Header photo The Global Fund / Joubert Loots
Publié le : 10 septembre 2019

Les visages de la lutte

La lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme se présente sous de nombreux visages, sans qu’une tranche d’âge, un lieu ou un genre se dégage. Leur diversité nous montre que ces maladies ne frappent pas une catégorie de personnes en particulier. Nous pouvons tous nous reconnaître dans ces porte-drapeau – dans leurs difficultés, leurs espoirs et leur force. Rejoignez-les pour accélérer le mouvement cette année au travers de la sixième reconstitution des ressources du Fonds mondial.

Zolelwa

La Dr Zolelwa Sifumba, d’Afrique du Sud, raconte l’histoire de son combat pour venir à bout d’une tuberculose multirésistante. « La tuberculose est considérée comme une maladie sale qui ne peut infecter qu’un certain type de personnes. Mais la vérité c’est que tout le monde peut avoir la tuberculose et la seule chose qui nous rend vulnérables face à la tuberculose c’est le fait de respirer. C’est donc le message que je fais passer : c’est parce que nous respirons tous que la tuberculose est notre problème à tous. »

Martha

Martha Clara Nakato avait 14 ans lorsqu'elle a appris qu’elle était née porteuse du VIH. D’abord prise de panique, elle s’est battue pour surmonter les fausses idées qui prévalaient dans sa communauté. Aujourd’hui, elle milite pour les jeunes personnes vivant avec le VIH. « Je crois que mon histoire peut briser le rejet social et la discrimination dans les communautés et je crois aussi que mon histoire peut donner la force aux autres personnes vivant avec le VIH de ne rien lâcher. »

Olga

Olga Aniskevich, du Bélarus, a été prise de court par un diagnostic de tuberculose multirésistante. Mais la maladie l’a aidée à se rendre compte de ce qui était le plus important dans sa vie. « Je suis heureuse lorsque je crée de la beauté et que je l’offre aux autres. Ayant moi-même réussi à vaincre la maladie, j’ai le sentiment d’avoir une mission : celle d’aider ne fût-ce qu’une seule autre personne. Je dois créer quelque chose pour les autres, les aider à trouver des solutions de traitement de la tuberculose dans des situations difficiles. »

Elhadj

Elhadj Diop a décidé de militer contre le paludisme au Sénégal il y a presque 20 ans, après la mort bouleversante de sa fille Ami. « Le décès d’Ami, c’était une situation très difficile. Parce qu’on ne connaissait pas cette maladie à cette époque-là. Mais c’est à ce moment que je me suis dit, “J’ai une mission.” Celle d’aller vers les populations, de les informer de cette maladie, de leur demander de changer de comportement. Ce n’est pas Elhadj Diop seulement qui peut lutter. C’est tout le monde, tout le village, toute la communauté. »

Davi

Sepi Maulana Ardiansyah, que ses amis et followers appellent Davi, a subi une agression sexuelle lorsqu’il était étudiant, a été contraint de se prostituer et a été infecté par le VIH. Cette douloureuse expérience a bouleversé le cours de sa vie, mais une fois diagnostiqué, Davi en a repris le contrôle. Il a entamé un traitement, abandonné le travail sexuel et s’est mis à militer en faveur des droits des jeunes issues des populations clés. Il est également influenceur sur les réseaux sociaux qu’il utilise pour contrer le rejet social et la discrimination. « Mes followers m’écoutent. Ils me soutiennent fermement et me voient même comme un modèle pour le traitement. Je veux qu’ils apprennent quelque chose de mon expérience. »

Reconstitution de nos ressources