Sécurité sanitaire mondiale

The Global Fund / Nana Kofi Acquah

Il est essentiel d’investir dans la santé mondiale pour protéger les communautés des maladies infectieuses, dont le VIH, la tuberculose et le paludisme, et pour participer à la lutte contre de nouvelles menaces pour la santé, comme le COVID-19. Les maladies ne s’arrêtent pas aux frontières et la pandémie de COVID-19 a clairement démontré que notre sécurité sanitaire mondiale n’est pas plus solide que le plus faible des systèmes de santé du monde.

Rendre le monde plus sûr pour toutes et tous implique également d’achever les combats que nous n’avons pas encore remportés, comme la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, des maladies infectieuses qui tuent 2,7 millions de personnes tous les ans.

Mettre en place des systèmes résistants et pérennes pour la santé

Des systèmes résistants et pérennes pour la santé constituent la première ligne de défense du monde contre de nouvelles épidémies, comme le COVID-19, et contre les épidémies existantes de VIH, de tuberculose et de paludisme. Le Fonds mondial est l’investisseur multilatéral le plus important pour les subventions allouées aux systèmes de santé. Chaque année, il investit un milliard de dollars US à la mise en place de systèmes résistants et pérennes pour la santé, que ce soit pour la formation du personnel de santé, pour l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement et de la qualité des données, ou encore pour l’intégration de l’offre de services. Les systèmes pour la santé que nous mettons en place pour lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme sont également nécessaires pour combattre le COVID-19.

Combattre la résistance aux antimicrobiens

La riposte au COVID-19 ne doit pas nous faire perdre de vue les autres menaces qui pèsent sur la santé mondiale. Par exemple, la tuberculose pharmacorésistante, dont le nombre de cas augmente tous les ans, se transmet par voie aérienne et est responsable d’un tiers de l’ensemble des décès liés à une résistance aux antimicrobiens dans le monde. La résistance aux antimicrobiens – celle que les organismes développent contre ce type de médicaments – est l’une des menaces les plus sérieuses qui pèsent sur l’avenir de la sécurité sanitaire et économique mondiale. Les décès imputables à la tuberculose pharmacorésistante représentent désormais un tiers de l’ensemble des décès liés à une résistance aux antimicrobiens dans le monde. Le Fonds mondial apporte 69 pour cent du financement international alloué à la tuberculose et est l’une des principales sources de financement de la riposte aux formes pharmacorésistantes de la maladie dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Dans la région du Grand Mékong, le Fonds mondial et ses partenaires soutiennent une subvention régionale visant à faire face à l’apparition du paludisme pharmacorésistant qui menace de constituer un revers dévastateur pour la région et d’en ébranler la sécurité sanitaire. Le Fonds mondial attache également davantage d’importance au VIH pharmacorésistant en élargissant les traitements les plus récents, qui sont aussi plus efficaces, moins chers et moins susceptibles d’entraîner une résistance.

Dans le monde actuel, tous les pays sont vulnérables à de nouvelles « superbactéries » résistantes aux médicaments. Combattre la résistance aux antimicrobiens est une manière d’améliorer la sécurité sanitaire mondiale.

Les coûts économiques des maladies infectieuses

Comme la pandémie de COVID-19 le révèle, les maladies infectieuses sont non seulement responsables de décès tragiques et de souffrances, mais elles peuvent également nuire aux économies et menacer le développement et la stabilité. Il existe des motifs impérieux d’ordre économique pour débarrasser la planète des épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme. Combattre les épidémies et mettre en place de solides systèmes de santé stimule le développement économique, ce qui permet d’investir dans la santé et nous rapproche d’une couverture sanitaire universelle.

  • La flambée de maladie à virus Ébola de 2014/2015 en Afrique de l’Ouest a coûté la vie à plus de 11 000 personnes et entraîné une perte économique de 2,8 milliards de dollars US rien que pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.
  • On estime que la tuberculose pharmacorésistante coûterait environ 17 000 milliards de dollars US à l’économie mondiale d’ici 2050 si nous ne nous attaquons pas au problème.
  • L’OMS estime que l’élimination du paludisme d’ici 2030 générerait des gains économiques d’une valeur de 4000 milliards de dollars US.
Nichole Sobecki / VII for the Global Fund

Repenser la sécurité sanitaire mondiale

Selon le Directeur exécutif du Fonds mondial, la nouvelle approche de la sécurité sanitaire mondiale doit adopter une vision de la sécurité sanitaire beaucoup plus large que celle qui a prévalu jusqu’ici. Cette nouvelle approche ne pourra aboutir si elle se centre exclusivement sur les pandémies, puisque toute pandémie commence nécessairement par une épidémie localisée.

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Au Belarus, la force de garder le cap

Le risque que fait courir la tuberculose pharmacorésistante à la sécurité sanitaire mondiale est potentiellement catastrophique, même dans les pays à haut revenu. En Europe, l’incidence de la tuberculose est globalement basse, mais la charge de morbidité de la forme multirésistante de la maladie en Europe de l’Est est la plus élevée au monde. Au Belarus, plus de 38 pour cent des nouveaux cas de tuberculose résistent aux médicaments. À titre de comparaison, la moyenne mondiale dépasse à peine les quatre pour cent. Le chemin qui mène du diagnostic à la guérison est semé d’embûches pour les patients tuberculeux, mais ils n’ont pas à le parcourir seuls. Le Fonds mondial soutient les professionnels de la santé, les agents de santé communautaire et des bénévoles dévoués qui, au Belarus et partout dans le monde, offrent une planche de salut bien nécessaire quand les choses se compliquent.

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The Global Fund / Vincent Becker

Les microbes ne s’arrêtent pas aux frontières et une maladie infectieuse qui menace quelque part, menace partout. Préserver notre monde des épidémies passe par un renforcement de la capacité des pays à prévenir les menaces sanitaires actuelles et futures, à les détecter et à y répondre efficacement.

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