Sécurité sanitaire mondiale

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The Global Fund / Nana Kofi Acquah

Investir dans la santé mondiale est une façon très efficace au regard des coûts de renforcer la sécurité et la stabilité, de protéger les populations du monde entier contre les maladies infectieuses et d’enrayer les nouvelles menaces qui pèsent sur la santé. Le Fonds mondial renforce la capacité des pays à prévenir et à détecter les menaces actuelles et émergentes pour la santé et à y réagir efficacement.

Certes, se préparer aux menace potentielles et nouvelles qui pèsent sur la santé revêt une importance vitale, mais pour renforcer la sécurité sanitaire mondiale, il faut commencer par protéger les personnes des maladies auxquelles elles sont confrontées aujourd’hui, comme le sida, la tuberculose et le paludisme – trois des maladies infectieuses les plus mortelles de la planète. Pour la seule année 2016, le VIH, la tuberculose et le paludisme ont provoqué le décès de trois millions de personnes. À compter de 2017, le Fonds mondial a soutenu des programmes qui ont sauvé plus de 27 millions de vies, tout en favorisant la santé des populations et le renforcement des économies. Pourtant, bien des menaces pèsent sur notre sécurité sanitaire mondiale.

Mettre en place des systèmes résistants et pérennes pour la santé

La flambée de maladie à virus Ébola de 2014/2015 en Afrique de l’Ouest a montré à quel point il était important de mettre en place des systèmes de santé solides pour prévenir la propagation d’une maladie infectieuse mortelle. Des systèmes de santé solides qui se concentrent sur la prévention, la détection et le traitement sont non seulement essentiels pour en finir avec les épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme, mais ils constituent en outre notre principale ligne de défense contre les flambées épidémiques qui menacent la sécurité sanitaire à l’échelle régionale ou mondiale. Le Fonds mondial investit massivement dans les éléments des systèmes de santé qui sont essentiels à la sécurité sanitaire mondiale, comme les agents de santé communautaire, les laboratoires, la gestion des données et les chaînes d’approvisionnement.

Combattre la résistance aux antimicrobiens

La résistance aux antimicrobiens – celle que les organismes développent contre ce type de médicaments – est l’une des menaces les plus sérieuses qui pèsent sur l’avenir de la sécurité sanitaire et économique mondiale. Les décès imputables à la tuberculose pharmacorésistante représentent désormais un tiers de l’ensemble des décès liés à une résistance aux antimicrobiens dans le monde. Le Fonds mondial apporte 65 pour cent du financement international alloué à la tuberculose et est l’une des principales sources de financement de la riposte aux formes pharmacorésistantes de la maladie dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Dans la région du Grand Mékong, le Fonds mondial et ses partenaires soutiennent une subvention régionale visant à faire face à l’apparition du paludisme pharmacorésistant, qui menace de constituer un revers dévastateur pour la région et d’en ébranler la sécurité sanitaire. Le Fonds mondial attache davantage d’importance au VIH pharmacorésistant, en élargissant les traitements les plus récents, qui sont aussi plus efficaces, moins chers et moins susceptibles d’entraîner une résistance.

Dans notre monde où tout est lié et où l’on se déplace rapidement, chaque pays est vulnérable à de nouvelles « superbactéries » résistantes aux médicaments. Combattre la résistance aux antimicrobiens est une manière d’améliorer la sécurité sanitaire mondiale.

Les coûts économiques des maladies infectieuses

Responsables de décès tragiques et de souffrances, les maladies infectieuses peuvent également nuire à la croissance économique et au commerce, accroître les migrations et menacer le développement et la stabilité. Il existe des motifs impérieux d’ordre économique pour débarrasser la planète des épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme. Combattre les épidémies et mettre en place de solides systèmes de santé stimule le développement économique, ce qui permet d’investir dans la santé et nous rapproche de la couverture sanitaire universelle.

  • La flambée de maladie à virus Ébola de 2014/2015 en Afrique de l’Ouest a coûté la vie à 11 000 personnes et entraîné une perte économique de 2,8 milliards de dollars US rien que pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.
  • Ne pas enrayer la tuberculose coûterait 1000 milliards de dollars US à l’économie mondiale au cours des 15 prochaines années.
  • L’OMS estime que l’élimination du paludisme d’ici 2030 générerait des gains économiques d’une valeur de 4000 milliards de dollars US.
The Global Fund / Sarah Hoibak

Populations en mouvement

Avec 40,3 millions de déplacés dans le monde et 22,5 millions de réfugiés en 2016, il n’y a jamais eu autant de personnes en mouvement qu’aujourd’hui. Le Fonds mondial soutient des démarches novatrices pour offrir des services de prévention et de traitement aux personnes, où qu’elles aillent et même s’il s’agit de réfugiés ou de migrants.

Au Belarus, la force de garder le cap

La tuberculose pharmacorésistante peut faire courir un risque catastrophique à la sécurité sanitaire mondiale, même dans les pays à haut revenu. En Europe, l’incidence de la maladie est globalement basse, mais la charge de morbidité de sa forme multirésistante en Europe de l’Est est la plus élevée au monde. Au Belarus, plus de 38 % des nouveaux cas résistent aux médicaments – pour une moyenne mondiale d’à peine plus de 4 %. Le chemin du diagnostic à la guérison est semé d’embûches pour les patients tuberculeux, mais ils n’ont pas à le parcourir seuls. Le Fonds mondial soutient les professionnels de la santé, les agents de santé communautaire et des bénévoles dévoués qui, au Belarus et partout dans le monde, offrent une planche de salut bien nécessaire quand les choses se corsent.

The Global Fund / Vincent Becker

Gros plan sur la sécurité sanitaire mondiale
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Les microbes ne s’arrêtent pas aux frontières et une maladie infectieuse qui menace quelque part, menace partout. Préserver notre monde des épidémies passe par un renforcement de la capacité des pays à prévenir les menaces sanitaires actuelles et futures, à les détecter et à y répondre efficacement.

Pour plus de renseignements sur la sécurité sanitaire mondiale, téléchargez notre rapport.

Publié 11 octobre 2018