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Le Fonds mondial approuve un financement d’urgence pour le maintien des services de lutte contre la tuberculose et le VIH au Liban et en Irak

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GENÈVE – Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (le Fonds mondial) a approuvé une aide financière d’urgence de 1,48 million de dollars US pour le maintien des services essentiels de lutte contre la tuberculose et le VIH au Liban et en Irak, où la crise humanitaire régionale a gravement perturbé l’accès aux soins de santé.

Ce financement d’urgence, prévu pour la période du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027, contribuera à la continuité des services de lutte contre la tuberculose et le VIH. Il s’agit d’un soutien aux diagnostics, aux capacités des laboratoires, aux systèmes de transport des échantillons et aux cliniques mobiles, ainsi qu’au dépistage, au traitement et à la thérapie sous observation directe de la tuberculose. Le financement servira également à l’achat de médicaments contre la tuberculose et la tuberculose pharmacorésistante, à l’élargissement des activités de sensibilisation communautaires sur la tuberculose et le VIH, et au soutien nutritionnel pour les patients dans les zones touchées par des crises.

Ces interventions seront mises en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations, en collaboration avec les autorités sanitaires nationales, l’Organisation mondiale de la Santé et des partenaires de la société civile.

Depuis le début de l’année 2026, l’intensification du conflit au Moyen-Orient a ravivé une grave crise humanitaire régionale, dont les conséquences sont particulièrement sévères au Liban et en Irak et se répercutent sur les pays voisins. Les déplacements massifs de population – plus de 15 millions de personnes –, conjugués à l’endommagement des infrastructures sanitaires et aux difficultés d’accès, ont perturbé la détection des cas de VIH, de tuberculose et de paludisme, la continuité des traitements et les efforts de prévention.

Au Liban, la reprise des hostilités en 2026 a entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes, dont beaucoup vivent dans des abris provisoires surpeuplés où le risque de maladies transmissibles – en particulier la tuberculose – est élevé. Les dégâts subis par 15 hôpitaux, la fermeture de six hôpitaux et de 46 centres de soins de santé primaires ainsi qu’une crise économique persistante ont affaibli encore davantage un système de santé déjà fragile. Dans ces conditions, l’accès aux services de prise en charge de la tuberculose et du VIH a été gravement perturbé, en particulier pour les populations déplacées et à haut risque.

L’Irak est toujours aux prises avec une crise humanitaire prolongée, accueillant près de 1 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, 350 000 personnes réfugiées et 370 000 personnes migrantes venues de toute la région. Bien que ces pressions soient antérieures à la crise actuelle, l’escalade du conflit dans la région depuis le début de l’année 2026 a entraîné une intensification des mouvements de population, mis à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement et restreint l’accès aux soins de santé. Ces conditions augmentent le risque de transmission de la tuberculose, de retard dans le diagnostic et d’interruption du traitement, en particulier parmi les groupes à haut risque et difficiles à atteindre, notamment les personnes détenues.

Créé en 2014, le Fonds d’urgence du Fonds mondial permet le déblocage rapide et flexible d’un financement assurant la continuité des programmes et des services de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme en temps de crise.

Entre 2014 et décembre 2024, le Fonds mondial a engagé plus de 149 millions de dollars US par l’intermédiaire du Fonds d’urgence en faveur de pays affectés par des conflits, des catastrophes environnementales et d’autres crises.