Les droits humains

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The Global Fund / Mia Collis

Le Fonds mondial perpétue l’héritage de la riposte au sida, selon lequel il ne peut y avoir de « santé pour tous » sans respect des droits humains. Grâce à un travail novateur avec les partenaires, nous avons étendu cette approche à la tuberculose et au paludisme.

Le mouvement visant à mettre un terme aux épidémies nous appelle à construire des sociétés plus justes et plus égalitaires. Trop souvent, les personnes les plus vulnérables aux maladies sont celles-là mêmes que l’inégalité de genre, le rejet social ou la discrimination privent d’accès aux soins de santé. La stratégie du Fonds mondial pour la période 2017/2022 reconnaît le besoin d’investissements plus importants pour intégrer et élargir des programmes visant à lever les obstacles aux ripostes nationales pour les trois maladies, afin que chacun puisse avoir accès aux services de santé dont il a besoin.

Le Fonds mondial adopte une approche pragmatique et programmatique pour réduire les obstacles liés aux droits humains entravant l’accès aux services de santé. Ce travail en faveur des droits humains augmente l’efficacité de ses subventions en permettant d’atteindre le plus de personnes possible et d’optimiser le recours durable aux services, en particulier pour les plus vulnérables.

The Global Fund / John Rae

À la prison de Trujillo, au Honduras, Elder (avec le polo jaune) fait office de collaborateur volontaire et assure le suivi d’un codétenu qui est un ancien tuberculeux. Formé avec l’appui du Fonds mondial, Elder travaille avec les autorités carcérales et le dispensaire local pour sensibiliser les prisonniers à la tuberculose, aider à identifier les cas potentiels et veiller à ce que les patients suivent bien leur traitement. « J’ai vu le besoin, indique-t-il. Mes codétenus souffraient. » Outre la formation, l’appui du Fonds mondial permet au personnel médical de venir régulièrement dans la prison pour des visites et de proposer gratuitement un traitement efficace.

Le Fonds mondial soutient des programmes qui autonomisent les populations touchées en leur permettant de connaître leurs droits en matière de santé, pour qu’elles se mobilisent autour de ces droits et exigent les changements qui amélioreront la prestation de services dans les établissements de santé et dans les communautés. Ainsi, ces programmes participent également à l’amélioration des systèmes de santé et à la mobilisation et au soutien pour que les communautés fassent partie de ces systèmes et de la prise de décision.

The Global Fund / Jonas Gratzer

Lever les obstacles liés aux droits humains

Divers obstacles liés aux droits humains et au genre entravant l’accès à la santé ont pendant longtemps bloqué les ripostes nationales notamment : rejet social et discrimination, inégalité de genre et violence, pratiques punitives, politiques et lois, ou encore inégalités sociales et économiques. La politique du Fonds mondial en matière de pérennité, de transition et de cofinancement demande à présent à tous les pays, peu importe leur niveau de revenus, d’inclure dans leurs propositions des programmes pour remédier à ces obstacles.

Sept domaines programmatiques clés sont efficaces :

  • réduction du rejet social et de la discrimination
  • formation des prestataires de soins de santé sur les droits humains et l’éthique médicale
  • sensibilisation des législateurs et des agents des forces de l’ordre
  • réduction de la discrimination à l’encontre des femmes dans le contexte du VIH et de la tuberculose
  • éducation juridique
  • services juridiques
  • suivi et réforme des lois, réglementations et politiques pertinentes

De plus, en ce qui concerne la tuberculose, il est nécessaire d’assurer la confidentialité et le respect de la vie privée, de mobiliser et de garantir l’autonomie des patients et des groupes communautaires, de s’attaquer aux politiques en lien avec l’isolement sous la contrainte ou la détention pour cause de non-observance du traitement antituberculeux et de faire des efforts afin de supprimer les obstacles qui entravent les services de lutte contre la tuberculose dans les prisons. En ce qui concerne le paludisme, il conviendrait de réaliser des évaluations des risques et des faiblesses liés à la maladie au regard des droits humains et des questions de genre, d’assurer une participation active des populations touchées et d’améliorer l’accès aux services de lutte contre le paludisme pour les réfugiés et pour les personnes touchées par les situations d’urgence.

Afin d’aider les maîtres d’oeuvre à mettre en place ces programmes, le Fonds mondial a élaboré et distribué des notes d’information techniques sur les droits humains et la tuberculose, le paludisme et le VIH, ainsi que sur les droits humains dans les contextes d’intervention difficiles – les pays ou les régions touchés par des catastrophes naturelles, des conflits ou une mauvaise gouvernance.

L’initiative Breaking Down Barriers

Grâce à notre initiative visant à lever les obstacles, nous apportons un soutien intensif à 20 pays, notamment des fonds supplémentaires s’élevant à 45 millions de dollars US et destinés à considérablement élargir la programmation fondée sur des éléments probants et à réduire les obstacles liés aux droits humains entravant l’accès aux services de lutte contre les trois maladies. Les pays concernés sont l’Afrique du Sud, le Bénin, le Botswana, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Honduras, l’Indonésie (certaines villes), la Jamaïque, le Kenya, le Kirghizistan, le Mozambique, le Népal, l’Ouganda, les Philippines, la République démocratique du Congo (au niveau provincial), le Sénégal, le Sierra Leone, la Tunisie et l’Ukraine.

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Intégrer les droits humains dans tous les aspects de notre travail

L’approche du Fonds mondial en matière de droits humains est établie par son Conseil d’administration et fondée sur des consultations avec les autorités publiques, les populations touchées, les spécialistes des droits humains, les organisations de la société civile et les partenaires techniques. Le Fonds mondial s’est engagé à intégrer les principes des droits humains – participation, équité, responsabilité et transparence – tout au long du cycle de subvention, et de plus en plus dans la procédure d’établissement des politiques. Le personnel du Fonds mondial bénéficie d’une formation sur les droits humains, le genre et les population-clés et vulnérables. Dès la phase du dialogue au niveau du pays, le Fonds mondial travaille avec les pays pour s’assurer que les populations-clés et vulnérables les plus touchées par les maladies sont représentées et ont la possibilité de s’exprimer au cours de la procédure.

Le partenariat du Fonds mondial s’engage résolument en faveur des droits humains.

Pourquoi est-il si vital de promouvoir et de protéger les droits humains dans le contexte des trois maladies ? Ce n’est pas seulement ce qu’il est juste de faire, mais c’est aussi la solution pour que les investissements du Fonds mondial soient plus efficaces.

Pour plus d’informations sur le Fonds mondial et les droits humains, téléchargez notre rapport.

Focus On Human Rights
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Publié 15 mai 2019