Femmes et jeunes filles

© UNICEF/ Jimmy Adriko

Les femmes et les jeunes filles continuent d’être touchées de manière disproportionnée par le VIH, la tuberculose et le paludisme. Les inégalités de genre, la discrimination, la violence, un accès restreint à l’éducation et un manque de services adaptés entravent l’accès des femmes et des filles aux soins de santé et provoquent de nouvelles infections.

Luttons ensemble pour les femmes et les filles

En dépit d’avancées importantes face au VIH dans le monde, les adolescentes et les jeunes femmes continuent d’être exposées de manière disproportionnée au risque de nouvelles infections à VIH. Chaque jour, 850 filles et jeunes femmes contractent le VIH dans le monde. En Afrique subsaharienne, plus de 25 % des infections touchent ce groupe, alors qu’il ne représente que 10 % de la population. Le risque de contracter le VIH est plus de deux fois supérieur chez les adolescentes comparativement aux adolescents.

La pandémie de COVID-19 et les mesures de confinement subséquentes, notamment les fermetures d’écoles, ont aggravé ce risque. On estime que plus de cinq millions de filles dans le monde pourraient ne pas retourner à l’école après les fermetures dues au COVID-19. Les études indiquent également que les fermetures d’écoles pendant les crises peuvent entraîner une hausse des grossesses, pouvant aller jusqu’à 65 %, chez les adolescentes. Luttons ensemble pour les femmes et les filles pendant cette pandémie mondiale.

© UNICEF
The Global Fund / Machira Mwangi

La tragédie cachée du COVID-19

Grace Ngulube, âgée de 24 ans, nous fait partager le quotidien d’adolescentes et de jeunes femmes touchées par la pandémie de COVID-19, et parle des fermetures d’écoles subséquentes, au Malawi. « Les restrictions de déplacements et les fermetures d’écoles ont peut-être été efficaces pour arrêter la propagation du COVID-19, mais elles ont largement contribué à alimenter une pandémie de violences contre les adolescentes et les jeunes femmes dans l’intimité des foyers, menaçant d’inverser des décennies de progrès face aux inégalités de genre et au VIH. Le témoignage de Grace

Déscolarisée et exposée au risque

Comme des dizaines de millions de jeunes dans le monde, Melissa, une Zimbabwéenne de 17 ans, a vu son existence bouleversée quand le COVID-19 et les mesures de confinement ont frappé sa ville, Umguza, et contraint son école à fermer pendant six mois.

Sans connexion internet dans la maison familiale, elle a eu du mal à poursuivre ses études. Quand la cordonnerie de son père a subitement fermé ses portes, elle a dû se mettre en danger pour aider sa famille à survivre. Le témoignage de Melissa

The Global Fund / Gary de Jong
The Global Fund / John Rae

Le pouvoir de l’école

Si nous investissons dans l’éducation des filles, les avantages en matière de santé suivront. Une jeune femme mieux éduquée court moins de risques de contracter le VIH et elle est davantage susceptible d’avoir le contrôle sur son corps et d’être en mesure de faire ses propres choix pour déterminer si elle se mariera ou aura des enfants. De plus, cela ne change pas les choses uniquement pour elle, mais aussi pour les générations à venir. Ses enfants ont plus de chances de passer le cap de la petite enfance, d’être vaccinés et d’aller eux-mêmes à l’école.

Les femmes et la prise de décisions

Le Fonds mondial soutient résolument les efforts visant à éliminer les inégalités de genre, ce qui débute par une analyse du rôle joué par le genre dans les épidémies et selon le contexte national. Cette analyse est obligatoire dans la demande de financement. Nous constatons des améliorations importantes dans la manière qu’ont les pays d’éliminer les obstacles liés au genre qui entravent l’accès aux soins de santé.

Les femmes sont plus nombreuses à participer à la conception et à la mise en œuvre des programmes. Ainsi, au niveau des pays, plus de 40 pour cent des décideurs siégeant dans des comités liés aux subventions sont des femmes. Les instances de coordination nationale ont désormais des directives pour renforcer leurs compétences en matière de genre et œuvrer à une représentation égale des hommes et des femmes dans les prises de décisions liées au Fonds mondial.

The Global Fund / John Rae

Comprendre les risques

Si la tuberculose frappe généralement plus d’hommes que de femmes, elle fait toujours partie des cinq premières causes de décès chez les femmes âgées de 15 à 44 ans dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Le paludisme, pour sa part, touche particulièrement les femmes enceintes. Potentiellement fatal pour la femme, il peut également provoquer des fausses couches, une insuffisance pondérale des nouveau-nés ou des naissances prématurées.

Bien qu’urgentes et nécessaires, les interventions biomédicales telles que l’accès au traitement et aux moustiquaires ne sont pas suffisantes pour réduire la vulnérabilité des femmes face au VIH, à la tuberculose et au paludisme. Seules des transformations d’ordre structurel – sociales, politiques et culturelles – pourront en finir avec la propagation des trois maladies.

L'histoire de Saybatou

Le paludisme est le plus grand tueur d'enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne. Pendant la saison des pluies - de juillet à octobre - Saybatou Moussa et d'autres agents de santé communautaires font du porte-à-porte pour donner des médicaments antipaludiques préventifs aux jeunes enfants dans la ville de Maradi, au Niger. L'histoire vidéo de Saybatou

The Global Fund / David O’Dwyer
The Global Fund / Vincent Becker

Une vie sur pause

Anastasia est une adolescente comme les autres, à une exception près. Elle est atteinte de tuberculose multirésistante. Elle continue de discuter avec ses amis sur les réseaux sociaux, de câliner son chat et d’aller se balader dans son quartier. Mais de bien des façons, sa vie est sur pause. Elle ne peut ni aller à l’école, ni au travail tant qu’elle prend son traitement. L'histoire de Anastasia

Investir au profit des femmes et des jeunes filles

Lever les obstacles liés au genre et aux droits humains fait partie intégrante de la stratégie du Fonds mondial. Nous n’avons cessé d’accroître nos investissements dans les programmes élaborés pour répondre aux besoins spécifiques des femmes et des jeunes filles.

Dans 13 pays d’Afrique subsaharienne, nous avons plus que quintuplé nos investissements pour réduire l’incidence du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes. Un programme novateur de fonds de contrepartie lancé en 2017 a utilisé 55 millions de dollars US pour aider les pays à investir 140 millions de dollars US supplémentaires au profit de programmes visant à lever les obstacles structurels, promouvoir le changement de comportement et améliorer l’accès des adolescentes et des jeunes femmes aux interventions biomédicales.

Nos investissements soutiennent l’accès aux services de santé pour les femmes et les jeunes filles. En Afghanistan, le Fonds mondial investit dans le personnel infirmier communautaire féminin, offrant son soutien pour qu’elles puissent fournir des services de prévention et de soins de la tuberculose aux femmes des communautés isolées qui, sans cela, ne peuvent pas se rendre dans les établissements de santé sans être accompagnées d’un homme de leur famille. Au Lesotho, le Fonds mondial a investi dans l’élaboration de directives nationales sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, ainsi que dans l’intégration de la santé sexuelle et reproductive aux services liés au VIH, afin que les femmes puissent accéder à ces deux types de services en un même lieu. Nos investissements visant à offrir une éducation sexuelle complète ont augmenté de manière significative, s’élevant à plus de 35 millions de dollars US dans près de 40 pays.

The Global Fund / Andrew Esiebo
Dans les pays où le Fonds mondial investit
Dans les pays où le Fonds mondial investit
The Global Fund / Nichole Sobecki