Je suis toujours disponible : la mission de Dara pour protéger la population du VIH
La nuit est tombée sur Phnom Penh, au Cambodge. À la lisière d’un parc de Koh Pich, un véhicule mobile est discrètement stationné.
Sok Dara (nom d’emprunt pour préserver son anonymat) supervise une équipe chargée d’activités de proximité. Avec ses collègues, il sillonne les environs pour offrir des dépistages du VIH et d’autres services de santé.
À l’intérieur du véhicule, les patients peuvent récupérer des préservatifs et des autotests, et obtenir des informations sur la prévention du VIH, y compris la prophylaxie préexposition (PrEP). Dara et son équipe réalisent également des tests rapides à partir d’une simple goutte de sang prélevée sur le doigt, permettant de dépister simultanément le VIH et la syphilis. Si le test est réactif, la personne est orientée vers une clinique afin d’effectuer des tests complémentaires, idéalement dès le lendemain matin.
« Nous proposons à la fois des autotests et des tests de dépistage rapide du VIH », explique Dara. « Nous laissons le choix aux utilisateurs. Ils peuvent opter pour l’option qui leur convient le mieux. »
Pour Dara, cet engagement est profondément personnel. Son numéro de téléphone figure en lettres bien visibles sur le flan du véhicule mobile ; et il n’hésite jamais à répondre aux appels ou aux messages, quelle que soit l’heure.
Lorsqu’on lui demande combien de messages il reçoit chaque semaine, il répond simplement : « Beaucoup. »
Puis il ajoute avec le sourire : « Je suis toujours disponible. »
Le Cambodge a réalisé d’énormes progrès vers l’élimination du sida, grâce à un leadership solide et à des programmes efficaces, comme celui auquel Dara participe, qui sont spécialement conçus pour atteindre les populations les plus exposées au risque d'infection à VIH. Ce mois-ci, le Cambodge a atteint les objectifs mondiaux 95–95–95 liés au VIH, devenant ainsi le tout premier pays de la région Asie-Pacifique à franchir cette étape historique dans la lutte contre le sida. Cela signifie que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 95 % de celles qui connaissent leur statut sérologique sont sous traitement antirétroviral et 95 % de celles qui sont sous traitement ont une charge virale indétectable.