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Les partenaires présentent le rapport de l’Initiative pour un accès équitable

12 décembre 2016

GENÈVE - Un groupe d'organisations de premier plan a présenté aujourd'hui le rapport de l'Initiative pour un accès équitable , un nouveau cadre politique ayant vocation à mieux informer les décisions en matière de santé et de développement. Les nouvelles orientations tiennent compte des besoins et des capacités des pays dans un environnement en pleine mutation et influencé par la croissance économique, les inégalités grandissantes et les changements enregistrés sur le plan de la charge de morbidité.

Les partenaires de cette initiative réunissent l'Organisation mondiale de la Santé, la Banque mondiale, GAVI (l'Alliance du vaccin), l'ONUSIDA, l'UNICEF, le PNUD, le FNUAP, UNITAID et le Fonds mondial, auxquels s'ajoute le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates et du Wellcome Trust.

Le rapport, annoncé aujourd'hui dans le cadre d'un événement marquant les progrès sur la voie de la couverture sanitaire universelle d'ici 2030, est le résultat d'un vaste processus de consultation qui a rassemblé des gouvernements, des partenaires techniques, la société civile et le secteur privé. Il repose sur des modèles proposés par quatre groupes universitaires de renom, à savoir l'Université d'Oxford, l'Institut norvégien de santé publique, l'Université de Sheffield-Imperial College et l'Institute of Health Metrics.

« Le lien entre la santé et le développement a considérablement changé et est devenu plus complexe au cours des décennies écoulées », a commenté Pascal Lamy, ancien Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce et coprésident de la réunion d'ouverture de l'Initiative pour un accès équitable de février 2015.

« Les objectifs de développement durable requièrent que tous les partenaires adaptent leur façon de penser et leurs investissements au nouveau paysage, et conçoivent des cadres représentant mieux les besoins des pays. Il sera crucial de surmonter ces difficultés pour lutter plus efficacement contre les maladies infectieuses », selon M. Lamy.

Depuis des décennies, les institutions internationales de développement et de financement utilisent le revenu national brut comme étalon économique pour évaluer l'admissibilité, l'allocation des ressources et les politiques de cofinancement des pays en matière d'aide au développement.

Or, tous les partenaires sont d'accord sur le fait que les politiques fondées sur le revenu omettent des dimensions vitales de la santé et du développement social, telles que la pauvreté, les inégalités et les besoins des populations clés et vulnérables, d'autant plus que la majeure partie de la charge de morbidité est désormais concentrée dans des pays à revenu intermédiaire, où l'on trouve du reste aussi le plus grand nombre de personnes démunies.

Le rapport fournit une vision globale de l'évolution du paysage de la santé et du développement et offre un cadre plus exhaustif et nuancé que la classification traditionnelle des pays en fonction de leur revenu. Il identifie les principaux domaines qui s'avèreront critiques pour l'amélioration des résultats en matière de santé, comme le financement national et les besoins sanitaires des populations clés et vulnérables.

Le rapport arrive à la conclusion qu'on ne peut se contenter d'une variable unique pour étayer des politiques complexes de financement de la santé qui détaillent les critères d'admissibilité des bénéficiaires et la hiérarchisation des investissements. On peut également y lire que le revenu national brut par habitant, en tant qu'indicateur, n'est pas conçu pour mesurer ou capturer les besoins en matière de santé ou la capacité des pouvoirs publics à investir dans la santé. Les politiques de financement de la santé doivent être guidées par un cadre plus complet, fondé sur l'analyse des besoins des pays, de leurs capacités et leurs politiques nationales.

Le rapport souligne par ailleurs le fait que les bailleurs de fonds externes doivent mettre au point des politiques favorisant l'amélioration des résultats en matière de santé et axées sur l'augmentation du financement national de la santé, essentielles à la réalisation de tous les objectifs de développement durable.

Le rapport de l'Initiative pour un accès équitable reconnaît également la responsabilité des bailleurs de fonds externes, des pays et des partenaires, qui doivent travailler main dans la main à la préparation de transitions progressives et sans heurt permettant aux pays de s'affranchir des financements externes et de préserver non seulement les avancées passées en matière de santé, mais également d'accélérer les progrès réalisés.

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