 milliards de dollars US dans des programmes de lutte contre la maladie (en date du 30 juin 2026). Étant donné que le paludisme est particulièrement dévastateur dans les contextes fragiles et minés par des conflits, le Fonds mondial dirige la majorité de ses investissements vers des pays confrontés à des crises humanitaires. Les pays qui disposent d’un financement prévisible et à long terme peuvent mieux planifier et exécuter des interventions limitées dans le temps, maintenir l’accès à des produits essentiels et préserver des gains durement acquis contre une maladie qui peut resurgir en un éclair lorsque les investissements tarissent.

Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine sont la pierre d’assise du traitement pour le paludisme. Le Fonds mondial utilise le financement catalytique de son Fonds d’accès pour rendre ces médicaments vitaux plus abordables et accessibles dans les pays où le paludisme est endémique. Le Fonds mondial / Vincent Becker

Progression vers les cibles mondiales

La lutte contre le paludisme a considérablement progressé au cours des deux dernières décennies, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui ; des millions de personnes – surtout des enfants – restent sans véritable protection.

Toute reprise nécessitera des investissements soutenus, de l’innovation et des systèmes de santé plus solides. Les nouveaux médicaments, diagnostics et outils de lutte antivectorielle ainsi que les approches améliorées de mise en œuvre offrent autant d’occasions prometteuses d’accélérer les progrès. Toutefois, leur impact repose sur l’existence de systèmes de santé et communautaires résistants et pérennes capables de déployer ces innovations équitablement et à grande échelle.

En dépit de défis d’une ampleur grandissante, plusieurs pays continuent de démontrer qu’il est possible de mettre fin au paludisme. Le Fonds mondial soutient les efforts d’élimination dans 21 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. En 2025, la Géorgie, le Suriname et le Timor-Leste ont été certifiés exempts de paludisme par l’OMS, démontrant qu’avec des investissements soutenus, un leadership national fort et des programmes efficaces de prévention, de diagnostic et de traitement, les pays peuvent éliminer le paludisme et préserver les acquis à long terme.

Personnes ayant accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide
Dans les pays d’Afrique subsaharienne où le Fonds mondial investit

Source : estimations de l’OMS et du Malaria Atlas Project pour 2024 (dans 38 pays africains pour lesquels on dispose de données).

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Tendance historique
Maintien de la tendance récente
Trajectoire vers la cible mondiale pour 2030
Cible 2030

Taux de mortalité du paludisme : progression vers la cible de l’OMS

Taux d’incidence du paludisme : progression vers la cible de l’OMS

 

La projection « maintien de la tendance récente » est basée sur la tendance des 10 dernières années, à l’exclusion de la période de la pandémie de COVID-19. La projection « trajectoire vers la cible mondiale pour 2030 » est basée sur la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme de l’OMS (mise à jour de 2021). Pays qui ont récemment reçu un financement du Fonds mondial pour des programmes de lutte contre le paludisme et qui ont présenté des résultats programmatiques au cours des deux derniers cycle. Regroupements régionaux du Fonds mondial. D’après les données publiées dans le Rapport 2025 sur le paludisme dans le monde.

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Une équipe traverse un village près de Siphofaneni, en Eswatini, où elle est chargée de pulvériser un insecticide à effet rémanent dans les habitations, afin de protéger la population du paludisme. Le Fonds mondial / Brian Otieno
Alficene Kandé (à gauche) et Abdoulaye Baldé transportent des échantillons de patients dans un véhicule réfrigéré à Bissau, en Guinée-Bissau. À travers l’Initiative régionale des laboratoires d’Afrique de l’Ouest, le Fonds mondial collabore avec des partenaires de la région pour renforcer les activités de surveillance des maladies. Le Fonds mondial / Sylvain Cherkaoui / Panos

Systèmes de santé et communautaires

Les progrès contre le VIH, la tuberculose et le paludisme sont tributaires de systèmes de santé et communautaires solides et résilients qui offrent des soins intégrés et centrés sur la personne.

