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Le Fonds mondial s’associe à la Conférence 2018 sur le sida pour lever les obstacles et bâtir des ponts

25 juillet 2018

AMSTERDAM – À la Conférence internationale sur le sida, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est associé aux efforts déployés pour accélérer la fin de l’épidémie de VIH en établissant des liens entre des partenaires de la société civile, des experts scientifiques et des décideurs politiques issus du monde entier autour du thème de la conférence, lever les obstacles et bâtir des ponts.

Il existe un consensus pour dire que les efforts mis en œuvre dans la santé à l’échelle mondiale ne suffiront pas à en finir avec l’épidémie d’ici 2030, de sorte que les partenaires lancent un appel en faveur d’un leadership politique ambitieux visant à mobiliser davantage de fonds, à surmonter les obstacles liés aux droits humains et les inégalités de genre et à construire des systèmes de santé plus solides.

Le Fonds mondial a participé au lancement de la Coalition MenStar, dont l’objectif est d’offrir aux hommes des solutions innovantes pour rompre le cercle de la transmission du VIH. Ce sont Sir Elton John, Ndaba Mandela et le Prince Harry, duc du Sussex, qui ont annoncé le lancement de la coalition mardi sur la scène de la conférence.

Cette coalition a vocation à étendre le diagnostic et le traitement de l’infection à VIH chez les hommes, en particulier en Afrique subsaharienne, en s’appuyant sur une enveloppe de plus de 1,2 milliard de dollars US mis à disposition par les partenaires fondateurs : la Elton John AIDS Foundation, le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR), le Fonds mondial, Unitaid, la Children’s Investment Fund Foundation (CIFF), Johnson & Johnson (J&J), et Gilead Sciences.

Il ressort de données récentes émanant de nombreux pays fortement touchés que les hommes, notamment ceux qui ont entre 24 et 35 ans, n’ont qu’un accès restreint au dépistage et au traitement du VIH, ce qui met en péril leur propre santé tout en permettant la propagation du virus parmi les adolescentes et les jeunes femmes.

Lors de nombreuses sessions de la conférence, les partenaires ont évoqué le besoin d’accroître les financements, l’importance d’un recentrage sur les efforts menés autour du VIH et l’intérêt qu’il y a à agir en faveur de l’instauration d’une couverture sanitaire universelle.

« La dichotomie entre le financement destiné à en finir avec l’épidémie de VIH et celui visant à mettre en place la couverture sanitaire universelle n’est qu’apparente », explique Peter Sands, le Directeur exécutif du Fonds mondial. « On peut faire les deux – et c’est même ce qu’il convient de faire. La situation est très simple : nous ne parviendrons pas à en finir avec l’épidémie de VIH sans enraciner clairement la riposte au virus dans un système universel de soins de santé solide. Inversement, nous n’assurerons pas la couverture sanitaire universelle sans nous attaquer au VIH. »

Sands a également insisté sur le fait qu’il était important de concentrer les efforts sur les populations-clés, faisant ainsi écho à un nouveau rapport de l’ONUSIDA intitulé « Un long chemin reste à parcourir : combler les écarts, rompre les barrières, réparer les injustices », selon lequel 47 pour cent des nouvelles infections à VIH dans le monde concernent les populations-clés.

« Négliger les populations-clés n’a pas plus de sens d’un point de vue économique qu’épidémiologique », ajoute M. Sands. « Nous devons absolument travailler en partenariat. »

Pour plus de renseignements :

Ibon Villelabeitia
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