Femmes et jeunes filles

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The Global Fund / John Rae

Les femmes et les jeunes filles continuent d’être touchées de manière disproportionnée par le VIH, la tuberculose et le paludisme. Les inégalités de genre, la discrimination, la violence, un accès restreint à l’éducation et l’absence de services adaptés entravent l’accès des femmes et des filles aux soins de santé et alimentent de nouvelles infections.

Les formidables avancées réalisées dans la lutte contre le VIH à l’échelle mondiale n’empêchent pas que les adolescentes et les jeunes femmes continuent de courir un risque disproportionné de contracter le virus. C’est ainsi qu’à l’échelle mondiale, le VIH infecte près 1 000 jeunes femmes et filles chaque jour.

Si la tuberculose frappe généralement plus d’hommes que de femmes, elle fait toujours partie des cinq premières causes de décès chez les femmes âgées de 15 à 44 ans dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Le paludisme, pour sa part, touche particulièrement les femmes enceintes. Potentiellement fatal pour la femme, il peut également provoquer des fausses couches, une insuffisance pondérale des nouveau-nés ou des naissances prématurées.

Bien qu’urgentes et nécessaires, les interventions biomédicales telles que l’accès au traitement et aux moustiquaires ne sont pas suffisantes pour réduire la vulnérabilité des femmes face au VIH, à la tuberculose et au paludisme. Seules des transformations d’ordre structurel – sociales, politiques et culturelles – pourront en finir avec la propagation des trois maladies.

The Global Fund / Karin Schermbrucker

Garder les jeunes filles à l’école pour mettre un terme au VIH

Si nous investissons dans la scolarité des jeunes femmes, cela aura des avantages en termes de santé. Une jeune femme mieux éduquée court moins de risques de contracter le VIH et elle est davantage susceptible d’avoir le contrôle sur son corps et d’être en mesure de faire ses propres choix pour déterminer si elle se mariera ou aura des enfants. De plus, cela ne change pas les choses uniquement pour elle, mais aussi pour les générations à venir. Ses enfants ont plus de chances de passer le cap de la petite enfance, d’être vaccinés et d’aller eux-mêmes à l’école.

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Debout face aux obstacles

À 19 ans, Kgantsho Makegata dirige des réunions hebdomadaires dans un club RISE pour jeunes femmes, en Afrique du Sud. Ces clubs offrent aux jeunes femmes un espace sûr pour partager entre elles des expériences sur la santé sexuelle, la violence de genre et le VIH. Il s’agit d’un des nombreux programmes qui ciblent les besoins des adolescentes et des jeunes femmes en Afrique du Sud, pays qui a lancé une campagne nationale en 2015 avec l’appui du Fonds mondial pour lutter contre la forte prévalence du VIH au sein de ce groupe à haut risque.

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The Global Fund / Alexia Webster
The Global Fund / Vincent Becker

Une vie sur pause

Anastasia est une adolescente comme les autres, à une exception près. Elle est atteinte de tuberculose multirésistante. Elle continue de discuter avec ses amis sur les réseaux sociaux, de câliner son chat et d’aller se balader dans son quartier. Mais de bien des façons, sa vie est sur pause. Elle ne peut ni aller à l’école, ni au travail tant qu’elle prend son traitement.

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Les jeunes femmes à l’épicentre du VIH

La communauté internationale a réduit de moitié le nombre de décès liés au sida depuis le pic de 2005. Pourtant, dans bien des pays, les taux d’infection à VIH restent extrêmement élevés parmi les populations-clés et chez les adolescentes et les jeunes femmes. À l’échelle mondiale, près 1000 filles et jeunes femmes contractent le VIH chaque jour.

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Justice Mukheli represented by Red Hot Ops

Investissements au profit des femmes et des filles

Nous n’avons cessé d’accroître nos investissements dans les programmes destinés aux femmes et aux filles. Sur les 200 millions de dollars US de financements à effet catalyseur alloués aux VIH, 105 millions l’ont été à la prévention, y compris les fonds de contrepartie visant à tirer profit d’investissements encore plus importants dans les programmes destinés aux populations-clés et aux adolescentes et jeunes femmes. Nous étendons aussi nos investissements pour soutenir la lutte contre le paludisme et consolider l’accès aux soins prénatals. En 2017, 696 000 mères ont bénéficié de médicaments pour prévenir la transmission du VIH à leurs bébés dans les pays soutenus par le Fonds mondial.