Au cours de la période 2024-2026, le Fonds mondial investit environ 5,9 milliards de dollars US2 dans les systèmes de santé et communautaires, soit une augmentation de 43 % par rapport au cycle de subvention précédent, ainsi que la plus grosse somme allouée aux systèmes de santé de son histoire. Ces investissements permettent de renforcer les laboratoires, la surveillance des maladies, les effectifs de santé, les systèmes communautaires, les infrastructures d’oxygène, les chaînes d’approvisionnement et la santé numérique, tout en améliorant les capacités des pays à prévenir, à détecter et à contrôler un large éventail de maladies infectieuses.

Nos investissements soutiennent des ripostes efficaces au VIH, à la tuberculose et au paludisme, mais contribuent également à la préparation à des menaces sanitaires plus globales, comme les flambées épidémiques et la résistance aux antimicrobiens. En effet, les investissements dans les laboratoires, les diagnostics et la surveillance viennent appuyer la riposte à des maladies comme la mpox ou les maladies à virus Ebola et à virus de Marburg, ainsi que la détection et la prise en charge des co-infections, notamment l’hépatite B, l’hépatite C et le papillomavirus humain. Le Fonds mondial fournit également un financement d’urgence aux pays qui doivent riposter rapidement à des flambées épidémiques ou à d’autres urgences de santé publique.

À mesure que les pays progressent vers l’autosuffisance, le Fonds mondial appuie le développement des capacités et des priorités nationales pour la mise en place de systèmes de santé plus pérennes. Ces investissements renforcent les capacités essentielles de la santé publique, améliorant les résultats dès aujourd’hui et soutenant la préparation aux menaces sanitaires de demain.

Novembre 2025. Réception de la première livraison de lénacapavir dans un magasin central de fournitures médicales en Eswatini. Pour la première fois, un outil de prévention du VIH était disponible la même année dans les pays à revenu élevé et dans les pays à faible revenu. Le Fonds mondial / Daniel Toro

Orienter les marchés pour pérenniser l’accès

Alors que les pays assument une part croissante du financement et de l’approvisionnement en produits de santé, le Fonds mondial utilise son pouvoir d’achat et son expertise en orientation des marchés comme levier pour abaisser les prix, assurer les approvisionnements et rendre l’achat des produits de santé plus abordable et viable à long terme. Nous collaborons avec les pays, les fabricants et les plateformes régionales d’achat afin de regrouper la demande, de renforcer les capacités d’approvisionnement et de créer des marchés plus prévisibles.

En 2025, des produits de santé d’une valeur de 1,02 milliard de dollars US ont été commandés par l’intermédiaire de notre mécanisme d’achat groupé, qui regroupe la demande de plus de 80 pays et tire parti de notre pouvoir d’achat pour négocier des conditions d’approvisionnement et des prix concurrentiels. Les avantages de notre pouvoir d’achat dépassent le cadre des financements du Fonds mondial : depuis 2018, les pays se sont également procuré, au moyen de ce mécanisme, pour 128 millions de dollars US de produits de santé avec des ressources autres que celles du Fonds mondial. Parallèlement, nous aidons les fabricants régionaux à répondre aux exigences en matière de qualité et d’approvisionnement, et nous élargissons l’accès à des produits fabriqués plus près des utilisateurs. Ensemble, ces efforts aident les pays à tirer le meilleur parti des ressources à leur disposition, renforcent les marchés régionaux et garantissent un accès plus durable à des produits de santé abordables et de qualité garantie.

