Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026

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La lutte contre le paludisme a atteint un tournant décisif. Après des années d’avancées, l’élan faiblit – et des millions de personnes sont aujourd’hui menacées, en particulier les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. 

Les gains durement acquis sont en péril face à la convergence de multiples défis. La résistance aux médicaments et aux insecticides fragilise les outils sur lesquels nous comptons. Parallèlement, la croissance démographique, les phénomènes météorologiques extrêmes, les conflits, les contraintes qui pèsent sur le secteur humanitaire et la chute des investissements exposent de plus en plus de communautés à la maladie. 

Mais la voie à suivre est claire. Avec des actions décisives et des investissements pertinents, nous pouvons éliminer cette maladie. 

Nous avons les outils pour mettre fin au paludisme – et d’autres arrivent. En maintenant les financements et en augmentant les investissements dans des interventions et des innovations éprouvées, nous pouvons relancer la lutte contre le paludisme. Mais ces outils doivent atteindre les personnes les plus à risque. 

Avec ses partenaires, le Fonds mondial soutient des solutions dirigées par les pays et contribue à rendre ces outils vitaux plus abordables et disponibles à grande échelle, tout en priorisant les personnes qui en ont le plus besoin. 

Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible. Agissons maintenant. 

Là où les balles sifflent, le paludisme tue

Dans un camp au Darfour, un nourrisson a de la fièvre. Bien trop souvent, celle-ci est imputable au paludisme, une maladie qui prospère dans le chaos du conflit. Si la famille peut accéder rapidement au diagnostic et au traitement, l’enfant risque peu de développer une forme grave de la maladie, et moins encore de mourir. Mais le temps est compté. Les taux de survie s’effondrent si le parasite n’est pas détecté et traité dans un délai de deux ou trois jours. Quand un conflit sévit et que les structures de soins de santé sont détruites, les chaînes d’approvisionnement en fournitures médicales sont ébranlées et les agentes et les agents de santé sont submergés par le très grand nombre de cas à gérer, trop d’enfants meurent faute de pouvoir accéder rapidement aux soins.

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Le Kenya fait face à un risque de résurgence du paludisme. Des élèves se mobilisent pour l’enrayer

Juste avant l’aube, les élèves se pressent aux portes rose vif de l’établissement d’enseignement général Sainte Anne d’Ahero dans le comté de Kisumu, dans l’ouest du Kenya. C’est le début d’une journée d’école – et les moustiques ont faim. Ils descendent par nuées de la dense canopée formée par les arbres qui s’élèvent au-dessus de la cour de l’école. Dans l’obscurité qui précède l’aube, les moustiques sont encore plus nombreux à proximité des portes des classes, et attendent une occasion de piquer.

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Une décennie de progrès : enrayer le paludisme pharmacorésistant en Asie du Sud-Est

Puissant antipaludéen, l’artémisinine est un ingrédient essentiel des médicaments utilisés pour soigner rapidement le paludisme et sauver des millions de vies. Cependant, en Asie du Sud-Est, dans la région du Mékong, et plus précisément au Cambodge, en République démocratique populaire lao, au Myanmar, en Thaïlande et au Viet Nam, les parasites porteurs du paludisme ont évolué et résistent désormais à ce médicament vital.

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