Paludisme
Le défi
La lutte contre le paludisme a atteint un degré de précarité jamais vu ces dernières années. Des millions de vies sont en danger : rien qu’en 2024, on estimait à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès dans le monde, dont la grande majorité en Afrique subsaharienne. Les enfants de moins de 5 ans ont compté pour presque 75 % des décès dans les pays soutenus par le Fonds mondial, tandis que les femmes enceintes demeurent particulièrement vulnérables.
Plus que jamais, le Fonds mondial doit soutenir les pays dans leurs efforts pour revitaliser et soutenir la lutte contre le paludisme. Pour ce faire, il faut un meilleur accès, plus équitable, à tous les services de santé, une solution au problème du sous-financement chronique des programmes de lutte contre le paludisme, un investissement dans les nouvelles approches et l’innovation, et une meilleure utilisation des outils existants. Ne pas intensifier les investissements dans la lutte contre le paludisme équivaut à abandonner l’objectif d’éliminer la menace que représente la maladie pour la santé publique d’ici 2030.
Le paludisme dans les pays où le Fonds mondial investit
Financement
- Le Fonds mondial assure 57 % du financement international des programmes de lutte contre le paludisme.
- En date de juin 2026, nous avions investi 21,4 milliards de dollars US dans des programmes de lutte contre le paludisme.
Dépistage et traitement
- 367 millions de cas suspectés de paludisme ont été testés en 2025.
- 167 millions de cas de paludisme ont été traités en 2025.
Prévention
- 196 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées pour protéger les familles du paludisme en 2025.
- 25,8 millions de personnes ont été protégées par la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide à effet rémanent en 2025.
- 52,1 millions d’enfants ont reçu un traitement de chimioprévention du paludisme saisonnier en 2025.
- 19,9 millions de femmes enceintes ont reçu un traitement préventif du paludisme en 2025.
Notre riposte
En date de juin 2026, le Fonds mondial assurait 57 % du financement international des programmes de lutte contre le paludisme et avait investi plus de 21,4 milliards de dollars US dans des programmes de lutte contre la maladie.
Ces investissements ont un impact. Dans les pays où le Fonds mondial investit, les décès imputables au paludisme ont diminué de 27 % entre 2002 et 2023. Sans ces interventions, ce nombre aurait augmenté de 99 % au cours de la même période.
Tendances des décès imputables au paludisme
Tendances des cas de paludisme
Estimations de la charge de morbidité du paludisme et estimation « sans lutte contre le paludisme » : programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS (2025). « Portefeuille du Fonds mondial » fait référence aux pays où le Fonds mondial investit. Regroupements régionaux du Fonds mondial.
Le dépistage et le traitement
Il est essentiel de dépister et de traiter le paludisme en temps opportun pour prévenir les décès. Le Fonds mondial travaille avec des partenaires pour soutenir la prestation de services de santé de qualité, centrés sur la personne dans les établissements publics et privés et au niveau communautaire. Nos partenaires travaillent également avec les communautés qui vivent dans les zones d’endémie palustre pour les informer à propos du paludisme, de ses modes de transmission, de la manière de le prévenir et surtout, des mesures à prendre lorsque l’on soupçonne un cas de paludisme.
Dans les pays où le Fonds mondial investit, les plus de deux millions d’agents de santé communautaires jouent un rôle crucial dans la lutte pour mettre fin au paludisme, en particulier dans les villages ruraux difficiles d’accès. Les agents de santé communautaires mènent des campagnes de sensibilisation des communautés sur les méthodes de prévention vitales afin que les personnes à risque de contracter le paludisme puissent en profiter pleinement.
La prévention
La prévention demeure le fondement de la lutte contre le paludisme et le moyen le plus efficace d’abaisser rapidement le nombre de cas et de décès. Le Fonds mondial investit dans un large éventail d’outils, nouveaux et existants, de prévention du paludisme.
Ces outils comprennent notamment les moustiquaires imprégnées d'insecticide, la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide et la chimioprévention du paludisme saisonnier pour les enfants de moins de cinq ans. Ils sont habituellement déployés dans le cadre de campagnes à grande échelle.
Alors que l’efficacité des outils traditionnels de lutte antivectorielle est compromise par la résistance aux insecticides, le Fonds mondial collabore avec les pays pour prioriser le maintien de la couverture des moustiquaires imprégnées d’insecticide. Les moustiquaires à double principe actif, introduites pour pallier la résistance à un insecticide unique, ont été largement adoptées dans les pays soutenus par le partenariat du Fonds mondial. À la suite de la recommandation de l’OMS en 2023, ces moustiquaires ont compté pour 78 % des achats de moustiquaires dans le mécanisme d’achat groupé du Fonds mondial au cycle de subvention 7 (2023-2025).
Le Fonds mondial collabore avec des partenaires pour aider les pays à déployer le RTS,S et le R21, les deux premiers vaccins recommandés par l’OMS pour la prévention du paludisme chez les enfants. Le Fonds mondial, Gavi et Unitaid ont financé conjointement des projets pilotes d’introduction du vaccin antipaludique RTS,S au Ghana, au Kenya et au Malawi. L’impact des vaccins contre le paludisme est maximal lorsque ceux-ci sont déployés dans le cadre d’un éventail complet d’activités de prévention recommandées par l’OMS, comme la chimioprévention du paludisme saisonnier et les moustiquaires imprégnées d’insecticide.
Dans les pays les plus durement touchés du Sahel, le Fonds mondial soutient le déploiement de campagnes de chimioprévention du paludisme saisonnier, une intervention économique et ciblée pour les jeunes enfants qui prévient la maladie pendant les pics de transmission. En 2025, 52,1 millions d’enfants ont reçu ce traitement préventif de bout en bout.
Les succès de la lutte contre le paludisme résistant aux médicaments dans la région du Grand Mékong montrent que des efforts communs alliés à des financements appropriés fonctionnent. L’Initiative régionale contre la résistance à l’artémisinine – la plus importante subvention régionale du Fonds mondial – a été lancée en 2013 en réponse à l’émergence du paludisme résistant aux médicaments dans la région du Grand Mékong. Le Fonds mondial investit plus de 700 millions de dollars US dans cette initiative visant à accélérer l’élimination du paludisme en tant que rempart contre la résistance aux médicaments. Et l’approche fonctionne : entre 2012 et 2022, les cas de paludisme signalés au Cambodge, au Myanmar, en République démocratique populaire lao, en Thaïlande et au Viet Nam ont diminué de 92 % et les décès estimés imputables à tous les types de paludisme ont baissé de 88 %.
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