Astan Diabate, enceinte de 18 semaines, consulte une sage-femme dans un centre de santé communautaire de Bamako, au Mali. Astan a reçu une moustiquaire et un médicament qui la protège, ainsi que l’enfant qu’elle porte, contre le paludisme. Le Fonds mondial / Vincent Becker

Investir pour pérenniser l’impact

Depuis 2002, le partenariat du Fonds mondial a investi 73,7 milliards de dollars US3 à l’appui des programmes nationaux de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et du renforcement des systèmes de santé et communautaires qui sous-tendent les progrès à long terme. En 2025, le Fonds mondial a effectué des décaissements totalisant 3,9 milliards de dollars US. La prise en charge par les pays est au cœur de notre modèle : ce sont les pays qui établissent leurs priorités, et les gouvernements, les communautés et la société civile qui pilotent la conception et la mise en œuvre des programmes. En investissant dans des interventions à fort impact, en renforçant les systèmes nationaux et en appuyant le leadership national, le Fonds mondial aide les pays à développer la capacité de maintenir les progrès longtemps après que le financement externe prenne fin.

Dans un contexte de financement restreint, il est plus important que jamais de maximiser l’impact de chaque dollar investi. Le Fonds mondial combine le financement prévisible des subventions avec des approches innovantes qui mobilisent des ressources additionnelles, accélèrent l’accès aux nouveaux outils et renforcent les systèmes de santé. Par la mise en œuvre d’investissements catalytiques, du financement mixte, d’échanges dette-santé et de partenariats stratégiques avec les gouvernements, les organismes philanthropiques, le secteur privé et les banques multilatérales de développement, notre partenariat aide les pays à déployer à grande échelle des innovations éprouvées, à réaliser des gains d’efficacité et à pérenniser les ripostes nationales au VIH, à la tuberculose et au paludisme.

À mesure que les pays progressent vers l’autosuffisance, le Fonds mondial appuie une transition durable qui conduira à la mise en place de programmes de santé financés et dirigés par les pays. Le cofinancement, la gestion des finances publiques, la mobilisation des ressources nationales et la planification sur mesure de la transition sont tous des leviers que nous utilisons pour amener les pays à augmenter leurs investissements dans la santé, à consolider leurs institutions nationales et à intégrer les programmes de lutte contre les maladies dans les systèmes de santé élargis. Cette approche axée sur le leadership des pays assure la pérennité des progrès contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, tout en contribuant à l’édification de systèmes de santé plus solides et résilients qui améliorent la sécurité sanitaire et qui sont mieux préparés à riposter aux futures menaces sanitaires.

Notre méthodologie de calcul des résultats

Le Rapport 2026 sur les résultats du Fonds mondial présente certains des résultats programmatiques (p. ex. les personnes sous thérapie antirétrovirale, les personnes traitées pour la tuberculose, les moustiquaires distribuées) obtenus par les programmes soutenus en 2025. Les programmes communiquent périodiquement leurs résultats au Fonds mondial. Les données collectées par nos partenaires techniques sont également utilisées pour le recoupement et la triangulation, ainsi que pour la constitution de données nationales relatives à des services sélectionnés, conformément à l’approche du partenariat du Fonds mondial en matière de communication des résultats. Pour mesurer la couverture, les résultats et l’impact, le Fonds mondial utilise aussi les estimations officielles de la charge de morbidité et de l’impact réalisées et publiées par ses partenaires techniques, dont l’OMS et l’ONUSIDA.

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Rapport 2026 sur les résultats
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[1] Pour le paludisme, le Rapport sur les résultats utilise les données sur le financement international de 2024, les plus récentes disponibles. Les bouleversements qui ont récemment touché le financement international de la lutte contre le paludisme pourraient modifier considérablement le pourcentage de la contribution du Fonds mondial au financement international des programmes de lutte contre le paludisme.

[2] Sur la base des budgets approuvés et signés pour le cycle de subvention 7, y compris le C19RM. Ce chiffre comprend les investissements directs dans les systèmes résistants et pérennes pour la santé (SRPS) et les contributions aux SRPS par l’intermédiaire d’investissements dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (investissements SRPS contributifs). Il exclut les investissements catalytiques et les dépenses de fonctionnement du Secrétariat.

[3] En date du 30 juin 2026.