Le Fonds mondial a plus que quintuplé ses investissements pour réduire l’incidence du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes dans 13 pays prioritaire d’Afrique. Un programme novateur de fonds de contrepartie lancé en 2017 y a utilisé 55 millions de dollars US pour mobiliser 140 millions de dollars supplémentaires en faveur de programmes de réduction des nouvelles infections à VIH, de la violence et des grossesses non désirées ciblant un million d’adolescentes et de jeunes femmes. Notre approche de partenariat aide les autorités nationales et les communautés à travailler avec les organisations de défense des droits des femmes, les écoles, les donateurs, les entreprises du secteur privé et les partenaires techniques.

Les interventions de soutien à l’accès aux services de santé pour les femmes et les filles varient d’un pays à l’autre. En Afghanistan, par exemple, le Fonds mondial investit dans le personnel infirmier communautaire féminin, offrant son soutien pour qu’elles puissent fournir des services de prévention et de soins de la tuberculose aux femmes des communautés isolées qui, sans cela, ne peuvent pas se rendre dans les établissements de santé sans être accompagnées d’un homme de leur famille. Au Lesotho, le Fonds mondial a investi dans l’élaboration de directives nationales sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, ainsi que dans l’intégration de la santé sexuelle et reproductive aux services liés au VIH, afin que les femmes puissent accéder à ces deux types de services en un même lieu.

D’autres investissements portent sur l’éducation, qui peut être un outil puissant pour prévenir le VIH chez les adolescentes. Une étude menée au Botswana a révélé que le risque d’infection au VIH reculait de 8 pour cent une dizaine d’années plus tard pour chaque année de scolarité supplémentaire qu’effectuaient les élèves du secondaire.

Notre modèle de financement soutient des programmes conçus pour mettre des services de santé complets à la portée des femmes et des filles. Nous encourageons particulièrement les pays à mettre en lien les services de lutte contre le VIH avec ceux de santé reproductive, les soins néonataux et pédiatriques et les services de santé destinés aux adolescents.

The Global Fund / Karin Schermbrucker
The Global Fund / John Rae

Les femmes et la prise de décisions

Le Fonds mondial soutient résolument les efforts visant à éliminer les inégalités de genre, ce qui débute par une analyse du rôle joué par le genre dans les épidémies et selon le contexte national. Cette analyse est obligatoire dans la demande de financement. Nous constatons des améliorations importantes dans la manière qu’ont les pays d’éliminer les obstacles liés au genre qui entravent l’accès aux soins de santé.

Les femmes sont plus nombreuses à participer à la conception et à la mise en œuvre des programmes. Ainsi, au niveau des pays, plus de 40 pour cent des décideurs siégeant dans des comités liés aux subventions sont des femmes. Les instances de coordination nationale ont désormais des directives pour renforcer leurs compétences en matière de genre et œuvrer à une représentation égale des hommes et des femmes dans les prises de décisions liées au Fonds mondial.

The Global Fund / David O’Dwyer

La mission de vie de Saybatou

Le paludisme est la première cause de décès des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. Pendant la saison des pluies, de juillet à octobre, Saybatou Moussa et d’autres agents de santé communautaires font du porte-à-porte afin de distribuer des antipaludéens à titre préventif aux jeunes enfants de la ville de Maradi, au Niger.

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Sauver des vies, transformer les rôles liés au genre en Éthiopie

Comme pour les 38 000 agents de vulgarisation sanitaire répartis dans tout le pays, le travail de Tibre consiste à parcourir les sentiers de son secteur, à frapper aux portes et à s’arrêter auprès des gens qui travaillent dans les champs dans un seul but : empêcher l’apparition et la propagation des maladies. Tibre et ses collègues permettent aux foyers des communautés rurales mal desservies et trop éloignées des dispensaires en dur, d’avoir accès à des soins.

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The Global Fund / Petterik Wiggers
The Global Fund / Sam Wolson

Au-delà de l’incision

Dans les régions du Kenya qui entourent le lac Victoria, le paludisme fait courir des risques importants aux mères et aux enfants de moins de cinq ans. Pour que la population n’ait pas à subir les conséquences de la maladie, les agents de santé bénévoles comme Beatrice Miguoke apprennent aux membres de la communauté comment utiliser une moustiquaire, comment éliminer les foyers de reproduction des moustiques et comment se faire soigner au plus vite lorsque la maladie apparaît.

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Focus On Ending HIV Among Adolescent Girls and Young Women

En Afrique subsaharienne, les adolescentes et les jeunes femmes sont deux fois plus exposées à l’infection à VIH que les garçons du même âge, et cela monte jusqu’à six fois plus dans les pays les plus durement touchés.

En apprendre davantage sur le défi, la solution et le Fonds mondial dans notre rapport :

Gros plan sur la fin du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes
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Pour en savoir plus sur la campagne HER : Riposte à l’épidémie de VIH.

Campagne HER

Publié 04 juin 2019