Sécurité sanitaire mondiale

The Global Fund / Nana Kofi Acquah

Investir dans la santé mondiale est une façon très efficace au regard des coûts de renforcer la sécurité et la stabilité, de protéger les populations du monde entier contre les maladies infectieuses et d’enrayer les nouvelles menaces qui pèsent sur la santé. Le Fonds mondial renforce la capacité des pays à prévenir et à détecter les menaces actuelles et émergentes pour la santé et à y réagir efficacement.

Certes, se préparer aux menace potentielles et nouvelles qui pèsent sur la santé revêt une importance vitale, mais pour renforcer la sécurité sanitaire mondiale, il faut commencer par protéger les personnes des maladies auxquelles elles sont confrontées aujourd’hui, comme le sida, la tuberculose et le paludisme – trois des maladies infectieuses les plus mortelles de la planète. Rien qu’en 2017, le VIH, la tuberculose et le paludisme ont provoqué le décès de trois millions de personnes. Le Fonds mondial a sauvé millions de vies depuis sa création en 2002.

Construire des systèmes résistants et pérennes pour la santé

La flambée de maladie à virus Ébola en Afrique de l’Ouest en 2014/2015 illustre à quel point des systèmes de santé affaiblis peuvent rapidement être submergés par la propagation d’une maladie infectieuse mortelle. Des systèmes de santé solides qui se concentrent sur la prévention, la détection et le traitement sont non seulement essentiels pour en finir avec le VIH, la tuberculose et le paludisme, mais ils constituent en outre notre principale ligne de défense contre les flambées épidémiques en aidant les pays à se préparer aux nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité sanitaire à l’échelle régionale ou mondiale. Le Fonds mondial investit près d’un milliard de dollars US chaque année pour renforcer les systèmes de santé – de la formation du personnel de santé à l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement et de la qualité des données, en passant par l’intégration de la prestation de services.

Combattre la résistance aux antimicrobiens

La résistance aux antimicrobiens – celle que les organismes développent contre ce type de médicaments – est l’une des menaces les plus sérieuses qui pèsent sur l’avenir de la sécurité sanitaire et économique mondiale. Les décès imputables à la tuberculose pharmacorésistante représentent désormais un tiers de l’ensemble des décès liés à une résistance aux antimicrobiens dans le monde. Le Fonds mondial apporte 65 pour cent du financement international alloué à la tuberculose et est l’une des principales sources de financement de la riposte aux formes pharmacorésistantes de la maladie dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Dans la région du Grand Mékong, le Fonds mondial et ses partenaires soutiennent une subvention régionale visant à faire face à l’apparition du paludisme pharmacorésistant, qui menace de constituer un revers dévastateur pour la région et d’en ébranler la sécurité sanitaire. Le Fonds mondial attache davantage d’importance au VIH pharmacorésistant, en élargissant les traitements les plus récents, qui sont aussi plus efficaces, moins chers et moins susceptibles d’entraîner une résistance.

Dans notre monde où tout est lié et où l’on se déplace rapidement, chaque pays est vulnérable à de nouvelles « superbactéries » résistantes aux médicaments. Combattre la résistance aux antimicrobiens est une manière d’améliorer la sécurité sanitaire mondiale.

Les coûts économiques des maladies infectieuses

Responsables de décès tragiques et de souffrances, les maladies infectieuses peuvent également nuire à la croissance économique et au commerce, accroître les migrations et menacer le développement et la stabilité. Il existe des motifs impérieux d’ordre économique pour débarrasser la planète des épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme. Combattre les épidémies et mettre en place de solides systèmes de santé stimule le développement économique, ce qui permet d’investir dans la santé et nous rapproche de la couverture sanitaire universelle.

  • La flambée de maladie à virus Ébola de 2014/2015 en Afrique de l’Ouest a coûté la vie à 11 000 personnes et entraîné une perte économique de 2,8 milliards de dollars US rien que pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.
  • On estime que la tuberculose pharmacorésistante coûterait environ 17 000 milliards de dollars US à l’économie mondiale d’ici 2050 si nous ne nous attaquons pas au problème.
  • L’OMS estime que l’élimination du paludisme d’ici 2030 générerait des gains économiques d’une valeur de 4 000 milliards de dollars US.
The Global Fund / Sarah Hoibak

Populations en mouvement

Plus que jamais, les populations sont en mouvement, avec 258 millions de personnes résidant dans un pays qui n’est pas leur pays d’origine en 2017. Cela représentait 3,4 pour cent de la population mondiale totale. Le Fonds mondial soutient des démarches novatrices pour offrir des services de prévention et de traitement aux personnes, où qu’elles aillent et même s’il s’agit de réfugiés ou de migrants. La politique du Fonds mondial relative aux contextes d’intervention difficile prévoit des souplesses de financement pour les situations d’urgence afin de réagir rapidement à des flambées épidémiques.

Au Belarus, la force de garder le cap

La tuberculose pharmacorésistante peut faire courir un risque catastrophique à la sécurité sanitaire mondiale, même dans les pays à haut revenu. En Europe, l’incidence de la maladie est globalement basse, mais la charge de morbidité de sa forme multirésistante en Europe de l’Est est la plus élevée au monde. Au Belarus, plus de 38 % des nouveaux cas résistent aux médicaments – pour une moyenne mondiale d’à peine plus de 4 %. Le chemin du diagnostic à la guérison est semé d’embûches pour les patients tuberculeux, mais ils n’ont pas à le parcourir seuls. Le Fonds mondial soutient les professionnels de la santé, les agents de santé communautaire et des bénévoles dévoués qui, au Belarus et partout dans le monde, offrent une planche de salut bien nécessaire quand les choses se corsent.

The Global Fund / Vincent Becker

Les microbes ne s’arrêtent pas aux frontières et une maladie infectieuse qui menace quelque part, menace partout. Préserver notre monde des épidémies passe par un renforcement de la capacité des pays à prévenir les menaces sanitaires actuelles et futures, à les détecter et à y répondre efficacement.

Pour plus de renseignements sur la sécurité sanitaire mondiale, téléchargez notre rapport :

Gros plan sur la sécurité sanitaire mondiale
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Sauver des vies aujourd’hui, se préparer aux menaces de demain

La capacité à déplacer les personnes et les produits autour de la planète nourrit l’économie et est un moteur du progrès. Pourtant, cela comporte aussi des risques, parce que les maladies infectieuses ne s’arrêtent pas aux frontières. La sécurité sanitaire mondiale suppose d’être prêt à détecter rapidement les nouvelles menaces et à prévenir les flambées épidémiques, mais aussi à améliorer nos ripostes aux maladies qui, aujourd’hui, tuent et rendent malades des dizaines de millions de personnes.