VIH et SIDA

Le partenariat du Fonds mondial a réussi ce que l’on croyait jadis impossible. Dans les pays où l’organisation investit, les décès dus au sida ont diminué de 68 % depuis le pic de l’épidémie, en 2004. Sur 37,7 millions de personnes vivant avec le VIH, 27,5 millions suivent un traitement antirétroviral aujourd’hui, dont 21,9 millions dans les pays soutenus par le Fonds mondial. Cependant, la pandémie de COVID-19 menace d’inverser cette avancée extraordinaire.

La riposte

Le VIH est le virus de l’immunodéficience humaine, qui s’attaque au système immunitaire et affaiblit les systèmes de défense des personnes. Le sida est le syndrome d’immunodéficience acquise, le stade le plus avancé de l’infection à VIH.

Aujourd’hui, si elle peut bénéficier d’un traitement, une personne séropositive au VIH peut avoir la même espérance de vie qu’une personne séronégative. Ce traitement essentiel repose sur le recours aux antirétroviraux. Bien que les antirétroviraux ne permettent pas de guérir le VIH, les personnes vivant avec le virus qui prennent efficacement les antirétroviraux et dont la charge virale est indétectable ne transmettront pas le VIH par voie sexuelle.

Le COVID-19 et le VIH

Le partenariat du Fonds mondial a réagi rapidement pour pouvoir continuer d’offrir les services essentiels liés au VIH et protéger les agents de santé contre le COVID-19. Des données datant de 2020 indiquent que les programmes de traitement du VIH se sont avérés résilients et que le nombre de personnes sous traitement antirétroviral a augmenté de 9 %, passant de 20,1 millions en 2019 à 21,9 millions en 2020. Toutefois, pour la première fois dans l’histoire du Fonds mondial, l’offre de services essentiels de prévention et de dépistage a chuté par rapport à l’année précédente.

La pandémie de COVID-19 n’est pas derrière nous, et on ignore encore si les graves perturbations des traitements et de l’accès aux services de prévention continueront de ralentir nos efforts. Avec nos partenaires, nous luttons sans relâche contre les deux maladies. Afin de prévenir tout impact dévastateur à long terme sur le combat contre le VIH, nous devons intensifier sur-le-champ nos efforts d’adaptation et d’atténuation pour rattraper le retard que nous avons pris.

En savoir plus

« En finir avec le VIH, ce n’est pas simplement empêcher des infections, mais bien libérer un potentiel. »
Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial

Prévention de la transmission de la mère à l’enfant

Une stratégie cruciale dans la lutte contre le VIH consiste à prévenir la transmission de la mère au nouveau-né. Dans les pays où le Fonds mondial a investi en 2019, près de 82 % des mères séropositives ont reçu un traitement pour empêcher le virus d’infecter leurs bébés.

Goodness Mbatha et sa fille, Nqabile, sont des preuves vivantes du traitement. Lorsque Goodness est tombée enceinte à l’âge de 23 ans, elle savait qu’elle vivait avec le VIH. Elle a entamé un traitement pour éviter de transmettre le VIH à Nqabile. Aujourd’hui, elles vivent toutes les deux une vie active, en bonne santé. L'histoire de Goodness et Nqabile

Adolescentes et jeunes femmes

En Afrique subsaharienne, il y a deux fois plus d’infections à VIH chez les filles et les jeunes femmes de 15 à 24 ans que chez les garçons et les hommes du même âge. Dans les pays les plus fortement touchés, il y en a six fois plus.

Alors que la population des jeunes devrait doubler au cours de la prochaine décennie en Afrique subsaharienne, il est essentiel de s’attaquer à l’incidence alarmante du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes pour prévenir une augmentation catastrophique du nombre de cas de la maladie. Aujourd’hui, avec le COVID-19, les enjeux sont encore plus grands. Des filles séropositives comme Grace Ngulube, au Malawi, appellent à l’action. L'histoire de Grace

Populations-clés pour le VIH

« Populations-clés » est un terme général désignant des groupes spécifiques de personnes qui sont plus vulnérables au VIH, à la tuberculose ou au paludisme. Le mot « clé » dans populations-clés reflète le fait qu’il est essentiel d’atteindre ces groupes par la prévention, le dépistage, le traitement et les soins et de les aider à surmonter les obstacles aux services pour mettre fin aux épidémies.

Les populations-clés pour le VIH comprennent les personnes homosexuelles, les personnes bisexuelles et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables, les travailleurs/ses du sexe, les personnes transgenres et les personnes incarcérées. Les personnes appartenant à ces groupes sont socialement marginalisées, souvent criminalisées et confrontées à diverses atteintes aux droits humains qui les rendent plus vulnérables au VIH. Les personnes vivant avec le VIH sont également considérées comme une population-clé. En savoir plus

Faire face aux tabous

Le VIH met la société au défi de faire face à des sujets intimes, souvent tabous, d’une manière ouverte et honnête. Grâce à des militants audacieux et engagés, des organisateurs communautaires et des professionnels de la santé, les murs s’effondrent peu à peu.

Pour inclure toutes les personnes qui ont des besoins en matière de prévention, de prise en charge et de traitement, le Fonds mondial et ses partenaires adoptent une démarche de soins différenciée, qui rend les services plus accessibles et adaptés aux populations à risque et aux personnes vivant avec le VIH.

À propos de la circoncision

La circoncision masculine réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de la femme à l’homme d’environ 60 %. Cependant, ce n’est pas une pratique courante dans de nombreuses communautés durement touchées par le VIH. Le Fonds mondial soutient des programmes qui encouragent cette stratégie de prévention sous-utilisée mais efficace. Lutgard Oketch, un mobilisateur pour la circoncision au Kenya, représente le mouvement en essor « au-delà de l’incision ». L'histoire de Lutgard

Inclure les travailleurs et travailleuses du sexe

Les travailleurs et travailleuses du sexe vivent souvent dans l’ombre, en marge de la société. Ils peuvent faire face au harcèlement, à des poursuites judiciaires et à la violence. Ils peuvent être incapables de négocier l’utilisation de préservatifs pour prévenir le VIH. Dans de tels cas, les personnes qui ont le plus besoin de prévention, de conseils, de dépistage et de traitement sont souvent les moins susceptibles de recevoir ces services. Les partenaires du Fonds mondial offrent des programmes novateurs de prestation de services accessibles et sans discrimination.

Investir en faveur de l’égalité de genre

La marginalisation sociale et économique des femmes les rend plus vulnérables au VIH. Les partenaires du Fonds mondial reconnaissent que, dans de telles circonstances, il ne suffit pas d’aborder le VIH sous un angle biomédical. Nous devons nous attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité. C’est pourquoi notre modèle de financement donne aussi la priorité aux investissements qui font avancer l’égalité de genre. En savoir plus

Déscolarisée et exposée au risque du VIH et des violences pendant le confinement

L’histoire de Melissa montre les risques accrus suscités par le COVID-19 dans la lutte contre le VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes.

Consulter le Rapport 2021 sur les résultats

En savoir plus

Publié 08 septembre 2021